Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.
La situation n'est pas rose en Tunisie. L'insécurité est totale et les mutineries dans les prisons ne vont pas améliorer les choses. Des criminels multirécidiviste ont pu s'échapper. Le plus important est ailleurs : les Tunisiens ont gagnés leur liberté et la France a refusé sur son sol - celui de la Révoluition et des droits de l'homme - un dirigeant aux abois. Ce lâche a fuit en Arabie Saouddite où il est arrivé hier à 17h40. En un mois, le peuple tunisien n'a pas cédé... En un mois, il a chassé un dirigeant au pouvoir depuis 23 ans... C'est une révolution éclaire et la preuve que, quand un peuple est déterminé, il peut faire de grandes choses. Mais la peur des pillages, les morts et la terreur n'ont rien non plus de rassurants. Comment les autorités encore en place, corrompu avec le régime, vont pouvoir gouverner dans un tel climat ? L'armée va t-elle tenté un coup de force pour se sauver et éviter une épuration en cas d'arrivée au pouvor d'un gouvernement démocrate ? C'est le Premier ministre Mohamed Ghannouchi qui a pris l'intérim hier à 18h (cf image ci-dessous) Bref, c'est celui-là même qui disait qu'il était impossible de régler la crise sans faire couler le sang.

Toutefois, plusieurs points sont à noter :
1/le pays est paralysé
2/la France a soutenu la dictature de Ben Ali jusqu'à la fin
3/les hommes politiques en exil reviennent
Le risque majeur dans les mois à venir c'est la prise en main du pays par les islamistes radicaux comme il a été possible de l'observer au Maroc ou en Algérie, pays dans lesquels le terrorisme est présent et dans lesquels les islamistes sont maintenus à l'écart du fait d'un pouvoir fort.
D'ailleurs, autre fait peu rassurant, la France n'a pas accueilli Ben Ali pour la seule raison - non dissimulé par les communiqués officiels - d'éviter des émeutes avec les tunisiens vivant dans le sud du pays (Marseille, Nice, etc.)