Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 19:27

L'explosion d'un four de la centrale de Marcoule n'aura aucune conséquence d'après la ministre de l'écologie et les autorités locales. Pourtant, l'exemple récent de Fukushima n'a pas de quoi nous rassurer sur la transparence des autorités. Bien sûr, même Sortir du nucléaire n'a pas plus d'informations que celles données par la presse et le réseau ne porte pas de conclusion hâtives. Donc, je ne me permettrais pas de faire des conclusions, mais il y a un mort et quatre blessés. Les risques de fuites sont minimes. Toutefois, si les risques sont réellement minime, cela pose question : les centrales sont-elles si sécurisées que cela ? Pourquoi le four a explosé ? Est-ce une erreur humaine ou un problème des installations ? L'information méritais d'être donnée. Les conséquences de Fukushima doivent faire réfléchir, c'est une certitude. Près de Fécamp, des accidents dans la centrale de Paluel ont eut lieu et n'ont eut que de très faibles échos dans la presse locale et sur les radios.

Partager cet article
Repost0
29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 02:34

L'euro, encore l'euro, toujours et encore l'euro. Sauver l'Europe par sa monnaie quoi de plus grandiose et de plus charmant. Mais de quelles bontés d'âme nous gratifient ces politicards grandiloquents ? Ah, elle est belle cette Europe libérale, antre vivace d'un capitalisme financier à l'agonie. C'est cela l'avenir : sauver les meubles coûte que coûte. Que fait donc la Déclaration des droits de l'homme dans la Constitution de 1958, dans le tout frais Traité de Lisbonne de 2007 ? Après, on va s'inquiéter qu'un Stéphane Hessel ose affirmer qu'il fut un rédacteur de cette Déclaration. Il en a été toutefois le témoin certains et il fait bien de nous rappeler l'existence de notre Sécurité sociale, dans quel contexte nous avons obtenu notre État providence. Et voilà Sarkozy s'affichant en sauveur de l'Europe, critiquant l'Allemagne – avec raison – mais sans modestie. Sa fierté d'inscrire son nom dans l'histoire est d'un pathétique risible. Le 26 juillet, il adressa une lettre au parlementaires, aux élus de la République, pour parler du grave sujet de l'avenir de l'euro. La manière, encore la manière, toujours et encore la manière.

 

Diantre, le monde politique est tombé bien bas en cette été 2011 assurément plein de surprises surprenante. Sarkozy ! Le nom, certes, restera dans l'histoire, c'est indéniable. Reste à savoir sous quelle forme. Écrira t-on sur son génie pour conquérir le pouvoir ? Le film La Conquêteest parfait pour le comprendre. Sur son sens politique, ses idées nouvelles et son illusoire « rupture », qu'en retiendra l'histoire ? Là, mon pitoyable esprit sceptique reprend le dessus. Le doute me taraude, m'assaille, m'empêche d'y voir pour le moment un rayon de lumière. L'arc-en-ciel promis ne vient pas, le pouvoir d'achat non plus d'ailleurs. La réforme des retraites entraîne dans les affres de la misère des pauvres citoyens jusqu'à tenaces, s'accrochant avec peine pour finir le mois décemment, espérant pouvoir économiser, emmener la petite famille en vacances. Ah, me voilà devenu larmoyant, touchant aux indignes émotions qu'il ne faut surtout faire surgir au risque d'être un démagogue. Même le sens des mots change en fonction de l'intérêt des uns et des autres.

 

En vérité, c'est ce qu'on appela jadis humanité qui tends à disparaître corps et bien. Sans honte, monsieur de Président de la République, Nicolas Sarkozy, avoue que « au-delà du sort de la Grèce qui nous concerne tous, c'est l'avenir de toute la zone euro qui se joue, donc notre avenir et celui de toute l'Europe. » La messe est dite ! L'Allemagne ne se rallia que pour sauver l'Italie, l'Espagne et peut-être même la France. Un pays outre-Rhin ne subsistant que par les importations ne peut se permettre de laisser couler ses acheteurs. Il est utile parfois de se montrer bon mécène. Croyiez-vous donc que les députés grecs ont vraiment eut le choix ? Ils ce sont certainement lâchement conduit, mais ils ont été plus intelligents qu'il était possible de l'imaginer. En sortant de la zone euro, ils réglaient le problème allemand. Seulement, comme le souligne certains petits malins, la crise grecque nous arrange. La France prête de l'argent avec un taux d'intérêt très bas et gagne donc de l'argent sur la misère des citoyens européens de la Grèce. L'argent, encore l'argent, toujours et encore l'argent.

