Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.
Le Royaume-Uni apparaissait, vu par un étudiant Français, comme un pays tranquille, assez loin des troubles agitant l'Europe depuis trois ans. Les émeutes qui ont éclatés divisent encore les plus éminents spécialistes. Pourquoi ? L'élément déclencheur – la mort d'un homme interpelé pour faire du trafic de drogue – est bien connu, mais pas les raisons de l'embrasement généralisé. Les hommes politique britanniques semblent terrorisés par l'ampleur des troubles, perdant du même coup tout leur moyens. Cameron n'a pas su gérer la crise dès le début, les services de police étant débordés. Nina Power, dans The Guardian, rappelle que l'arrivée au pouvoir d'une coalition a provoqué des manifestations étudiantes, sur lesquelles j'apportais tout mon soutien, des manifestations, des occupations d'universités et maintenant des véritables émeutes. Vu de l'extérieur, certainement par le même processus médiatique qu'en 2005 en France, la situation pourrait ressembler à une « guerre civile ». Il est certain qu'il n'en est rien puisqu'il n'y a aucune volonté de destabiliser le gouvernement ou le régime. Il y a des revendications sociales sûrement, et les londoniens ne le niaient pas, le concédant même volontiers, mais en restant souvent réservés sur les formes prise par la colère. Nina Power explique que « tous ces évènements n'ont certes pas la même origine, mais ils s'inscrivent tous dans un contexte marqué par des réductions budgétaires brutales et de lourdes mesures d'austérité. » Comme en France, l'écart se creuse au Royaume-Uni entre les riches et les pauvres. La même attitude de contrôle des minorités ethniques qu'en France, provoque un sérieux sentiment d'humiliation parmis ces populations.
