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Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.

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François Furet (I) : "la Révolution est terminée"

fr-Furet-Francois.jpgFrançois Furet (1927-1997) est connu pour ses ouvrages sur la Révolution française que sont Penser la Révolution (1978) et La Révolution 1770-1880 (1988). Ce dernier livre a reçut le prix des Ambassadeurs en 1989. Il est élu à l'Académie française l'année de sa mort. Il sera remplacé par un autre grand historien, René Rémond (1918-2007).

 

La question de la Révolution était alors considérée comme inintéressante. Braudel, par exemple, la déconseillait fortement à ses étudiants. Furet, pourtant, va redonner son caractère problématique à cette période majeure de notre histoire. Il va s'intéresser à un cycle révolutionnaire qui commence avec un long XVIIIe Siècle et qui se termine avec un XIXe Siècle qui permet d'aborder les conséquences de la Révolution, de façon beaucoup plus large et intéressante que la seule période traditionnelle allant de 1789 à 1799 ou 1814.

 

Il utilise aussi la méthode comparative, notamment en confrontant la Révolution française avec celle anglaise et celle américaine. Il permet ainsi de noter qu'il n'y a pas qu'une forme de révolution, mais plusieurs. Comme le fera Rosanvallon, Furet met en avant l'idée que la Révolution révèle les grands problèmes de la démocratie moderne : rupture du lien social traditionnel, la fragilité de l'ordre politique, etc.

 

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Dans Penser la Révolution, Furet refuse de croire que la Révolution a permit la mise en place de la classe bourgeoise au pouvoir. Il explique aussi que la Révolution n'a pas été modérée, mais, bien au contraire, elle s'est instituée en République législative toute puissante. Il y a continuellement une vision extrême du pouvoir. Le peuple est souverain comme le roi l'était. Il y a de ce fait l'idée d'un absolutisme populaire qui ne va bien sûr pas de pair avec l'idée de liberté.

 

Il en arrive à considérer la Terreur non pas comme un régime d'exception, mais comme un régime qui a été organisée et pensée. Furet va donc s'intéresser au rôle des individus dans l'histoire. Il veut montrer que les acteurs historiques possède une initiative historique qu'il ne faut pas oublier. Il y a quelque chose d'imprévisible dans l'histoire qu'il n'est pas bon d'oublier. Penser le contraire c'est, en quelque sorte, tomber dans une dérive méthodologique : l'anachronisme.

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T
La tentation terroriste est présente dans toutes les révolutions.
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