 

En plus, magnifique de lucidité, notre cher Sarkozy reconnaît que la France et l'Allemagne sont deux pays différents. Il parle « d'enjeux fondamentaux » sans nous dire lesquels et il ajoute, parlant de notre voisine outre-Rhin : « Nos différences existent, elles font l'identité de deux vieilles nations mais l'Histoire nous a appris à les surmonter dans l'intérêt supérieur de l'Europe. » Les belles paroles que voilà. La vieille Europe au secours d'elle-même, n'est-ce pas merveilleux ? L'Allemagne réunifiée a tout juste vingt ans d'existence alors que notre Ve République a déjà une cinquantaine d'années. Nous sommes vieux, ils sont jeunes. Merkel agit par intérêt, pour sauver son économie et n'a que faire d'une Europe dont les institutions n'apportent même pas la stabilité nécessaire au bon fonctionnement du capitalisme financier. Pauvre Allemagne et pauvre Europe. Les grandes dames sont aveuglés par des illusoires succès, par des autorités incapable d'empêcher la France d'expulser les Roms, n'arrivant pas même à dire stop à ce dictateur populiste hongrois... Bref, une Europe sombrant dangereusement dans l'extrémisme de droite, le fondamentalisme et la xénophobie plus que primaire.

 

Quel message retiendra l'Europe de la folie meurtrière de cet homme en Norvège ? Rien. Elle trouve encore le moyen d'accuser les musulmans d'en être à l'origine. Ils sont trop nombreux chez nous ces étrangers. Un tel acte était prévisible et la faute incombe à ces bougnoules qui osent nous envahir. Mais dans quelle époque vivons-nous ? Sommes-nous revenus aux infâmes croisades contre l'hérétique, le sarrasin ? Eh bien, non, hélas, c'est le XXIe siècle et pourtant, pourtant, les autorités d'un pays démocratique entassent encore dans des avions des individus simplement parce qu'ils vivent dans des bidonvilles. Des voleurs de bas étage, des profiteurs sans scrupule, bénéficiant de la Sécurité sociale, payant parfois des impôts.... En effet, c'est trop de misère pour l'image de la France voulue par Sarkozy. Mais, monsieur le Président, la misère est l'inavouable résultat de la politique menée depuis des années par votre ignoble majorité, plongeant, au fil des semaines, un peu plus dans la décadence ce petit dont vous vous targuez d'être le gestionnaire.

 

Il énonce, Sarkozy, des mesures prises. La constitution d'organismes d'aide, de stabilité, des pactes dont l'efficacité a été ramené à l'état d'un nihilisme par de nombreux économistes réalistes. Franchement, comment, humainement, soutenir un plan d'austérité comme celui de la Grèce ? C'est une offense direct à la démocratie, un manquement aux règles les plus élémentaires du droit des hommes et femmes à vivre sous un toit, à manger à sa faim... Bref, c'est le droit de vivre que ce plan d'austérité piétine sans scrupule. Ensuite, le Président parle d'un « effort » que tous ont accordé à la Grèce par solidarité envers « l'un des nôtres ». Comme le phrasé est émouvant ! Un « effort » que les Français vont payer et qui, n'en doutons pas, permettra aux caisses de l'état de se remplir de liquidités gracieusement remboursées par les Grecs par la suite, avec les intérêts. Bref, les Français paient pour que les Grecs remboursent de l'argent qui rentrera dans les caisses de l'État, et non dans celles du citoyen lambda. Bref, comme toujours, c'est le contribuable qui paie les erreurs des politicards soumis à des puissants financiers, exemptés eux-mêmes de l'Impôt Sur la Fortune.

