Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.
Qabous ne tombera pas comme Ben Ali ou Moubarak car il ne tient pas sa légitimité d'un parti ou de l'armée mais de sa naissance et de son charisme personnel. De plus, la Grande-Bretagne et les États-Unis notamment, ainsi que les monarchies du Golfe, le soutiennent. Les États-Unis - on commence à y être habitué - ont toutefois appelés à la retenue mais n'ont pas montré une sévérité extrême.
"Nous avons été en contact avec le gouvernement et nous l'avons encouragé à faire preuve de retenue et à trouver des solutions via le dialogue", claironne Philip Crowley, porte-parole de la diplomatie américaine. Or, le gouvernement en question c'est Qabous tout seul ce qui, vous me direz, facilite le dialogue et la prise de décision. Toujours est-il que le port de Sohar a été bloqué par des manifestants. Cela fait depuis le samedi 26 février que les heurts ont éclatés. Le bilan est de deux morts.
Une chose est à noté : la police utilise les mêmes méthodes que chez nous, c'est-à-dire grenades lacrymogène et balles en caoutchouc. Il n'y aurait pas eu de tirs à balles réelles malgrès l'attaque par des manifestants d'un poste de police. L'armée défend la zone industrielle et n'a pas ordre d'intervenir. Qabous semble donc miser sur son charisme et sur sa possibilité de faire des réformes. Il a déjà annoncé une augmentation des bourses estudiantine qui passe de 65$ à 234$ et la création d'une association de défense des consommateurs.
=> Il semble donc que le sultan est pris les mesures qui s'imposaient sans entrer en conflit ouvert avec les manifestants. Il a fait des concessions qui, je le pense, n'ont rien à voir avec celle les annonces de Ben Ali. Peut-être redoute t-il un virage sanglant des manifestations ?