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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 23:37

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François Dosse, au sujet de l'Affaire WikiLeaks, pense que cela pose le problème de la documentation de l'historien. Pour lui, il ne faut pas être impressionné par la masse des missives diplomatiques dévoilées. Cela est une bonne chose. La question est de savoir ce que l'on fait avec l'abondance des sources ? Depuis quelques années, l'historiographie est enseignée comme discipline. La référence est le Dictionnaire des études historiquesde BURGUIÈRE(1986). Le rapport au passé à changer. Il n'y a plus la recherche d'un sens de l'histoire. Les historiographes, comme François DOSSE, parlent d'histoire en miettes. Beaucoup de débats sont encore sensible au sein de la communauté historienne. Prenons celui sur l'Antiquité Tardive. Dans un article, INGLEBERTpense qu'il faut revenir sur la vision d'Henri-Irénée MARROUet de Peter BROWN, notamment en prenant en compte les apports de l'archéologie. Il y en a aussi un sur la Révolution industrielle qui est souvent pris comme un nom de période. Au départ, il y a l'Angleterre, mais cela est même remis en cause ? Même le terme de « révolution » semble mal venu puisqu'il y a plus un mouvement qu'une véritable rupture. Les changements théoriques en historiographie sont aussi un peu sensible. Par exemple, Hayden WHITE.

 

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Après un passage à la micro-histoire, il y a un retour à l'histoire-monde. Le genre de la biographie est encore assez mal vu par certains historiens. L'attention aux acteurs est importante bien évidemment. La biographie a une place dans la maison historienne. Elle permet de penser l'écriture de l'histoire autrement. Bien sûr, il y a de mauvaises biographies qui n'ont rien d'historique et qui retournent finalement à une vision très structuraliste. Ce genre fait encore débat, sert d'expérimentation sans grand risque. Cela peut emmener à l'histoire sociale (FEBVRE, BRAUDEL...). Ce courant a dominé la recherche et l'enseignement universitaire. Dans un livre intitulé L'évènement, Dosse revient sur ce concept important. Il y a un renouvellement sur la façon de le concevoir comme le souligne un débat vif et rapide sur la guerre 14-18. Concernant l'enseignement, il y a aussi une vive critique, dénonçant notamment la trop grande vulgarisation ou un attachement forcené aux traditions.

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 18:55

Le Moyen-Âge est une époque de l'histoire occidentale qui s'étend sur une période de mille ans, allant de la chute de l'Empire d'Occident en 476 à la chute de l'Empire byzantin en 1453. Pendant cinq siècles, l'économie est basée sur le domaine et l'instabilité politique ne va pas dans le sens d'une expansion économique, entraînant plutôt un repli. En effet, l'autarcie, c'est-à-dire, nous explique le dictionnaire Hachette, le« système économique d'une région qui peut suffire à tous ses besoins » [2007], va se mettre peu à peu en place. L'organisation sociale sous les Carolingiens repose sur l'héritage des Mérovingiens et de leur organisation en chefferies ou en clans. La question pour les historiens est de savoir si l'économie à la fin du VIIIe siècle est en expansion ou alors si elle est restée à un état archaïque ? « La réponse est malaisée car les ressorts de cette économie échappent en partie à l'historien. Les sources ne jettent sur elle qu'une lumière tamisée, qui laisse de surcroît quelques zones dans l'ombre. » [Gouguenheim, 2009]

 

Le domaine

 

Le domaine est dirigé par un seigneur, protecteur des paysans qui mettent en valeur les terres. La pratique agricole est celle de la rotation biennale des cultures, c'est-à-dire qu'un champ est laissé en jachère un an ou deux afin de ne pas s'appauvrir. Ensuite, l'assolement devient triennal avec trois ans, dont un de culture des céréales, un autre pour les légumineux et enfin une année de jachère. Il y a donc deux types de terres :

1. Les terres cultivés, ager en latin, parmi lesquelles sont à distinguer le domaine du maître, ager dominus, exploité par des serfs, et les manses, lots attribués à des paysans (libres ou non-libres), qui sont souvent constitué de dix à quarante hectares.

2. Les terres en friches, saltus en latin, sont souvent considérées comme étant publique et utilisées comme pâturage.

Ce qu'il faut surtout retenir du domaine carolingien, c'est qu'il ne produit qu'une économie de subsistance. 

Les paysans, libres ou non-libres, sont les éléments les plus important du domaine. Ils sont attachés à la terre et change de propriétaire au grès des aléas de la politique. Il n'y a bien sûr plus d'esclavage à cette époque, mais il y a d'énormes différences entre les paysans et certains sont tellement sous la tutelle d'un seigneur qu'ils ne peuvent plus le quitter.