 

« C'est un véritable Fonds monétaire européen que nous avons l'ambition de construire », écrit-il encore. Il se dévoile, ne cachant pas ce que les anticapitalistes pouvaient craindre. La tentative est conservatrice. Ainsi, il veut un système financier pour l'Europe qui a montré ses faiblesses sur le plan international. Et qu'à donc fait le FMI pour prévenir la crise grecque ? Qu'à donc fait l'Europe pour prévenir la crise de sa monnaie alors même qu'elle en avait les moyens ? L'un et l'autre n'ont rien fait. Après, ils vont se vanter de sauver la situation en précarisant des citoyens un peu plus encore. Après, ils vont dépenser des millions pour faire la guerre, incapable d'apporter une aide suffisante au pauvres Africains mourant de faim dans les pires conditions. L'Europe de demain, est-ce cela ? Apporter la misère partout où elle va, faisant payer ses erreurs, imposant ses institutions par des magouilles de procédures.... est-ce vraiment cela l'Europe dont rêvent les citoyens des pays membres ? Je ne le crois pas. Le vote vers l'extrême-droite, vers l'écologie politique, vers tous ce qui ressemble à des alternatives, n'est pas anodin. C'est le signe d'un malaise profond, d'une incompréhension certaine de cette Europe de politiciens-gestionnaires, de financiers déconnectés de la réalité sociale, de la vie quotidienne des Européens. 

 

Toutefois, qui pour en prendre la mesure dans la classe politique au pouvoir ? Mélenchon explique que l'Union européenne n'est pas une démocratie... bientôt, je me verrais contraint de le croire. L'Europe fait beaucoup pour nous, soit, mais la médiatisation des plus importantes décisions ruinent sa popularité. Il est heureux d'avoir une Viviane Reding pour rappeler à l'ordre un Sarkozy qui ose défier le Parlement européen en envoyant Hortefeux et Besson affirmer que la France se passera de l'avis des députés en ce qui concerne les Roms. Au nom de la France ! Et puis quoi encore ! La France implique des Français, eux-mêmes divisés sur la question. Sarkozy finit sa lettre par un appel au rassemblement des parlementaires, à l'Union sacrée pour le bien de la France : « En France, dans les mois qui viennent, nous avons besoin aussi de nous rassembler sur ces questions essentielles, au-delà des intérêts partisans. La représentation nationale que vous incarnez jouera, j'en suis sûr, un rôle majeur pour assurer le sens de notre responsabilité commune face à l'Histoire. » Un plan de soutien à l'euro qu'il devra faire valider par le Congrès. Il n'aura pas la majorité des trois cinquième. Il le sait, mais, tout de même, il ose parler de responsabilité, lui qui n'a cessé de prôner la rigueur après avoir promis le mieux vivre. Fidèle à lui-même, c'est un nouveau cris, un retour aux fondamentaux de 2007 : « ensemble tout devient possible » !

 

En fait, c'est un pathétique coup de poker politique pour flatter des députés aux ordres, obéissants sans broncher lorsqu'ils sont à droite, gesticulant sans agir lorsqu'ils sont à gauche. Bref, le mot de la fin n'est pas optimiste : si les Français ne se réveillent pas en 2012 on est grave dans la panade !

Partager cet article
Repost0
16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 01:47

Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa est né en 1955 à Paris. C'est en 1973 qu'il obtient son baccalauréat B, c'est-à-dire aujourd'hui économique et social. Il entre ensuite à l'université Paris-Nanterre de laquelle il sort avec une maîtrise de droit privé en 1978. Il a alors 23 ans. Ce n'est pas un brillant élève et c'est de justesse qu'il sera reçu avocat. Finalement, il intègre l'Institut d'études politiques de Paris (IEP) à la rentrée de septembre 1979 pour en ressortir sans diplôme et que la journaliste Catherine Nay attribue à une mauvaise note en anglais.

 

Chapitre 1

L'amour est-il un mal dont on puisse guérir ?” (marquis de Sade)

 

Nicolas Sarkozy rencontrera peu après sa première épouse, Marie-Dominique Culiolli. Ils se marient en 1982 et auront deux enfants, Pierre, en 1985, producteur de rap, et Jean, né en 1986, dont nous connaissons tous – hélàs – les déboires scolaires et politiques. Peu à cheval sur les conventions, dès cette époque, il aura pour maîtresse, à partir de 1984, la femme du journaliste et animateur Jacques Martin, Cécilia Ciganer-Albéniz. En 1989, les deux amants décident de vivre ensemble. Si Cécilia divorce fort rapidement, ce ne fut pas le cas de Nicolas qui dû attendre 1996 pour pouvoir se remarier. Ils ont un fils, Louis, en 1997.


