Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.
Bilan provisoire : arguments contre l'Etat
L'Etat serait un poison, une drogue, (opium du peuple) dont la société ne peut plus se passer. Il incarne en fait l'élite de la société et non la société tout entière. L'Etat a le monopole de la violence et cela au nom du principe divin, supérieur, qui le constitue. C'est la théorie. En pratique, l'Etat, pour asseoire son autorité, met en place plusieurs choses. Il proclame, toujours au nom du peuple, une Constitution, qui n'est pas forcément démocratique, soyons claire, mais qui a titre de loi et se place au-dessus des individus.
Ensuite, sous différents noms (République, Monarchie, Dictature, etc.), il va mettre en place des institutions, se doter d'une monnaie, d'un hymne et d'un drapeau, et autres symboles, d'une armée et d'une police, d'une bureaucratie... Cela, c'est la forme de l'Etat, le contour en quelque sorte. En réalité nous dit Lénine, et c'est là qu'il y a débat, et même un débat acharné, l'Etat exploite les individus à des fins économique, c'est-à-dire pour gagner encore plus d'argent et permettre la survie d'une classe riche, bourgeoise...
La démocratie se définit, de façon schématique, par le respect des lois fondamentales et par la séparation des pouvoirs. Il n'y est pas question d'Etat. Comment concilier les deux ? L'Etat nation suppose qu'une ethnie, un peuple, domine seul l'Etat, c'est-à-dire ici un territoire avec ses frontières, des individus parlant la même langue, ayant la même religion, etc. Les Français sont un peuple, catholique pour la plupart, du moins culturellement, ils apprenant la même langue, connaissent la même histoire (apprise à l'école). Cela suppose un pouvoir centralisateur fort, un sentiment d'unité et de souveraineté nationale.