Les impôts


Pour cultiver le manse, le paysans doit payer des impôts de toute sortes que sont le cens (un impôt en argent), le champart (un impôt en nature), les corvées ou encore la dîme (un impôt ecclésiastique). Il y en a d'autre bien sûr. La taille, par exemple, est un impôt particulier pour se faire protéger par le seigneur. Seigneur qu'il faut rétribuer. Cette taxe est payée par les paysans pour se faire protéger notamment en cas de guerre. La mainmorte prend effet quand un serf meurt puisque la majeure partie de son héritage revient à son seigneur. D’où l’expression courante, « il n’y va pas de mainmorte ». Un autre impôt, le formariage c'est lorsque deux serfs de deux seigneuries différentes veulent s'épouser. Ils doivent s'acquitter de la taxe prévue auprès de leur seigneur respectif. La gabelle est une taxe d’origine romaine appliquée sur le sel et qui va se développer surtout à partir du XIIe siècle lorsque la royauté s’empressera d’accaparer à son profit le monopole et la vente de cette denrée. Pour finir, citons le tonlieu qui est un impôt prélevé pour l'étalage des marchandises sur les marchés. C'est aussi un péage sur les marchandises transportées lors du passage d'un fleuve ou aux portes de certaines villes.

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 01:20

L'arrivée au pouvoir du duc Hugues en 987 marque un véritable tournant. La période franque est terminée. Plus souvent dissidents que fidèles des Carolingiens, les Robertiens exercent leur autorité en Neustrie. Fils de Hugues le Grand, petit-fils de Robert le Fort, Hugues Capet va permettre la naissance de la troisième dynastie royale de Francie. Avant d'être roi des Francs, il en fut duc et donc son expérience politique est grande. Il a une forte personnalité, sans doute du au fait qu'en 956, à la mort de son père, il n'avait que seize ans et déjà il était responsable des domaines familiaux. Ce n'est pas toujours simple pour un jeune prince d'être le chef d'une des plus riche et puissante famille du Nord de la Francie. Avant de revenir sur le règne de ce roi nous passerons par toutes les étapes de sa vie, en commençant par un petit aperçut de l'historiographie le concernant. La faiblesse des derniers carolingiens a finit par agacer l'aristocratie franque qui décide de mettre fin à tout cela. Il n'est pas certain que dans la réalité des faits ce soit bien mieux concernant Hugues. Déjà âgé, il a le mérite d'avoir un fils majeur. Peut-on penser toutefois que Hugues ne devait être qu'un roi de transition ? C'est plus difficile à affirmer, mais je tenterais d'aborder l'ensemble de ces questions.

 

I. LES SOURCES SUR HUGUES CAPET

 

Hugues Capet est un roi qui appartient au haut moyen âge et plus spécialement à l'époque dite postcarolingienne, c'est-à-dire du IXe au XIe siècles. De nombreux historiens, comme Duby, Corbet, Parisse ou Folz, ce sont intéressés à cette période. Les textes médiévaux sont utilisés comme des sources, de manière systématique et rigoureuse, depuis le milieu des années 1960. Plusieurs publications ont été faites aux éditions des Belles Lettres. Certaines sont aujourd'hui épuisées. C'est le cas de celle concernant l'Histoire de France (888-995) de Richer de Reims. C'est une des principales sources sur le parcours politique de Hugues. L'édition que j'évoque ici est celle de 1937 qui reprend la traduction de Robert Latouche dans la collection des Classiques de l'histoire au Moyen Âge. Toutefois, on peut consulter ce texte en version numérique sur Gallica 2, site Internet de la Bnf. L'édition en question est celle publiée en 1845 chez Renouard à Paris par la Société de l'histoire de France. Elle est bilingue, à la fois latin et français. Le traducteur est un inconnu, Joseph Guadet (1795-1887), sur lequel je n'ai rien trouvé. L'éditeur scientifique, quant à lui, est Georg Heinrich Pertz (1795-1876), un historien allemand. Georg Pertz venait d'être nommé bibliothécaire en chef de Berlin lorsqu'il participe à la publication du texte de Richer. Concernant les sources sur le règne et le personnage il y a aussi la Correspondance de Gerbert d'Aurillac, futur Sylvestre II. Ce pape est une des personnalité les plus marquantes de l'an mil. Né vers 945 et mort en 1003, il est présenté aux côtés d'Otton III notamment. On peu citer ici l'historien Pierre Riché qui a publié plusieurs biographies de ce pape.

