Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.
Le Japon vient de vivre une catastrophe sans précédent pour ce pays, notamment concernant les conséquences qu'elle a eu. Un séisme de magnitude 9 a provoqué vendredi un important raz-de-marée (vague de 10 m de haut !). Les images semble sortir d'un autre âge et pourtant elles sont bien filmées au XXIe siècle et le pays touché est un des plus peuplé, des plus riche et des plus développé du monde. Les Japonais ont réagi de manière exemplaire, gardant leur calme, ne paniquant pas excessivement et les autorités ont été salués pour leur réactivité. Seulement, les choses risque d'aller beaucoup plus mal avec une menace bien plus mortelle, une menace bien moins acceptée par les autorités : la menace nucléaire.
Vérité, contre-vérité, comment connaître la réalité de la situation ? Dès le 11 mars je reçois sur ma messagerie un mail alarmant du Réseau sortir du nucléaire. Je ne savais pas encore qu'un séisme avait eu lieu au Japon et avait fait des milliers de morts. D'ailleurs, sur les sites internets des journaux français c'est l'apocalypse qui domine. Le Monde titre : "Au Japon : la plus grave crise depuis la Seconde Guerre Mondiale." Pourtant, la menace nucléaire ne semble inquiéter que les associations et les citoyens inquiets et conscients du danger. Partout on minimise l'impact de l'explosion nucléaire qui a eu lieu à Fukushima Daiishi.
Il est évident que les conséquences d'une explosion d'une centrale sont bien plus considérable que les autorités japonaises le laisse penser. D'ailleurs, l'armée américaine serait intervenue en urgence pour éviter l'explosion d'un deuxième réacteur nucléaire qui serait maintenant hors de danger d'une explosion (mais pas de fuites radioactives !). La réaction du gouvernement a été jugée troublante par bon nombres d'habitants et de médias locaux. Les informations n'arrivent pas... Il me semble que c'est là un aveu de faiblesse ou la volonté de cacher le pire. Les taux de radioactivité sont 1 000 fois supérieur à la moyenne et des spécialistes affirment que le danger d'une contamination généralisée est minime. Ce qui est évident, c'est que le réacteur n°1 est en fusion, contrairement aux dires de ce même gouvernement et que 215 000 personnes ont été évacués dans un rayon de 20 kilomètres. Des pastilles d'iodes n'ont été distribués que plusieurs heures après l'explosion et les informations principales n'ont été donné que 5 heures après.
Il semble que la mobilisation de l'aide a été immédiate, de la part de la Chine comme de la part des États-Unis... Des pompiers chinois et des militaires américains sont sur place. Les morts officielles sont de 1 800, mais dans certaines villes, ce sont les 3/4 de la population qui est portée disparue. Plus de 10 000 personnes sur 17 000 sont portés disparus à Minamisanriku.
Les images sont terribles. Celle-ci bien davantage. Les soldats marchent dans les débris, au milieu de ce qui était, la veille, la ville de Minamisanriku. Les images de la Seconde guerre mondiale ressemblent terriblement à cela... Le plus inquiétant concernant le nucléaire c'est que les problèmes ont eu lieu dans un pays à la pointe dans la prévention et la réactivité lors d'un séisme et dans un pays riche et développé avec des centrales nucléaires équipés normalement pour résister. L'incident de Tricastin en France, en 2008, a montré que la plupart des centrales nucléaires françaises sont bien moins résistantes que ne l'était celle de Fukushima... Le monde est malade, mais alors bien malade...