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Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.

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La liberté d'expression n'est pas une option !

À l'heure ou des Syriens, mais aussi des Tibétains, et d'autres encore, meurent pour une plus grande liberté d'expression, les pays occidentaux s'enfoncent un peu plus dans les dérives extrémistes. Un ministre français a même osé parler de hiérarchie entre les « civilisations ». C'est un discours raciste ! Le « choc » des civilisations est heureusement une idée creuse, sans fondements, et une telle pensée est antidémocratique car Claude Guéant bafoue la Constitution de 1958 en mettant en cause – par ses paroles – des principes et des valeurs voulus par le peuple, pour le peuple et non pour une minorité de richissimes individus qui commencent, petit à petit, à réduire nos libertés fondamentales. Ils essaient déjà de s'attaquer à Internet et donc à la liberté d'expression des internautes en défendant les intérêts des entreprises « culturelles » qui considèrent que leurs « auteurs », « acteurs », « réalisateurs », « écrivains », etc., ne sont pas assez protégés de la contre-façon et du piratage sur le Web.

 

Seulement, au nom de quel droit interdisent-ils l'expression sur Internet en l'assimilant avec des pratiques « criminelles » et « illégales » ? Depuis quand l'expression d'une opinion – c'est-à-dire parler librement des ces entreprises « culturelles » qui piratent le système par leur honteux monopole – serait un « crime » puni par un organisme supranational ? C'est une atteinte directe à la démocratie que la quasi majorité de la population refuse de voir car dans nos pays riches c'est une illusion de croire à une remise en cause de la liberté d'expression. Je dis à ces gens ceci : votre discours est celui de la résignation car vous pensez soit que cela n'arrivera pas, soit que « de toute façon ça devais arriver ; on peux rien y faire, c'est même curieux qu'ils aient pas fait ça avant ». J'entends cela dans mon entourage qui, pourtant, partage globalement mes vues politiques et mon attachement à la démocratie. Cette « résignation » ou se « laisser-faire » est très inquiétant. Honnêtement, cela fait peur car le monde va devenir entièrement instable avec des minorités de riches tenants des États démocratiques et imposants, par des pressions inconsistantes car ne fonctionnant que si des imbéciles y croit, un climat de peur préjudiciable à la démocratie.

 

Des signes avant-coureur à cela sont bien antérieurs à la crise. En France, les émeutes de 2005 ont un caractère beaucoup plus politique et xénophobe que l'on croit. Le gouvernement à parfaitement instrumentaliser l'opinion – qui ne savait pas tout – et les « jeunes des banlieues » ont été de suite assimilés à des « terroristes ». Le rejet de la Constitution européenne en 2005 et les mouvements de 2006 contre le CPE sont des mouvements beaucoup plus globaux, n'impliquant pas uniquement la jeunesse. Les grèves et les manifestations contre les retraites en 2010, auxquelles j'ai participé, ont eut pour mérite de montrer que le ras-le-bol se situait surtout parmi les classes populaires et moyennes inférieures (jusqu'aux cadres intermédiaires). Les cadres supérieurs et les professions libérales et intellectuelles sont hostiles au gouvernement, comme c'est le cas des professeurs, mais sont-ils hostiles pour autant à la « droite », ce n'est pas sûr ? De nombreux votes pour Bayrou en 2007 venaient des professeurs et des cadres de la fonction publique. Est-ce un hasard si l'aile gauche du parti « lâche » une « majorité » bientôt « minoritaire » ?

 

La liberté d'expression est un droit. En écrivant ces lignes, sur ce blog, j'en bénéficie, mais pour combien de temps ? Et suis-je vraiment libre ? Ne suis-je pas surveillé à distance ? La France est bien tombé au 44e rang du classement de Reporters sans frontières concernant la liberté de la presse et la liberté d'expression dans les pays du monde. 44e sur 193 pays ? C'est pas très glorieux pour un pays comme le nôtre. Dans la future campagne présidentielle, quid de la question du logement et quid de la santé publique ? La sécurité sociale n'a jamais été aussi menacée et aucun candidat n'en parle de manière prioritaire. Tous parlent de la crise économique. Une crise que nous savons évitable par des mesures de lucidité en opposition complète, c'est vrai, avec celles du FMI et de la BCE. Et ces « profiteurs » qui ne connaissent même pas la réalité quotidienne des familles dont ils décident du sort par des mesures purement techniques et mécaniques, sans autres volonté que de réguler un système enraillé, de l'humain, qu'en ont-ils à faire ? Rien du tout !

 

Alors, les investisseurs, les entreprises, et les pouvoirs publics, remettent en cause la liberté d'expression un peu partout. En Inde, le gouvernement est prêt à intenter des procès à Google et Facebook – comme en Chine ! - si certains contenus sont jugés offensants. En Indonésie c'est le droit de grève qui est attaqué car il entrave les intérêts de ces gens qui investissent de l'argent pour le bien de l'humanité. En effet, leur bonté d'âme est bien connue... Ce sont les individus qui ont provoqués la « crise » qui veulent à présent réduire nos libertés en prétextant la « crise ». Vous comprenez, nous disent-ils, si on ne réduit pas vos libertés, l'euro va s'effondrer, la crise va prendre de l'ampleur et vous risquez d'avoir de gros problèmes. En fait, ce sont ces banquiers, ces investisseurs et les gouvernements qui favorisent l'effondrement de leur propre système ; et non pas les gens sur qui ils tapent actuellement, c'est-à-dire nous. C'est un choix de Sarkozy de nous mettre un peu plus sous la dépendance des agences de notations et autres banques. Il n'est contraint par personne ! C'est d'ailleurs bien le problème. Ne faudrait-il pas instituer une Commission (ou un comité) populaire, formée par tirage au sort, afin de pointer du doigt les dérives et pouvant prendre des décisions faisant force de lois ? Ce genre de démocratie est trop participative au goût des démocrates absolutistes...

 

Mais surtout, il ne faut pas laisser faire cette régression démocratique. Il faut signer des pétitions en ligne, ou ailleurs, déonçant les atteintes portées à la liberté d'expression. Est-ce un et en expliquant aux gens de notre entourage l'aspect dangereux de toutes ces mesures.

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<br /> Blog(fermaton.over-blog.com)<br /> <br /> <br /> No-13: LIBERTÉ TOTALE !C'EST MATHÉMATIQUES ?<br />
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