 

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Concernant Hugues Capet, il n'y a pas beaucoup de publications "grand public". On peut toutefois noter celle de Yves Sassier, parue en 1987 chez Fayard, intitulée simplement Hugues Capet, et celle de Laurent Theis, qui n'en est pas une diront certains,  parue chez Gallimard en 1984, L'avènement d'Hugues Capet. Je puis aussi citer un article de Michel Parisse, "Hugues Capet et la France de l'an mil", publié en 1987 dans la revue Comptes-rendus des séances de l'Académie des inscriptions et belles-lettres (lien). Il revient sur son élection controversé, en posant notamment la question : l'avènement d'Hugues Capet est-elle une usurpation ? Finalement, son objectif est de réhabiliter le premier roi des Capétiens. Pour citer les dernières parutions, en poche surtout, car financièrement plus accessible, je ne retiendrais que le collectif intitulé Les Capétiens (987-1328), parue chez Perrin en 2008. Le règne de Hugues Capet y est brièvement abordé, mais, remis dans son contexte, avec les apports des découvertes récentes, c'est un bon éclairage.

 

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 16:05

33152692_7065202-copie-1.jpgTodt, puis Speer, ont contribué à la construction du mur de l'atlantique. De monumentaux édifices émergeront de tout cela. Son objectif est bien sûr la défense des côtes françaises, mais surtout du Reich. Il y a des bunker servant de postes de commandements ou de postes radar. Ce « mur » fut bâti par des entreprises françaises bien plus que par des entreprises de l'occupant allemand. Certains chiffres ont décuplé. Concernant le cas des Juifs, personne ne connaît, n'a jamais entendu parler... C'est bien sûr faux puisque tout le monde le sait, surtout à partir de 43. Pétain, jamais ne s'y opposera... Collaboration économique et politique est de mise : travail, travail, toujours le travail. Il veut sauver la France par le travail le père Pétain... hum. 900 milliards de francs ont été détournés par l'Allemagne. En fait, par sa collaboration, le maréchal a accepté le pillage systématique du pays. Il ne faut pas oublier que l'Europe est en guerre et qu'aucune des entreprises françaises n'a fermé ses portes. Toutefois, beaucoup des patrons sont anti-allemand. Ils livrent les allemands, mais sont souvent membres de la résistance dans le même temps. La propagande met le grand jeu et il est évident que le mur de l'atlantique a fait vivre des milliers de gens. Il y a une grande transparence de la part des Allemands qui déclaraient les accidents de travail. Monsieur Martin, le responsable des archives de Fécamp, nous l'explique en prenant l'exemple de tués lors des bombardements.

 

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 16:43

En Bourgogne vivent les Burgondes. Ils ont encore deux rois : Gondebaud et Godégisile. Le premier est un prince cultivé, proche des Romains, bombardé patrice puis prié de retourner d'où il vient en 474. Son retour en Gaule n'est pas passé inaperçue. Il occis ses frères, Godomar et Chilpéric II, père de la belle Clotilde. 104612R.jpgGondebaud est Arien, mais semble avoir été d'une grande tolérance à l'égard des Catholiques. Installés à Lyon, il laisse Genève à son frère. De suite, il apparaît évident que Godégisile ne peut se contenter d'une cité coupé des terres fertiles de Bourgogne par une décision fraternel. Il en conçoit un profond ressentiment et songe de suite au fratricide. C'était chose courant à l'époque. Il a en plus compris que Clovis, époux de Clotilde depuis 493, baptisé en 498, est le roi le plus puissant d'Europe occidentale. Ainsi, lorsqu'il décide de réaliser son rêve, il fait mander le roi des Francs pour l'aider. Celui-ci accepte d'autant plus facilement qu'il peut récupérer un peu de fond pour son trésor.

 

La diplomatie consiste à conduire des négociations afin de trouver une solution à un conflit sans avoir recourt à la violence. En 500, elle est bien sûr archaïque. Elle repose sur la parole principalement. Les négociations secrètes, les accords sous le manteau, sont monnaie courante. Godégisile envoie une ambassade auprès de Clovis pour lui demander son aide et lui promet un tribut. La promesse est aussi un argument. Les deux parties donnent leur parole. Ne pas respecter cette parole est considéré comme une rupture du contrat tacite qui liait les deux parties. C'est le cas classique.

 

Ambassade → négociations → accord tacite → mise en application

 

La mauvaise foi est de mise. Godégisile va promettre d'aider son frère contre Clovis avant de se retourner contre lui. Il y a l'idée, là-dessous, que si je t'aide, tu me paie. Toutefois, il peut aussi y avoir des retournements de situation. Ce fut le cas ici. Gondebaud, assiégé dans Avignon, résiste, mais Clovis ne veut pas abandonner. Il a donné sa parole. Seulement, un conseiller du roi de Lyon va faire croire à Clovis qu'il peut l'aider. Il va l'endormir. Par la duplicité, il parvient à passer un nouvel accord tacite avec le roi des Francs. Cette fois-ci l'ambassadeur, officiel, se transforme en conseiller extérieur. Gondebaud paie un tribut et Clovis lève le siège et rentre en son pays. Godégisile se retrouve ainsi seul.

