Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.
Influence de Jamblique
Proclus (412-484), un byzantin inspiré par l'enseignement de Jamblique, va développer une pensée autours de la triade Être, Vie et Intelligence. L'intelligence vient après la vie et donc après l'âme. Après la naissance, la vie se développe, puis, enfin, l'intelligence se développe à son tour. Dans sa logique, Jamblique passe de l'être à l'être vivant et donc du vivant à l'intelligent. En fait, ce que l'être a produit, l'intelligence se charge de l'ordonner et de l'organiser. Proclus, fils d'un riche magistrat, est païen. Cela est important car il a vécut au cinquième Siècle, un des plus important de l'Histoire occidentale, et il devient philosophe par vocation. Il a un esprit qui classe et qui ordonne les idées. Son style est clair et limpide. Écrivain assidu, ces ouvrages sont cependant arrivé incomplet jusqu'à nous.
Sa méthode
La méthode de Proclus se reflète dans les Éléments de théologie. Ces éléments sont composés de théorèmes démontrés d'après la méthode d'Euclide. Comme Socrate, notre philosophe aime montrer l'absurdité d'une démonstration amenant à une hypothèse qui élimine les autres. Par exemple, le théorème central du traité, celui appelé « théorème de transcendance », cherche à montrer qu'il ne peut y avoir de choses bonnes si, auparavant, il n'y a pas la bonté.
Les choses bonnes
Les bonnes choses sont de trois ordres. Premièrement, il y a le terme imparticipé, c'est-à-dire transcendant. Ici, il s'agit de la bonté. Deuxièmement, il y a le terme participé, c'est-à-dire le caractère commun à toute chose. Il s'agit ici de « bon » : le caractère commun pour les choses bonnes, c'est qu'il est bon. Enfin, troisièmement, il y a la ou les choses participantes, c'est-à-dire ici les choses bonnes. En termes plus rationnel et humainement compréhensible, l'imparticipé c'est la compréhension du concept (ici, bonté). Le participant c'est son extension (ici, bon). Enfin, le participé c'est ce qui relie la compréhension à l'extension (ici, les choses bonnes).