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Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.

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La périodisation en sciences sociales

Comment un historien peut traiter de la périodisation aujourd'hui ?

 

Tout d'abord, il y a l'idée que les découpages sont arbitraires. Souvent, il s'agit d'un consensus entre les historiens et on dit qu'il y a une mise à distance de la chronologie.  En effet, ce n'est pas quelque chose de naturel.

 

Ensuite, il y a l'idée d'une périodisation universelle. En effet, c'est une vision sous forme de cycle temporel comme une sorte de recommencement répétitif. Cette vision est un peu morte aujourd'hui car parler de cycle n'est plus d'actualité.


Enfin, on note un retour du temps comme objet de retour sur la temporalité : il y a le temps de l'acteur et le temps de l'historien. Concernant le temps de l'acteur, on peut citer KOSELLECK et HARTOG. Pour ce dernier, l'historien réfléchit sur la manière dont les acteurs se situent par rapport à leur temps. Le passé est vu comme un « champ d'expérience ».

 

Qu'est-ce qu'il y a retenir du passé ? HARTOG parle de régimes d'historicités, c'est-à-dire qu'il cherche à définir la manière dont les acteurs se définissent dans le temps.Pour tenter une approche plus actuelle, il y a la notion de temps fragmentés. Les historiens publient de plus en plus de dictionnaires. Ils procèdent par fragments car, par exemple, aucun n'osera publier une synthèse sur la Civilisation européenne des Temps Modernes.


Il existe un découpage académique pesant en quatre périodes. Il y a même des temps dits intermédiaires, c'est-à-dire ceux des siècles, ceux des règnes, comme par exemple l'Histoire de France de Lavisse ou encore les travaux de Gauvard sur la criminalité parce qu'elle se limite au seul règne de Charles VII. Il y a des ruptures, ce sont les temps courts, les temps de ruptures justement. Au final, il y a plusieurs positions que peut adopter l'historien  Il y a la première position qui est dire : j'accepte tout si les historiens se sont données la peine de trouver ses périodes, c'est qu'elles font sens. On peut voir BANNIARD qui a une vision légitimiste face à l'héritage.

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V
<br /> <br /> Exercice difficile cette classification et de grandes différences entre les différentes présentations.<br /> Et... un "mal" actuel chez les enseignants d'histoire, ils présentent les évènements dans n'importe quel ordre!<br /> Dernièrement qui a fait avaler à des 4èmes les évènements allant de la Révolution 1789 jusqu'à la fin du premier Empire dans un ordre très fantaisiste et en contrôle, il leur donne une chaîne du<br /> temps!<br /> Un petit coucou pour te souhaiter une bonne fin de journée et une bonne fin de semaine.<br /> Bise<br /> Viviane<br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> L'évènementiel a été tellement bradé par les Annales (alors que ce n'était une volonté du mouvement) qu'il est maintenant difficile de faire avaler aux<br /> professeurs qu'il faut faire apprendre les dates (c'est-à-dire des chronologies aux élèves)... Ils ont déjà assez difficultés qu'ils n'ont pas - en plus - envie d'avoir des élèves (comme je<br /> l'étais soyons honnête) qui leur dise que ça ne sert à rien d'apprendre ça.<br /> <br /> <br /> <br />