 

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Plaque-boucle de ceinturon burgonde, Ve-VIe siècle (source: Dom Leclerq, Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie, Paris, 1939). (voir)

 

La bataille de l'Ouche est une victoire de Clovis et de Godégisile. Dans le texte de Grégoire de Tours on devine la stratégie, elle aussi primaire. Les armées se donnent rendez-vous à un endroit et se battent entre elles. Le combat fut sans doute violent, mais rapide, comme souvent à l'époque. Le roi perdant, donc Gondebaud, tourne le dos et s'enfuit. La poursuite commence. C'est Clovis qui s'en charge. Godégisile, quant à lui, rentre triomphalement dans la cité de Vienne. Il est tout éclaboussé de sa gloire soudaine, en oublie son allié, et se croit déjà roi de tous les Burgondes. Le siège d'Avignon, nous l'avons dit, est levé et Clovis rentre chez lui. Par certains côté, les pratiques sont celles des généraux romains. Un triomphe est donné au vainqueur. La paix prends effet lorsque les clauses de l'accord tacite sont respectés. Gondebaud chassé, pourquoi Clovis perdrait son temps en faisant un siège coûteux ? Cela signifie que le sort de Godégisile ne le préoccupe plus.

 

Scramasax-2d38e.jpgScramasax mérovingienne (voir)

 

Finalement, il apparaît évident qu'un accord tacite, oral, est aussi éphémère qu'incertain. Une promesse est une sorte de contrat. Je te promet de l'aide si tu me paie celui-ci. Je te promet un tribut si tu me donne de l'aide. Souvent, on a pu l'observer à plusieurs reprises, il y a un banquet qui est célébré, permettant de sceller l'alliance en quelque sorte. Passer un second contrat n'engage pas le rupture du premier. En effet, Godégisile a obtenu ce qu'il voulait. Rien n'oblige Clovis à rester sur place et donc son accord tacite avec Gondebaud est légitime si l'on veut. La guerre de Bourgogne, toutefois, montre bien les hésitations de Clovis qui n'est pas encore assez fort pour tenir réellement tête, à lui tout seul, aux Burgondes. Quant aux Burgondes, ils ont montrés leur faiblesse par cette guerre intestine. Il faudra attendre une trentaine d'années pour que les Francs annexent ce royaume.

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 20:10

sarkozy-presidentLes chefs d'État de la Cinquième République, en un demi-siècle, sont passés de la grandeur à la décadence. La suprême humiliation fut l'élection d'un petit avocat au barreau de Paris, ancien maire de Neuilly-sur-Seine, Nicolas Sarkozy. Populaire à plus d'un titre, ce personnage n'en est pas moins un sophiste né. Il fait un grand déshonneur à la langue française, mais, par un sens de la répartie fort bien assumé, il parvient à se hisser au-dessus des autres uniquement par cela. En comparaison au talent du général De Gaulle, de celui même de Mitterand, Sarkozy est un nain de la politique. La culture de Pompidou est bien plus honorable que celle d'un Chirac, homme du terroir, fils de vigneron, et que celle d'un Sarkozy qui, s'il connaît le mot, n'en a semble t-il jamais compris le sens véritable. D'ailleurs le nationalisme primaire monte en flèche dans notre pays et rien ne semble éradiquer cette plaie. L'Islam est de plus en plus stigmatisé et les étrangers n'ont plus leur place en France. Ce relan de conservatisme, critiquable et critiqué, m'insupporte. Il ne suffit pas d'être beau parleur pour être chef d'État.

 

dggd.jpgDe Gaulle

 

Les rois Capétiens font partie des meilleurs que notre pays est connus. Nous en avons eu d'autres par la suite bien sûr, Valois ou Bourbons, avant que n'arrive un jeune général du nom de Bonaparte (voir image ci-contre). Dictateur puis empereur, admirateur de César et de Charlemagne, il n'en a pas moins révolutionné le droit et les institutions. Les préfets font leur apparition ainsi que le Code Civil. NapoleonConsul_Ingres_publicdomain.jpgLe peuple ne joua jamais un véritable rôle politique puisqu'il fallait payer pour être électeur. En 1848, l'élection au suffrage universelle provoqua l'arrivée d'un neveu du premier empereur. Louis-Napoléon Bonaparte s'empara du pouvoir par un coup d'État en 1851 et devint empereur. Bien plus libéral et intelligent qu'on ne l'a souvent prétendu, Napoléon III aurait sans doute accepté un régime parlementaire si, bêtement, il n'avait déclaré la guerre aux Allemands. La Troisième république fut la plus longue et la plus réformatrice de notre histoire. Tout nos droits sociaux lui sont dû. La régression que l'on connaît sous la Cinquième est une conséquence du conservatisme « monarchique » si ancrée dans notre pays.

