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Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.

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La France républicaine...

sarkozy-presidentLes chefs d'État de la Cinquième République, en un demi-siècle, sont passés de la grandeur à la décadence. La suprême humiliation fut l'élection d'un petit avocat au barreau de Paris, ancien maire de Neuilly-sur-Seine, Nicolas Sarkozy. Populaire à plus d'un titre, ce personnage n'en est pas moins un sophiste né. Il fait un grand déshonneur à la langue française, mais, par un sens de la répartie fort bien assumé, il parvient à se hisser au-dessus des autres uniquement par cela. En comparaison au talent du général De Gaulle, de celui même de Mitterand, Sarkozy est un nain de la politique. La culture de Pompidou est bien plus honorable que celle d'un Chirac, homme du terroir, fils de vigneron, et que celle d'un Sarkozy qui, s'il connaît le mot, n'en a semble t-il jamais compris le sens véritable. D'ailleurs le nationalisme primaire monte en flèche dans notre pays et rien ne semble éradiquer cette plaie. L'Islam est de plus en plus stigmatisé et les étrangers n'ont plus leur place en France. Ce relan de conservatisme, critiquable et critiqué, m'insupporte. Il ne suffit pas d'être beau parleur pour être chef d'État.

 

dggd.jpgDe Gaulle

 

Les rois Capétiens font partie des meilleurs que notre pays est connus. Nous en avons eu d'autres par la suite bien sûr, Valois ou Bourbons, avant que n'arrive un jeune général du nom de Bonaparte (voir image ci-contre). Dictateur puis empereur, admirateur de César et de Charlemagne, il n'en a pas moins révolutionné le droit et les institutions. Les préfets font leur apparition ainsi que le Code Civil. NapoleonConsul_Ingres_publicdomain.jpgLe peuple ne joua jamais un véritable rôle politique puisqu'il fallait payer pour être électeur. En 1848, l'élection au suffrage universelle provoqua l'arrivée d'un neveu du premier empereur. Louis-Napoléon Bonaparte s'empara du pouvoir par un coup d'État en 1851 et devint empereur. Bien plus libéral et intelligent qu'on ne l'a souvent prétendu, Napoléon III aurait sans doute accepté un régime parlementaire si, bêtement, il n'avait déclaré la guerre aux Allemands. La Troisième république fut la plus longue et la plus réformatrice de notre histoire. Tout nos droits sociaux lui sont dû. La régression que l'on connaît sous la Cinquième est une conséquence du conservatisme « monarchique » si ancrée dans notre pays.

 

Le Parlementarisme ne fut jamais accepté en France, pas plus avec un roi qu'un président d'ailleurs. Il est donc compréhensible que la Quatrième République échoue aussi lamentablement que le Directoire et qu'un militaire s'empare du pouvoir. De Gaulle était un homme de principes, heureusement, mais menant une politique autoritaire très proche de la dictature, à ceci près qu'il était républicain et qu'il respecta durant toute sa vie politique la Constitution de 1958 approuvée par le peuple consulté par référendum. Une politique bonapartiste, populiste sur plusieurs point, fondée sur la légitimité du président élu par le peuple et donc tout-puissant par ce fait seul. Alors que le président américain peut rester au pouvoir pendant une durée maximale de 4 ans par mandat, renouvelable une fois, le président français pendant longtemps pouvait rester au pouvoir pour un mandat de 7 ans, renouvelable autant de fois que le peuple le jugerait bon. Chirac décida – il fit bien – de ramener le mandat de 7 à 5 ans, renouvelable une seule fois.

 

peine-7320143b1.jpgMitterand, le président socialiste qui travailla pour Pétain, fut celui qui aboli la peine de mort en 1981. Cette abolition n'entrera dans la constitution qu'en 2007, sans doute devant la montée de l'extrême-droite. Un populisme dont il convient d'avoir peur ? Peut-être... Toutefois, restons sérieux, le dénie de démocratie commence à apparaître avec Sarkozy. La liberté de la presse est bradé et nous retombons au 44e rang dans la liste de Reporters sans frontières. Plusieurs fois notre pays à été allumé par Amnesty International pour non respect des droits de l'homme et, récemment, par Viviane Reding, vice-présidente de la Commission européenne. Les décisions populaire ne sont pas non plus prise en compte et, paradoxalement, si le président recherche une popularité lors des élections, il se croit ensuite tout permis. Il est désormais certain que la crise que connaît la Cinquième République et la demande d'une réforme permettant la naissance d'une Sixième sont bien plus grave qu'il n'en a l'air. L'entrée dans le XXIe siècle est brutal pour la France. La colère du peuple est grande. La montée des extrêmes, les grèves à répétition (pas une année sans grève depuis 2002) et la "guerre civile" de 2005, sont bien la preuve d'un malaise sociale qui va bien au-delà d'un simple mécontentement à l'égard d'une politique. Cette état de fait n'a pas encore été compris par les différents gouvernement, mais surtout par les représentants du peuple eux-mêmes.

 

b5e867c0813ec19327ecdf2b610bbe64.jpgCasseurs lors des émeutes de 2005

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