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Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.

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L'animal a t-il des droits ? tiré d'une intervention de Didier Guimbail en décembre 2009

Le mot "animal" n'existe pas en Grec. En latin, l'animal est celui qui vit et l'homme est celui qui est intelligent. L'homme possède la raison (voir mon article sur la conscience) ce qu'un animal ne possède pas. Cette idée que l'animal n'a pas de libre-arbitre va perdurer dans le temps. Il possède l'instinct, mais c'est tout. Pour Kant, l'homme est capable de se représenter des idées, des principes et des buts, ce dont l'animal n'est pas capable d'avoir des buts autrement que par instinct (il mange telle plante parcequ'il en a besoin et ne se pose pas la question de la nécessité de la manger). L'animal ne peut donc pas être un sujet pensant. Il y a une mémoire chez l'animal, mais il reste une différence de nature avec l'homme. Il ne possède pas le langage, il ne peut pas composer de discours, et donc il ne peut pas évoquer des idées, il ne peut pas se projeter dans le temps. C'est ce que pense Descartes. Ainsi, l'animal a bien des sentiments, mais cela s'arrête. Il n'a pas de volonté propre, il n'a pas de but précis, et donc l'homme n'est pas injuste en se l'appropriant. Comme il n'a pas de volonté, nous pouvons lui imposer la nôtre. L'animal apparaît donc comme étant privés de... etc. Il a donc une image négative. L'homme se glorifie d'être supérieur à l'animal par la raison. L'animal est donc un contre-modèle, il est sans cesse dévalorisé. L'homme, par là, ne cherche t-il pas à renier sa part naturelle qui lui est propre ? Les pulsions, les sentiments primaires, etc. Des expressions comme "il pleut comme vache qui pisse" en sont des exemples parfait. L'homme se prend donc comme le centre du monde. Pour lutter contre cela certains disent que l'animal est un sujet sans conscience, mais un sujet tout de même. Il vaut introduire la notion de valeur. Il juge ce qui est bon ou ce qui n'est pas bon pour lui. Il poursuit donc des intérêts. Ainsi, s'il a des intérêts à défendre, n'ont t-ils pas des droits ? Il y a des hommes qui ont des droits alors qu'ils n'ont pas la parole, c'est-à-dire qu'ils sont en position de faiblesse par rapport aux autres, ils sont dépendants des autres (nouveaux nés, les handicapés, etc.). Les défenseurs des animaux parlent de spécisme de l'homme envers les autres espèces animales. Il y a eu dans les années 70 une Déclaration des droits de l'animal. Il y a la mise en avant de l'unité de la vie. Ainsi, il y aura une égalité de toute les espèces animales (la puce serait l'égal du poux comme de l'homme, etc.). Il y a aussi des dérives dans ce texte en parlant de génocide pour les massacres d'animaux. Il y a une différence entre le respect de l'animal et le massacre organisé. L'homme peut tuer un animal pour les manger, mais il doit le faire en respectant l'animal. Cette Déclaration est contradictoire. Au départ de cela, il y a l'idée de la souffrance de l'animal. Certains hommes sont plus sensible que d'autres à cette idée de la souffrance de l'animal. En effet, lors d'une catastrophe naturelle, la perte d'un troupeau n'est jamais dramatique pour les animaux dans les médias, mais pour le propriétaire, bien humain. Un enfant est touché par la souffrance d'un oiseau qui est attrapé par un chat, par exemple. Le courant nouveau, celui de la protection de l'environnement naturelle, c'est la protection des intérêts de l'animal. Il est cependant difficile d'énoncer des droits de l'animal. La corrida pour Wolff en est le reflet. L'homme est un animal comme les autres car c'est un être vivant comme un taureau. Le taureau est donc l'égal de l'homme sur ce plan. Or, l'homme est un être cruel capable d'exterminer une espèce entière. Cela légitime la mise à mort du taureau. Seulement, il est impossible d'aller dire à une lionne d'arrêté de tuer un zèbre. Ainsi, l'homme à des devoirs envers les animaux, mais cela ne signifie pas que eux est des droits. C'est très important. Défendre l'intégrité d'un lion reviendrait à ce qu'un lion défende l'intégrité des zèbre. C'est stupide. Donc, pour Wolff, en effet, l'homme a des devoirs par rapport à un animal de compagnie par exemple. De fait, l'homme à le devoir de s'occuper de son vieux chien qui l'a accompagné sa vie durant. Cela ne signifie pas pour autant que le chien à le droit d'être protégé par son maître. 

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