 

Le Parlementarisme ne fut jamais accepté en France, pas plus avec un roi qu'un président d'ailleurs. Il est donc compréhensible que la Quatrième République échoue aussi lamentablement que le Directoire et qu'un militaire s'empare du pouvoir. De Gaulle était un homme de principes, heureusement, mais menant une politique autoritaire très proche de la dictature, à ceci près qu'il était républicain et qu'il respecta durant toute sa vie politique la Constitution de 1958 approuvée par le peuple consulté par référendum. Une politique bonapartiste, populiste sur plusieurs point, fondée sur la légitimité du président élu par le peuple et donc tout-puissant par ce fait seul. Alors que le président américain peut rester au pouvoir pendant une durée maximale de 4 ans par mandat, renouvelable une fois, le président français pendant longtemps pouvait rester au pouvoir pour un mandat de 7 ans, renouvelable autant de fois que le peuple le jugerait bon. Chirac décida – il fit bien – de ramener le mandat de 7 à 5 ans, renouvelable une seule fois.

 

peine-7320143b1.jpgMitterand, le président socialiste qui travailla pour Pétain, fut celui qui aboli la peine de mort en 1981. Cette abolition n'entrera dans la constitution qu'en 2007, sans doute devant la montée de l'extrême-droite. Un populisme dont il convient d'avoir peur ? Peut-être... Toutefois, restons sérieux, le dénie de démocratie commence à apparaître avec Sarkozy. La liberté de la presse est bradé et nous retombons au 44e rang dans la liste de Reporters sans frontières. Plusieurs fois notre pays à été allumé par Amnesty International pour non respect des droits de l'homme et, récemment, par Viviane Reding, vice-présidente de la Commission européenne. Les décisions populaire ne sont pas non plus prise en compte et, paradoxalement, si le président recherche une popularité lors des élections, il se croit ensuite tout permis. Il est désormais certain que la crise que connaît la Cinquième République et la demande d'une réforme permettant la naissance d'une Sixième sont bien plus grave qu'il n'en a l'air. L'entrée dans le XXIe siècle est brutal pour la France. La colère du peuple est grande. La montée des extrêmes, les grèves à répétition (pas une année sans grève depuis 2002) et la "guerre civile" de 2005, sont bien la preuve d'un malaise sociale qui va bien au-delà d'un simple mécontentement à l'égard d'une politique. Cette état de fait n'a pas encore été compris par les différents gouvernement, mais surtout par les représentants du peuple eux-mêmes.

 

b5e867c0813ec19327ecdf2b610bbe64.jpgCasseurs lors des émeutes de 2005

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 15:59

Le 11 novembre 1918, à 5 heures 15, l'Allemagne capitule et un cessez-le-feu prend effet à 11 jeures le même jour. La joie est immense en France. Toutefois, cet armistice n'est pas le premier de la guerre, mais c'est le plus important car il concerne les deux acteurs principaux du conflit. Déjà, le 3 mars, les Russes signaient le traité de Brest-Litovsk avec l'Allemagne, laissant augurrer du pire pour l'Entente.

Armisticetrain

 

Il n'en fut rien et la victoire des Alliés devient inévitable du fait même de l'affaiblissement des Empires centraux. Seulement, militairement, le vaincu n'est pas battu et la victoire de l'Entent prend un caractère conjoncturel. Après le traité de Versailles et l'humiliation du vaincu, l'Europe et le monde s'engage vers une période noire. Le XXe siècle est un des pires pour les sociétés civiles depuis la Guerre de Cent Ans. Les conflits sont meurtriers :

               - Première guerre mondiale : 18,6 millions de morts et 21,2 millions de blessés.

               - Seconde guerre mondiale : 64,8 millions de morts (c'est l'actuelle population française ! )

 

A partir de 1945, deux puissances se disputent le monde : les Etats-Unis d'Amérique et l'Union soviétique. C'est la Guerre Froide. La France s'enfonce des les guerres coloniales tandis que l'Allemagne se retrouve, en 1949, divisée en deux Etats : la République démocratique et la République fédérale. Cela va durer jusqu'en 1989 (chute du mur de Berlin) et les années qui suivent. L'Allemagne est réunifiée et c'est le début de l'Union européenne politique et puis de la coopération militaire franco-allemande. Ce couple est aujourd'hui remis en cause au sein de l'Union et leur politique est critiqué au sein même des organes officiels. Certains journaux étrangers on parfois soulignés de nouvelles tensions entre les deux pays... mais de là à y voire une reprise des hostilités bien sûr que non... du moins dans l'état actuel des relations diplomatiques...

