Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.
Franchir le pas vers la dictature, l'Europe en est proche. L'entrée au Parlement grec de 19 députés nazis, auxquels s'ajoutent 21 députés nationalistes, ramassis de crétins, démagogiques, tout aussi incompétents que la droite classique, a de quoi faire peur à la démocratie. L'objectif de ces hommes politiques est de gérer une crise dont ils ne maîtrisent plus rien. Le pouvoir procure un sentiment de puissance et d'arrogance bien haïssable.
Les membres du parti Aube Dorée, ne sont que des agitateurs qui utilisent la peur des électeurs pour faire de la violence une arme politique (mais ce n'est pas une grande nouveauté). L'Ukraine, la Russie, la Hongrie (dont curieusement on ne parle plus), ainsi que la Biélorussie, sont des régimes autoritaires (ou presque), qui se situent en Europe. Les images et les témoignages que nous trouvons sur Internet, les violences du porte-parole des nazis de Aube Dorée, font très peur. À côté, les agressions de journalistes des militants « frontistes » en France, sont des actes de bêtes féroces assagis.
Oser donner un coup de poing à une personnalité politique, en pleine figure, alors même que l'on est en direct à la télévision, a de quoi questionner sur les valeurs de ces gens qui entrent au Parlement. Certes, dira t-on, pourquoi parler de ces mafieux, alors qu'ils ne sont que 19 ? Le problème, ce n'est pas leur nombre. En France, ils sont 2, les nationalistes, mais c'est tout aussi préoccupant, car ils ne sont pas élus pour des idées, mais parce qu'ils suscitent un espoir fondée sur la peur des gens. Donc, c'est à la fois des gens dangereux de part leurs méthodes, mais ce sont aussi des hypocrites qui brassent du vent avec des idées dont nous savons à quoi elles ont abouti dans les années 1930. Elles ont aboutis à la haine des pauvres, à la haine des minorités, à la haine des opposants politiques, à la haine des journalistes, etc. Bref, à la haine, à la violence, à la bêtise et à la guerre.
Concernant ce groupuscule grec, il est surtout inquiétant de constater la léthargie des forces de l'ordre face aux agissements, quelque peu antidémocratique de ces gens, que toute la classe politique grecque qualifie de « dangereux » et « criminels ». Alors peut-on encore dire qu'il y a des gens responsables à la tête de la Grèce ? Il y en a certainement, du moins il faut l'espérer... Car, en effet, ce sont des lâches qui ont été élus dimanche 17 juin. Les Grecs n'avaient pas trop le choix : l'austérité ou la guerre civile. Je vais loin dans l'analyse, peut-être, mais il convient d'être un peu réaliste : 40 députés nationalistes, dont 19 très très durs et violents, dans un parlement européen, voilà de quoi inquiéter ceux qui croient en la démocratie.
Bien sûr, ne jetons pas la pierre aux Grecs, car d'autres, je le disais, sont passés à l'extrême-droit en Europe. Les Espagnols, avec des conservateurs trop conservateurs ; les Hongrois, avec des nationalistes qui ont pu saper la démocratie alors qu'ils ne représentent pas la population ; l'Autriche, c'est notoire, et j'en passe.