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Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.

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Le nationalisme actuel : "transition" ou "rupture" ?

La République française, en 1871, a été pensée pour être une monarchie parlementaire. En fait, le président n'a fait que remplacer le roi tandis que le principe électif perdurait. Au cours du XXe siècle, la fragilisation du capitalisme apparaît clairement. La crise de 29 entraîne l'arrivée des régimes totalitaires et des plus destructrices dictatures de l'histoire européenne. La conséquence en est la Seconde Guerre Mondiale. La seconde crise, celle de 88, permet l'émergence d'une remise en cause du capitalisme avec notamment l'apparition d'un sursaut identitaire.

 

Qui sommes-nous, nous Français ? Quel est notre place en Europe ? D'ailleurs, a-t-on toujours été Français ? Le sentiment national, c'est-à-dire l'appartenance à une nation, donc à un peuple, et donc à un État, est prégnant. En France, depuis la Révolution, de nombreux courant idéologique ont cohabité. Nous pouvons citer le royalisme, le jacobinisme, le césarisme, le libéralisme, le socialisme, le capitalisme ou encore le communisme. Alors, pourquoi y a-t-il un engouement pour le nationalisme ? Comment expliquer le désintérêt des électeurs pour les élections ? Par un simple détournement de la politique ? Là n'est pas une certitude.

 

Il est certain que les institutions de la plupart des pays européens ce sont complexifié et que l'apparition d'une Constitution à l'échelle de l'Union, complétée par des instances à l'échelle mondiale, n'a rien de très facile. Pourtant, paradoxalement, la multiplication des candidats aux présidentielles montre aussi la multitude de courants d'idées présent au sein de la population. Ce point est plutôt rassurant : l'activité politique ou militante est très riche. On ne peut donc pas parler d'uniformisation de la classe politique. Aux États-Unis, la présence de deux gros partis n'est absolument pas rassurant. Cela laisse présager un clivage qui va vite se rigidifier.

 

Pour nous Français, cela se traduit par une remise en cause de l'union républicaine qui a été souvent au cœur des débats politiques. Pour garantir la démocratie, l'État se voulait très centralisé, l'économie était davantage nationalisée qu'aujourd'hui. La « peur » de l'Islam, en fait, ne serait qu'une réaction parmi d'autres à cette remise en cause. Bref, nous sommes dans une période de « transition » plus que de « rupture » et, si j'ose, seul Dieu sait où cela mènera. L'idée bien de chez nous qui voulait nous voire dominer le monde est bien révolue et certains devraient l'intégrer rapidement. Je suis persuadé, en effet, qu'il y a plus d'intégristes parmi les citoyens français que parmi les communautés sans cesse stigmatisés.

 

Pour accepter l'Islam, c'est simple, il suffit de se persuader que 90% des pratiquants de cette religion ne sont pas dangereux. Seulement, l'homme a-t-il la capacité d'accepter les différences qu'il créé ? De tous temps, l'espèce humaine a vécue en créant des différences en son sein. Pourquoi ? Pour réguler sa population en pratiquant des guerres, quitte à mettre en péril des dizaine de milliers de vies ?

 

Finissons avec cette phrase de HEGEL qui pourrait très bien devenir prophétique :


« Les peuples valent ce que valent leurs actes ; et leurs actes traduisent leurs buts. »

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