 

Militairement l'Allemagne pourrait disposer (il y a un service militaire) de 36 millions d'hommes. La conscription est un moyen d'éviter la mise en place d'un régime autoritaire en Allemagne, l'exemple de Hitler ayant marqué la conscience nationale, on s'en doute. Le budjet de l'armée s'élève 31,1 millards d'€ (soit 1,5% du PNB)

La France quant à elle possède une armée de métier d'environ 310 000 hommes. Du fait du recensement et de la journée d'appel pour la défense, elle peut compter sur la mobilisation de 25,2 millions d'hommes supplémentaires. C'est la 13e armée la plus puissante du monde et son budget s'élève à 39,2 milliards d'ê (soit 1,7% du PNB)

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 19:27

LA MUTATION HISTORIOGRAPHIQUE DES ANNÉES 70

 

 

 

 

Peter Brown, historien de l'Antiquité tardive, possède une culture polyglotte, une incroyable curiosité intellectuelle et une connaissance du terrain non négligeable. Peu intéressé par l'explication du passé en lui-même, il préfère s'attacher aux détails, à ce qui est singulier. De ce fait, Brown privilégie la forme de l'essai davantage que l'étude universitaire proprement dite. Il refuse notamment de trouver des causes à tout les évènements ou phénomènes historiques et il n'essaie pas de démontrer mais il tente d'expliquer. En revanche, concernant ses recherches, Brown ne parle plus de rupture entre l'Antiquité et le Moyen Âge, mais il préfère y voire une continuité caractérisé par l'apogée de l'Église. Brown récuse les mots de « déclin » et de « décadence » car il n'ont pas de sens concernant les époques étudiées.

 

L'anachronisme

 

Le problème principal de l'historien c'est l'anachronisme. Lucien Febvre lutta avec force contre lui car il empuante la discipline, et ce encore aujourd'hui. Dans ce cadre, l'histoire des mentalités joue un rôle important. L'objectif du professionnel est ici de comprendre comment les contemporains d'une époque pouvaient penser. Il est donc nécessaire que le spécialiste pèse ses mots lorsqu'il aborde la chute de l'Empire romain d'Occident ou le règne de Louis XIV. Par exemple, le terme république n'avait pas le même sens pour un citoyen romain du IVe siècle que pour un sujet français de sa Majesté au XVIe siècle. Dès lors, on comprend l'intérêt que Febvre éprouve pour le concret davantage que pour l'abstrait. Ce jeu des mots et des nuances va permettre l'émergence d'une « révolution » historiographique. Notons que nous parlons de nos jours des « Féodalités » ou des « Réformes » et non plus de la « Féodalité » ou de la « Réforme ». Le champ des interprétations est multiplié tout en augmentant l'abstraction, dans une certaine mesure... Il n'existe plus une seule façon de percevoir notre monde, mais plusieurs visions, chacun pouvant avoir la sienne. Au yeux de Febvre, il est assez éloquent de constater que l'Antiquité, le Moyen Âge ou la Renaissance, n'ont pas de sens véritable puisque le changement n'est possible que dans la continuité. Cette approche peut apparaître comme étant empreinte de conservatisme. Pourtant, elle est fondamentale pour comprendre l'historiographie de ces trente dernières années.

 

L'humain doit-il être remis à l'honneur ?

 

Remettre de l'humain au centre de l'étude de l'histoire reste une priorité du XXIe siècle. L'Université est encore très influencée par l'histoire économique et sociale ce qui réduit assez considérablement la place des hommes pris comme individu et non plus pris comme un collectif qui, par une sorte de mécanisme de groupe, réfléchirait et agirait dans un même élan. Certes, le collectif est important, mais il ne faut pas oublier qu'il est composé d'êtres humains plus ou moins connus. Penser l'histoire de cette façon fut la norme pendant des années, notamment sous l'influence des thèses marxiste. Febvre, chez qui il y a une pointe d'optimisme, tend à s'éloigner de cette vision de l'Histoire. L'intérêt pour le travail du géographe Paul Vidal de La Blache fut considérable. L'auteur du Tableau géographique de la France, publié dans l'Histoire de France de Lavisse, est encore une référence en la matière. Le milieu dans lequel vive les hommes a donc un intérêt bien plus important qu'on ne peut l'imaginer. Parler d'un philosophe, d'un écrivain, d'un homme politique ou d'un savant, c'est du pareil au même... Chaque homme illustre, chaque grands hommes comme les appelle Hegel, ont une influence sur leur milieu, quel qu'il soit. La notion d'espace, finalement, revêt un intérêt particulier encore de nos jours.

