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Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.

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Regard sur Mai 68

En France, la crise de “mai 68” marqua les mémoires des participants et des générations suivantes. Elle a été disséqué sous tous ses angles et des dizaines de livres ont été publié sur le sujet. La plupart de ces études sintéressent souvent aux origines du mouvement ou à ses conséquences, rarement à son déroulement. Maurice Gobille constate l'élan fédérateur du mouvement et la synchronisation des étudiants et des ouvriers. Les grévistes appartenaient aux différents secteurs d'activités sans disctinction réelle entre eux dans les revendications. Cette seule solidarité peu surprendre à plus d'un titre mais elle cache la complexité de “mai 68”. Les effets immédiats qu'ont eut la crise montre qu'un tel évènement, apparu dans un contexte d'instabilité, peu se radicaliser au point de se coordoner de la plus inattendue des manières. La réaction de la classe politique démontre un “effet de surprise” qui va destabiliser Charles De Gaulle au point de la faire douter de lui-même. Il ira jusqu'à Baden Baden chercher de l'aide et un peu de réconfort.

 

La jeunesse

 

Ludivine Bantigny souligne l'importance des jeunes lors de mai 68 et montre que dans l'imaginaire collectif le mouvement est associé aux étudiants du fameux quartier latin et de l'Université de Nanterre. De Gaulle, dans sa politique, faisait peu de cas de la jeunesse et celle-ci était souvent stigmatisé, présenté comme une menace pour la société. Pourtant, contrairement aux idées reçues, les jeunes, en 1968, n'ont pas fondamentalement bouleversé les valeurs de leurs aînés. En fait, comme en 2006 contre le CPE, en 2008 contre la réforme des lycées et la LRU ou enfin en 2010 contre la réforme des retraites, les revendications des jeunes vont apparaître comme “classiques”, c'est-à-dire une reconnaissance sociale et surtout un emploi car la question du travail se posait déjà même si le problème était moins dramatique qu'aujourd'hui. Le chômage s'impose toutefois comme une des préoccupations majeure des jeunes. La jeunesse, comme les autres catégories de la société, est divisée. François Audigier montre que les jeunes gaullistes de l'UJP ce sont scindés en deux, avec les “progressistes” d'un côté et les “conservateurs” de l'autre.

 

Les extrêmes politiques

 

L'extrême-droite passe complétement à côté du mouvement en analysant le mouvement comme un “retournement” des tensions politiques et sociales misent en avant lors de la guerre d'Algérie. L'ennemi devient l'immigré algérien venu travailler en France et le féminisme, porteur d'une libération des moeurs qui fait peur à de nombreux catholiques. Ce regain de racisme et de sexisme est décalé par rapport à la réalité du conflit. L'extrême-gauche, quant à elle, va s'enfermer dans une idéologie anarchique teinté de maoïsme, faisant en sorte d'ignorer les parlementaires lors des manifestations, prenant soin de ne point passer devant le Palais-Bourbon. Jean El Gammal affirme que les parlementaires ont été surpris, voir ont été choqué par le dénie de leur légitimité démocratique de la part de l'extrême-gauche, elle d'ordinaire favorable a un fort parlementarisme.

 

Les intellectuels

 

Jacques Lacan, le philosophe, se montrera irrité par ces idéologies extrêmes qui dénotent avec le mouvement en prenant des proportions démesurés. Pour lui, la fièvre constataire montre que la vanité l'a emporté sur la vérité, que les dérives traduisent plus un émoi qu'un évènement. Il est très critique donc. Bernard Brillant analyse mai 68 comme un moment révélateur d'une radicalisation de la crise des intellectuels au cours des années 60. Ce qui est en jeu c'est l'image de “l'intellectuel engagé” dont Bernard Henry-Lévy est aujourd'hui la parodie. Ainsi, l'intellectuel se veut autonome et il se doit d'incarner une idéologie dominante comme le marxisme, le capitalisme, le libéralisme ou encore le tiers-mondisme. René Rémond, professeur à Nanterre, va d'abord condamner le mouvement avant de prendre de la distance et finir par dialoguer avec les étudiants pour éviter les débordements et protéger l'université. Sa position lui vaudra d'être président de cette université après la crise.