Pour finir, et c'est maintenant de connaissance publique, les conjoints se séparent en 2005 et finissent pas annoncer leur divorce à l'automne 2007. Cet épisode est bien mis en scène dans le film La Conquête de Durringer sortie en 2011. Sa troisième épouse est la chanteuse Carla Bruni qu'il rencontre au cours de l'hiver 2007. Prompt en affaire, ils vont se marier en février 2008, au palais de l'Élysée. Cela ne fit qu'accentuer les rires de l'opposition d'autant que son divorce avec Cécilia n'aurait pas été prononcé dans des circonstances très admissibles juridiquement. La chanteuse et désormais actrice, serait enceinte d'un garçon si l'on en crois les propos de Séguéla. Sarkozy apparaît comme un bien instable chef de famille et il faudra noter qu'il n'aura eu que des fils, si les rumeurs sur l'enfant à venir se confirmaient.

 

Chapitre 2

La raison d'être du pouvoir est d'agir, pas de durer.” (Sarkozy)

 

Ce petit avocat a eu une importante vie politique de second ordre avant d'entrer dans le grand jeu des prétendants au titre et surtout, en paraphrasant le pauvre Iznogoud, pour être président à la place du président. C'est un calculateur et un ambitieux le bonhomme. Le film La Conquête, avec une pointe d'humour cynique, montre bien la force de cette irrésistible attirance pour le pouvoir suprême. Il le veut ce poste et il l'aura, coûte que coûte. Ce n'est donc pas un opportuniste ainsi qu'il a été dit au début de son mandat. Il a une véritable intelligence politique. Par ses positions en faveur du “non” lors du référendum et son opposition a Contrat première embauche en 2006 l'ont placé en position de force auprès de la jeunesse du parti. Bref, il marque des points.


Nommé ministre de l'Intérieur en avril 2002 par Jacques Chirac, il fait da la lutte contre l'insécurité sa priorité. Toutefois, les critiques n'ont pas tardé à se montrer. Dans son livre, Nicolas Sarkozy, une république sous haute surveillance, Serge Portelli n'épargne pas l'actuel Président. Ainsi, p.137 : “Comment ne pas être choqué par cette exploitation par cette exploitation de la souffrance d'autrui à des fins de propagande ? Qu'un ministre de l'intérieur aille aux obsèques d'une victime d'un crime de droit commun ? Pourquoi pas, dès lors qu'il le fait avec recueillement et discrétion. Mais le faire ostensiblement devant les caméras ! Qu'il en fasse état ensuite dans des discours électoraux, est simplement indécent.”


Certes, le ministre de l'intérieur agit, mais peut-être un peu trop et de manière un tantinet provocante, chocante même. Sa politique sur la sécurité routière sera peut-être la plus emblématique et pas dénué de résultats positifs. Il multiplie les radars automatiques et les spots de préventions. Cette année, il a même supprimé les panneaux indiquant les radars. Cette mesure a d'ailleurs été contesté par son caractère autoritaire, sans concertation des députés. Il a aussi favorisé la mise en place des caméras de sécurité dans les villes et renforcé le fichage ADN que je trouve personnellement honteux. De fait, les arrestations lors des manifestations contre le gouvernement, notamment lors des émeutes de 2005 ou encore lors des “grèves” de jeunes en 2006, 2008 et 2010. La France, dans un même temps, va retomber au 44e range du classement de Reporter sans frontières concernant la liberté de la presse. C'est un signe inquiétant.


Il va aussi s'en prendre à la justice en annonçant la suppression du juge d'instruction et en voulant tout ramener au procureur, qui dépend directement de l'État. Bref, l'indépendance de la justice est remise en cause. Dans une démocratie cela est inacceptable, bien entendu. Il saura toutefois utiliser la justice pour porter plainte contre des journaux ayant publiés des photographies litigieuses ou pour poursuivre des fabricants de poupées vaudou. Il va aussi faire la chasse aux actes antisémites pour des raisons personnelles puisque, sauf démenti, son fils Jean est juif et lui-même aurait des membres de sa famille de religion juive. Après un passage au ministère des finances, durant lequel il privatise quelques entreprises, il devient, en automne 2004, chef du parti majoritaire.