 

Ce qui ressort de tout cela, en définitive, c'est la question de l'érudition et de la langue, de l'écriture et du débat méthodologique... De la pédagogie donc... Nous pouvons poser la question suivante : comment enseigner l'histoire ?

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 21:44

Olympe de Gouges est née le 7 mai 1748 à Montauban et elle est morte guillotinée le 3 novembre 1793 à Paris. Elle n'avait que quarante cinq ans. Engagée, elle est, mesdames, celle qui fit beaucoup en France pour les droits de la femme. Elle permet en partie le vote de la loi sur le divorce donnant aux femmes la possibilité de « casser » un mariage forcé. Auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne en 1791. C'est un texte novateur, c'est une certitude, unique en son genre. Il est bien français – ce qui est rassurant – et il donne un élan pour une meilleure vie des femmes.

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 16:44

J'ai fêté mes 21 ans le 28 octobre ce qui, en soit, n'est pas très important. J'ai décidé de faire une rétrospective de ses vingt dernières années... Cela permettra à tous ceux nés cette année de 1989, mais bien sûr, aussi, celle de 1990, de se donner une idée des grands évènements qui ont bouleversé (ou non, d'ailleurs) le monde ou leur vie jusqu'à aujourd'hui... Il est évident que les évènements français risquent d'êtres prédominant puisque je suis français...

 

9 novembre 1989

 

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Chute du mur de Berlin, surnommé mur de la honte. Construit en 1961, il sépara pendant longtemps l'actuel capitale de l'Allemagne en plein coeur de la partie soviétique.  

 

 

 

(image : herodote.net)

 

20 avril 1990

 

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Le télescope spatial Hubble a révolutionné l'astronomie en permettant la découverte de nombreuses galaxies. Sa qualité d'image était exceptionnelle pour l'époque. Il fut financé par les Etats-Unis et l'Europe. Il met un coup final à la guerre de l'espace que se livraient les Américains et les Russes.

 

 

 

(image : NASA)

 

2 août 1990

 

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L'Irak envahit le Koweït, provoquant la Première Guerre du Golfe. Cela provoqua la colère de la communauté internationale. La guerre se termina par la défaite de l'Irak, mais la France pris part au conflit... La violence des combats n'a certainement pas encore été perçu par l'opinion... Les hommes politiques d'alors firent en sorte que l'on oublia le dernier conflit armée de la Guerre Froide...

 

 

 

 

19 novembre 1990

 

Signature à Paris du Traité sur les Forces Conventionnelles en Europe (FCE) qui met fin officiellement à la Guerre Froide en réunissant 22 Etats de l'OTAN et du Pacte de Varsovie. Au total 30 pays le ratifieront. Mitterant aurait dit, à son propos : Yalta s'est terminé ce jour même. En une phrase, il résume près de 45 ans de conflit américano-soviétique. 

 

25 décembre 1991

 

Conséquence logique de l'évènement précédent... C'est le jour de la chute de l'URSS. Il n'y a plus aujourd'hui que la Fédération de Russie, plus imposant pays du monde (le pays-continent) et aussi celui dont la densité de population est une des plus faible. Les restes de l'URSS sont encore présent, notamment dans le conflit tchétchène.

 

11 août 1999

 

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L'éclipse totale de soleil a marqué les esprits. J'avais huit ans et je m'en souviendrais sans doute toute ma vie. Une place porte son nom à Fécamp, ville d'où la photo a semble t-il été prise. Le mauvais temps fit augurer du pire, avant que les nuages se dégagent... Il y eut des applaudissements... Comme quoi, la beauté du ciel parvient à émouvoir les hommes d'ici bas... Je trouve cela sincèrement touchant...

 

(image de Philippe Stoop sur Paronamio)

 

1er janvier 2000

 

Le passage au IIIe millénaire fut émaillé par la rumeur du "bug informatique" de l'an 2000, qui, bien sûr, ne survint pas... Comme en l'an 1 000, les terreurs de l'an 2 000 sont un mythe. Les croyances plus ou moins occultes des Hommes les conduisent à voir la fin du monde partout... Ainsi, en 2012, la fin du monde est programmé. Les astrologues nous ont rassurés, de ce côté rien ne peut, en "théorie", nous arrivé...

 

7 novembre 2000

 

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L'élection de Georges Walker Bush provoque la colère d'une partie des électeurs. La suspition d'une fraude électorale entâche l'image de ce fils de président... Un homme qui va, à lui seul, causé la ruine d'un pays et retombé dans un mythe de l'Amérique toute puissante qu'il vaut mieux oublié aujourd'hui.