 

 

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S
<br /> <br /> Oui, meueueueuehhhrci !  (ne pas dormir fait écrire des bêtises ...)<br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> Ah mais je ne parlais pas des étudiants, que l'on aide ni par le logement, ni par les bourses insuffisantes, ni les transports, ni... Je connais bien ce problème. Certains départements et régions<br /> font de gros efforts, mais justement  le système est inégal et injuste, anti-républicain.  Bonne semaine, bon courage...<br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Et tout cela va de mal en pis, comme qui dirais ici dans pays<br /> cauchois...<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> p { margin-bottom: 0.21cm; }<br /> <br /> <br />
S
<br /> <br /> Oui, c'est un peu ce que vous dites; pour certains côtés c'était plus facile en 68, comme travailler à 18 ans, il y avait des possibilités, et surtout de changer d'employeur facilement quand ça<br /> n'allait pas... les syndicats étaient puissants aussi... il n'y avait pas la contrainte officielle, amenée par les enseignants-  un peu hors de la réalité , au chaud dans leur bac à sable de<br /> la cour de récré... j'en étais, mais pas longtemps -  donc d'étudier jusqu'à au moins 25 ans. On peut être cultivé, ouvert à tout sans gros diplômes; le technique a été trop dévalorisé<br /> , l'artisanat coulé, pourtant... sinon, nous faisions très attention aux dépenses et n'attendions pas tout des aides diverses, au contraire, c'était réservé aux gens pas trop courageux ! Et<br /> surtout nous avions besoin de logements, tout n'étant pas encore reconstruit , il ne faut pas l'oublier; la guerre pesait encore pour bien des choses. ...    J'ai l'impression<br /> d'être une vieille mémée qui radote !!!  merci, bonne soirée !<br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Oh, non... Pourquoi ? Si nous avons des aides c'est que nous n'avons pas moyen de faire nos études autrement. Sans les bourses je ne pourrais pas faire<br /> d'études et n'aurait pas de trvail à l'heure... C'était peut-être plus facile de se débrouiller... Nous n'avons pas connu la guerre, mais, en plus de subir une crise économique nous n'aurons pas<br /> des parents ayant connu les Trente Glorieuses et capables de nous épauler financièrement pour faire des travaux dans une maison ou pour toute autre chose de la vie courante...<br /> <br /> <br /> Bonne soirée.<br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> <br /> Je ne me reconnais jamais dans les études sur mai 68, qui sont assenées souvent par des gens qui n'étaient pas nés ! j'avais 20 ans, pas de droit de vote, pas d'égalité de salaire, pas de<br /> contraception et des contraintes sociales et familiales, vestimentaires ou alimentaires inimaginables pour des jeunes aujourd'hui... classes moyennes, nous n'avions pas accès à la consommation...<br /> et aucune envie, d'ailleurs, on s'en moquait ! juste besoin de liberté, égalité, logement, transports et contraception... qu'est-ce qui a changé en fait, dans le fond ?....  Bon dimanche,<br /> merci... mes amitiés !<br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> C'est un peu ce que je dis, non ? J'ai même été fortement étonné de constater que les demandes des jeunes n'ont pas beaucoup évolué depuis mai 68 : de la<br /> reconnaissance, le droit d'étudier ou non, de travailler jeune ou non, sans être obligé de dépendre des parents ou de l'argent publique... Un travail et un logement, le tout un peu décent, et<br /> c'est bon... c'est pas la Lune, juste un peu de dignité... et encore, par cetains côté, c'était moins facile en mai 68 par rapport à aujourd'hui...<br /> <br /> <br /> <br />