Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.
Certaines mauvaises langues trouvent qu'il est malsain de penser sur son temps et d'essayer d'en dégager un sens. Concernant les évènements qui ont lieu maintenant dans le monde arabe, en Japon ou en Côte-d'Ivoire, se doivent d'être racontés et il convient de chercher à comprendre. Avoir son opinion sur le nucléaire n'a rien d'une perte de temps surtout quant il s'agit de le dénoncer. Il est plus discutable de parler de la Libye car les enjeux du conflit sont encore floue, que la situation sur place, avec le conflit entre les tribus, est difficile à saisir. Toutefois, sans entrer dans un moralisme à outrance, il ne suffit pas de critiquer la vision des choses de quelqu'un pour se donner un semblant d'intelligence.
Concernant la Libye, j'ai reçu des commentaires quelque peu offensants me demandant d'arrêter de donner mon avis sur le sujet. Seulement, si je donnes mon avis, en prenant position en faveur de l'intervention puis en prenant du recul, je n'est pas l'impression de donner des leçons. Être témoin d'un événement que l'on peut suivre presque en direct sans pour autant le vivre sur place est quelque peu compliqué pour s'en faire une idée claire. De fait, je me construit une image de ce qui se passe, j'interprète les annonces des journaux en fonction de mes idées politiques, de mon stock de connaissance, de mes représentations... Le risque est d'avoir tort, d'oublier des points de détails et d'en avoir une interprétation qui reste loin de la réalité sans saisir les enjeux de la situation.
En écrivant sur ce blog, notamment concernant les articles d'actualités, je donne mon avis et ce que j'en pense. Mes positions sur certains évènements peuvent peut-être choquer mais il est nécessaire, par honnêteté, d'écrire, de décrire, ce que l'on crois être bien, de mettre les points sur les « i » quand cela paraît nécessaire. Certes, cette façon de faire est subjective et elle est loin de l'analyste scrupuleux qui va défendre chaque camps avec la même hargne alors même que personne n'est véritablement capable de comprendre la situation en Libye. Or, en tant que modeste étudiant en histoire, mon devoir est dire la vérité. Avec l'actualité, comment être certains de la vérité ? Prendre les dires de la propagande de Kadhafi au pied de la lettre c'est la même chose que croire aveuglément au bourrage de crâne des pays occidentaux.
L'historien, explique Tzvetan Todorov, « dans la mesure de ses moyens, il cherche à établir ce qu'il juge être la vérité, en son âme et conscience. Il s'agit tout d'abord d'une vérité d'adéquation, mais aussi, même si la démonstration est plus difficile à conduire, d'une vérité de dévoilement. » C'est limpide, tout s'éclaire, s'illumine : l'historien cherche à dévoiler la vérité et ne prétend donc pas tout connaître ni tout comprendre. Les journalistes ne donnent pas leur avis, préférant donner des informations détaillés mais auxquelles ils manque quelque chose. Il manque un peu d'humanisme, un peu de spontanéité. Pourquoi ne peut-on pas être satisfait, sur le principe, d'une décision prise par une Institution internationale, en l'occurrence l'ONU, pour aller sauver une révolution comprise ? Certes dirons certains, que va t-on faire là bas alors même que la France a laissé faire quarante années durant.
Sarkozy y va pour redorer son image en vue de l'élection de 2012. Peut-être... Cela ne me surprendrait pas... Ce que je produit sur ce blog n'est pas le témoignage d'un Français qui donne à lire des considérations sur sa petite vie inintéressante, qui essaie de se faire bien voir... Non. Ce que je produit sur ce blog c'est une tentative de comprendre le monde, de comprendre pourquoi tel ou tel événement a eu lieu ? Comment cet événement a eu lieu ? L'historien cherche donc a donné la vérité en tentant de l'analyser afin d'accoucher d'une interprétation, certes personnelle, mais qui repose sur des méthodes scientifiques. Le problème de l'historien c'est qu'il travail souvent dans son bureau appuyant son propos sur des « témoignages » qu'il critique, sur des documents officiels, des coupures de presse, etc.
Alors, en écrivant mes articles qu'est-ce que je fais ? Je reprends les articles publiés dans les journaux, sur leur site Internet, et j'essaie de recouper les informations, de savoir ce qui est vrai ou faux et, ensuite seulement, je me permet de donner mon avis en essayant le plus possible d'utiliser le conditionnel... Je reste sur mes gardes, émettant des doutes... Alors que certains trouvent que je leur donne des leçons c'est une chose... Je crois surtout qu'ils ne savent pas ce qu'est l'histoire, ce qu'est un témoignage... Il faut faire la différence entre les informations brutes qui nous parviennent et les informations, réorganisés ensuite, que l'on a sélectionnés pour en donner un sens plus cohérent, une logique autre, certes, mais qui n'est pas arbitraire.
Lorsque j'écris un article je ne donnes pas le processus par lequel le texte final a été rédigé. Il y a pourtant un travail de recherche, de recoupement des informations et une volonté de synthétiser en « supprimant » certains détails qui font bien dans un « récit » des faits, mais un peu moins d'un écrit qui se veut un minimum sérieux. Je prétend donc pas détenir la vérité ni donner des leçon mais, parfois, comme dans le cas présent, il est nécessaire de ne pas se laisser insulter sans réagir et clarifier la façon dont je travaille et dont je pense mon travail sur ce blog. Si les articles ne plaisent pas je demanderais aux internautes de ne pas laisser des commentaires « insultants ».