 

 

 

(image : Suchablog)


11 sptembre 2001

 

11-septembre-2001.jpgLes attentats du World Trade Center provoca un vent de panique et d'effroi sur le monde entier. 3 000 citoyens américains sont morts. Les images vu à la télévision sont toujours ancrées dans ma tête de collégien que j'étais... J'ai vu les gens sautés dans la vide, agiter leur mouchoir aux hélicoptères de police et des journalistes... Bref, une horreur. L'Europe entière fut en deuil comme de nombreux autres pays du monde. Plusieurs années plus tard, certains pensent que les attentats sont l'oeuvre de Bush et de l'Arabie Saoudite pour provoqué une seconde guerre en Irak et mettre la main sur le pétrole du Moyen-Orient. Un peu osé ? Qui sait ?

 

7 avril 2003

 

Après une guerre éclair, le régime irakien de Saddam Hussein tombe sous les coups d'une coalition internationale menée par l'OTAN. Sans déclaration de guerre, elle a envahit l'Irak. La guerre n'est pas encore terminée la-bàs, mais l'occupation américaine doit prendre fin bientôt, en janvier 2011. Le terrorisme international se développe et provaquera deux autres attentats : celui de Madrid en 2004 et celui de Londres en 2005. Aujourd'hui, les islamistes ont appelés à la guerre ouverte contre la France...

 

26 décembre 2004

 

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Le tsunami qui eut lieu dans l'océan indien est un des plus terrible de l'histoire depuis des lustres. Plus grosse catastrophe naturelle du XXIe siècle (pour le moment), elle causa la mort de 220 000 personnes. D'une magnitude de 9,3 sur l'échelle de Richter, le tremblement de terre qui en est la cause, est impressionnant. La vague mesurait plus de 10 mètres de haut. L'image ci-contre est prise en Indonésie. Les côtes africaines ont été touchées et il y eut même des blessés sur ce continent directement dû au séisme. Après cela, il y eut Katrina, ouragan qui dévasta la Nouvelle-Orléans en 2005 et le tremblement de terre de 2008 en Chine qui dévasta la province de Sichuan.

 

28 octobre au 17 novembre 2005

 

Des émeutes urbaines éclatent en France suite à la mort de deux jeunes de Clichy-sous-Bois dans un transformateur électrique. Deux policiers ont été mis en examen en octobre 2010 pour non-assistance en personne en danger ayant entraîné la mort. Les violences qui suivirent ont durées 21 jours et ont provoqués la mort de 4 personnes, plus 56 policiers blessés. 600 personnes environ seront au final condamnés à des peines de prison. Le 8 novembre, l'état d'urgence est décrêté et certaines villes imposent un couvre-feu. Cette situation troublante ne sera levée que le 4 janvier 2006. Trois mois plus tard, la crise dans le pays s'accentue avec les manifestations de collégiens, lycéens et étudiants contre le CPE.


16 mai 2007

 

sarkozy-president.jpgL'élection présidentielle française voit arrivé au pouvoir un certain Nicolas Sarkozy... Avec lui, la France va connaître le prix de ce que l'on pourrait appelé l'in-conscience collective. Après m'être battu contre le CPE, j'assiste à la "rupture" tant annoncé, qui n'est, ni plus ni moins, que la continuité de douze ans de direction du pays par la droite. Le néo-conservatisme du nouveau président n'a rien de novateur et il met aujourd'hui en péril plus d'un siècle et demi d'acquis sociaux. Même la démocratie est menacée en France... Le pays est passé de la 6e place à la 44e place dans le classement de Reporter sans Frontières pour la liberté de la presse... C'est très très mauvais...

 

20 janvier 2009

 

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Election de Barack Obama comme président des Etats-Unis.

 

 

 

 

 

 

 

La France en 2010

 

Le mouvement social contre la réforme des retraites est un des plus important de l'histoire syndicale du pays. Le projet de loi est un recul social évident, pointé du doigt par les opposants au sarkozysme... Depuis le mois de mars, douze journée de manifestations ont réunis des millions de personnes dans les rues... Les mois de septembre et d'octobre ont été particulièrement violent, le gouvernement n'hésitant pas à tirer flash-ball et greandes lacrymos sur la foule... Les slogans sont adressés à Sarkozy pour qu'il parte... Des "Sarko démission" ou "Sarko, casse toi pôv' con" ont été largement répétés...

 

Manifestations

 

23 mars : 800 000 personnes

1er mai : 300 000

27 mai : 1 million

15 juin : 23 000 (uniquement Paris)

24 juin : 1,92 millions

7 septembre : 2,7 millions

23 septembre : 2,9 millions

2 octobre : 3,2 millions

12 ocotbre : 3,5 millions

16 octobre : 3 millions

19 octobre : 3,5 millions

28 octobre : 2 millions

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  • : La Crise des Consciences
  • : Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.
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