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Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.

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L'homme est-il un loup pour l'homme ?

Je suis critique envers la société, mais je sais que je vais devoir l'intégrer un jour. Sa manière de penser et son attitude destructrice me font peur, m'angoisse même, à un point qui en devient révoltant pour mon esprit. Je ne comprend pas la société, mais je ne comprend pas non plus l'acharnement des hommes à vouloir défendre une vision du monde capitaliste et libérale. Pourtant, ils ont conscience de son inhumanité et des destructions qu'elle génèrene contre nous et contre la nature. "L'homme est un loup pour l'homme" (Hobbes), mais l'homme est aussi capable de vouloir le bien d'autrui en lui garantissant des libertés et des droits. La faculté que les hommes possèdent pour s'organiser socialement ne date pas d'aujourd'hui. Ils possèdent cela depuis les premiers hommes préhistoriques, organisés déjà en famille ou en clan. Nombreux sont les mammifères agissant de la même façon. Or, en ce début de XXIe siècle, un peuple n'est plus grand chose. Pour les gros bonnets de la finance, il est utile d'instrumentaliser les hommes politiques d'un pays riche. Ainsi, si les gens ne réfléchissent plus, s'ils ne pensent plus par eux-mêmes, ils vont gentilment faire ce qu'on leur demande. On désignant ici tout ceux qui ont un intérêt quelconque dans cette entreprise de déculturation généralisée de la population. Ce qui est terrible, mais ça ne date pas non plus d'aujourd'hui, c'est la déconsidération de l'être humain par l'être humain. Porter un jugement est devenu un exercice quotidien des médias et des politiciens. 

Souvent, et c'est un peu problématique, ces mêmes médias et politiciens jugent la forme de la pensée de quelqu'un, c'est-à-dire tout ce qui est autour, mais pas le contenu. Juger la forme d'une pensée c'est donc facile à faire car s'attachant à du superficiel. Une prof d'histoire moderne de la fac, madame Chopin, use de ce genre de jugement. Vous allez pouvoir vous rendre compte de quoi il en retourne. Il se trouve que j'avais un exposé d'histoire à faire sur les campagnes militaires françaises au Portugal de 1807 à 1809. J'ai travaillé d'arrache pied pendant de longues heures, j'ai lu articles et livres (disons au total une cinquantaine d'heure). Je suis passé à l'oral. Mon plan d'exposé, du fait du peu de temps disponible, je n'ai pu le suivre. De suite, la prof a critiquée mon intervention... manque de connaissances d'après elle, alors qu'elle avoue à la classe que c'est une période qui ne l'intéresse pas. Plus tard, à la fin de l'année, lorsqu'elle a annoncée ma note, elle le fait en me fixant bien, avec assurance et avec un sourire bien connu sur son visage (celui de la condescendance et de la mauvaise foi). Cette façon de considérer le travail de quelqu'un est malheureusement celle d'une foultitude de gens. Dire de quelqu'un que ce qu'il dit est "superficiel", c'est lui dire qu'il attache de l'importance à de l'inutile plutôt qu'à de l'utile. Ici, le superficiel s'oppose à l'essentiel.

Je n'ai pas envie de vivre humilié, brimé et déconsidéré toute ma vie dans cette société de dingues. Pourquoi les jeunes devraient subir les conséquences des erreurs de nos parents ou de nos grand-parents ? Je ne dis pas que nous n'avons rien à faire, mais tout dê même, il est facile de nous dire que l'on pourra sauver la situation sans nous donner du boulot, des moyens financiers, une assise culturelle solide, et j'en passe des vertes et des pas mûres. Pouvoir faire le métier que l'on a décidé de faire c'est déjà un grand pas vers la vie. En effet, l'être humain, parcequ'il a conscience qu'il pense et qu'il existe, il ne peut pas simplement  survivre, il faut qu'il puisse vivre, c'est-à-dire qu'il faut qu'il se donne des buts, une raison d'être, une raison d'exister sur cette Terre. L'homme sans but est un homme sans avenir, et donc sans devenir. Sans devenir, il ne peut espérer que survivre. Il y a là un gros problème. L'homme, pris individuellement, accepte son été d'inutilité, c'est-à-dire qu'il est persuadé qu'il ne sert à rien. Franchement, je me suis longtemps posé la question - et me la pose encore de temps en temps - en ce qui me concerne... 

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