Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.
Il y a une différence entre survivre et vivre. Pour un être humain, survivre est une situation indigne. On évite la mort, mais ce n'est pas une existence honorable. Les soldats qui se battaient dans les tranchées devait survivre ; il ne vivaient pas. Vivre, c'est en effet deux choses : c'est exister, c'est-à-dire l'existence, et c'est aussi le vivant. Le vivant, c'est comme une machine complexe, il faut des éléments pour en faire fonctionner d'autre. Un moteur de voiture tombera en panne s'il manque une pièce. Il en va de même pour le vivant, c'est-à-dire pour tout organisme vivant. Le problème de la séparation entre le corps et l'âme remonte à très loin. L'homme est conscient qu'il a un corps car il a conscience de son existence. Or, l'existence n'est pas un problème anodin. Ainsi, la conscience serait-elle liée à notre corps ? Pourrait-on exister sans corps ? Vaste question, à la fois philosophique et théologique. Le rêve, par exemple, est un cas fort intéressant. Dans le rêve j'ai conscience d'exister, je me représente en train d'exister, or nous ne nous rappelons pas nécessaire de nos rêves, nous sommes coupé de la réalité tout en y étant plongée. C'est le problème de la Conscience du rêve comme l'explique Sartre. Ce qui définit l'homme, c'est la conscience, c'est-à-dire quelque chose de flou, une évidence, mais une évidence difficile à définir, qui change selon les individus. L'homme possède cette faculté unique de se dédoubler. Il est capable de se percevoir à l'extérieur de son corps. Nous pouvons parler de conscience rétrospective. Je suis capable de me voir dans ma cuisine alors que je suis en train d'écrire ses lignes sur mon blog devant mon ordinateur, dans ma chambre. Le sujet (vous et moi) se prend pour l'objet (il se met en scène en quelque sorte). Nous pouvons alors parler de conscience de soi, c'est-à-dire que nous avons conscience d'exister, nous nous représentons en train d'exister. Cette conscience particulière, propre à certaines espèces de mammifères, permet de nous remettre en cause, de nous poser des questions, d'écrire des raisonnements ou de faire de la philosophie par exemple. L'être humain modifie son corps car s'il a conscience de qui il est, il a conscience de ses qualités et de ses défauts... Il va donc inventer, et cela existe depuis l'apparition du genre Homo, le maquillage, la musculation, les habits, etc... L'homme peut rompre avec l'ordre naturel, quelque peu déterminé, et ainsi posséder une liberté que les autres animaux n'ont pas. L'homme peu ainsi s'interroger, se poser des questions sur le monde qui l'entoure. Il raisonne. C'est la raison. "L'intelligence, c'est la ruse de la raison." (Hegel) L'intelligence c'est la faculté d'utiliser sa raison. Très vite, l'homme cherche à cmprendre le monde, car il ne peut, d'une certaine manière, pas s'en empêcher. L'homme est faible, mais l'homme pense. Cette faculté de penser le rend plus fort que tout autre espèce vivante sur la Terre. Il est capable de s'adapter à son environnement, de le modifier ou de le détruire comme il l'entend. Cela est très grave, car un autre problème arrive, celui de l'aveuglement, c'est-à-dire que l'homme, s'il est conscient des dangers qui le menace, est aussi capable d'être inconscient de ses mêmes dangers. Finalement, sommes nous dépendant de notre conscience ? Sommes nous capable d'aller à l'encontre de cette conscience ? Je suis conscient du danger que peut causer l'inconscience de notre conscience. L'inconscience est caché dans ce qui est découvert au grand jour, corps (conscience) et âme (inconscience). La séparation qui semble établie est-elle si imperméable qu'elle le laisse entrevoir ?