Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.
Jouer avec des statistiques n'est pas ce qu'il y a de plus amusant, mais cela peut, parfois, permettre de montrer certaines tendances. Ici, nous allons étudier une période allant de 1997 à 2009.
Le PIB est passé de 1317 milliards de $ (895 milliards €) en 1997 à la modique somme de 2108 milliards de $ (1495 milliards €) en 2009. C'est énorme ! La France n'est pas la 5e puissance mondiale pour rien. C'est un pays riche, mais touché comme tous les autres en Europe, par la crise de 2007, dont les effets se sont fait sentir en 2009. Le pays est même rentré en récession au début de l'année 2012. Bien sûr, soyons positifs, le PIB annuel moyen par habitant a aussi augmenté, passant de 22623 $ (15389 €) a 33679 $ (23883 €) entre 1997 et 2009.
L'investissement de la France, c'est-à-dire l'effort réalisé pour accroître la production, apparaît fort modeste puisqu'il s'agit de 20% du PIB en 2009, 434 milliards de $. En 1997, cet investissement se montait à 230 milliards de $. Bien sûr, si je vous demande : "que constatez-vous ?" "l'investissement augmente en terme d'argent". Oui, mais... En effet, mais on passe de 22 % à 20% du PIB. Les chiffres illusionnent le véritable effort - qui n'en est pas un du coup - fait par la France dans l'investissement.
Pour la recherche et le développement, même constat. En 1997, ce sont environ 29 milliards de $ qui sont utilisés pour ces domaines. Presque dix ans plus tard, en 2008, ce sont 42 milliards de $. Constat : ça augmente. Certes, mais pas le % du PIB utilisé pour ce domaine puisqu'il était de 2,2% en 1997 et qu'il passe à 2% en 2008. Seulement, en restant au taux de 1997, le budget de la France pour la recherche et le développement pourrait passer à 47 milliards de $ environ, soit une hausse de 0,2%, c'est-à-dire 5 milliards de $ en plus. Objectivement, 0,2% c'est dérisoire en terme d'effort à fournir pour les finances publiques, mais c'est tout de même pas mal d'argent en plus.