 

Chapitre 3

La droite impose des règles par autorité et les respecte par obéissance.” (J-L Bory)

 

L'année 2006 marque un virage pour Nicolas Sarkozy. Il va se faire remarquer en prenant pour cible, cette fois, l'immigration et les étrangers, notamment ceux de confession musulmane. Curieusement, c'est à cette époque que le vocabulaire des discours d'opposition se durcit. Les associations de défense des sans-papiers vont parler de “rafles”. La France se fait épingler par la Ligue des droits de l'Homme pour “régression sécuritaire”. Sa loi sur l'immigration fait scandale en Afrique, notamment au Sénégal et au Mali. Bien qu'il arrive, en septembre 2006, à un accord sur une politique d'immigration choisie avec le président sénégalais Wade. Malheureusement pour Sarkozy, cet accord précède le discours de Dakar, le 26 juillet 2007, à l'université de la ville. Il est alors Président de la république. Wade, tout de même âgé de 81 ans, plutôt de sensibilité socialiste, fut scandalisé par ce discours tout comme de nombreuses personnalités françaises qui parlèrent alors de néocolonialisme, certainement à juste titre.


La présidence de Nicolas Sarkozy se traduit par une présence accrue de la police sur la voie publique, une montée de la violence urbaine, inconnue à cette échelle jusque-là, et l'acharnement contre les minorités. L'expulsion des Roms en 2010 en est le parfait exemple scandaleux qui valut un rappel à l'ordre de la France par l'Union européenne en la personne de Viviane Reding. Celle-ci fut proprement insultée et taxée d'incompétente, osant parler trop ouvertement. Toutefois, par la création, en 2007, d'un ministère de l'immigratione et de l'identité nationale, Sarkozy n'avait pas montré sa volonté d'apaiser les choses. Son débat sur le voile intégrale puis, il y a peu, sur la laïcité ont finit de couler le président aux yeux de nombreux universitaires et hommes de raison. Ces éléments de son quinquennat sont tout aussi important que la crise économique.

 

Pour la présidence complète, d'autres articles du blog sont assez détaillées pour se faire une opinion sur le sujet, notamment concernant les rapports de Sarkozy avec les États-Unis et sa politique étrangère.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 23:57

Laurent Wauquiez, ministre des relations européennes, un agrégé d'histoire, homme normalement intelligent, a scandalisé, il y a quelques semaines, l'opinion publique en parlant de faire travailler les personnes touchant le Revenu de solidarité active. Il est étonnant qu'une personne ayant fait autant d'études fasse des déclarations aussi absurdes. Ce qu'il veut dire, en fait, c'est que, en plus d'être au chômage, il faudrait donner gratuitement du temps à l'État. Ainsi, 1,8 millions de Français touche le RSA, c'est-à-dire 467 euros pour une personne seule ou 700 euros pour un couple sans enfants. Laurent Wauquiez, en tant que ministre délégué, touche 10 849 euros net par mois. Il touche 23 fois plus qu'une personne touchant le RSA.

 

La protection sociale ne concerne pas que les pauvres car ces messieurs les députés, sénateurs et ministres cummulent des revenus sans que cela choque. Or, amusons-nous un peu. Les riches sont aussi assistés que les pauvres et ce sont les classes moyennes, comme toujours, qui prennent tout dans la figure. Ainsi, notre cher Président de la république, qui gagne 21 286 euros par mois touchera 6 000 euros de retraite lorsqu'il perdra, espérons en 2012. Il sera aussi membre du Conseil constitutionnel comme le lui permet la Constitution. Il touchera donc un salaire de 12 000 euros par mois d'indemnités. Si je fais le calcul, cela donne 18 000 euros par mois.

 

C"est pas mal comme indemnités, non ? Un chômeur touche 14 000 euros par an, autant dire à peine un mois de salaire du Président de la république. Le salaire de Sarkozy est d'ailleurs fort minime par rapport à certains chef d'entreprise. Après, que va t-on nous parler de travail gratuit pour des chômeurs ? Il y a quelque chose d'un peu indécent là-dedans, non ? En Allemagne, on paie les chômeurs 1 euro de l'heure pour un travail à plein temps... Je trouves donc cela choquant alors que nous sommes à l'origine de la sécurité sociale, avec l'idée d'un revenu minimum pour vivre avec un peu de décence et non pas seulement survivre. Sommes-nous au moyen-âge ?

 

La crise économique n'a pas aidé grand chose d'autant que l'État à licencier ceux qui travaillaient à Pôle emploi. J'ai toujours du mal à trouver mes mots pour rester gentil dans une situation pareil. Les premiers chômeurs sont ceux qui doivent les aider. C'est tellement absurde que la colère monte rapidement. Moi-même, étudiant, touchant une bourse de 240 euros par mois, je ne serais pas grand chose sans le soutien de mes parents. Si déjà, je me sens impuissant face à une telle injustice, quel peut-être le ressentiment des plus pauvres, ceux à qui l'on promet sans jamais donner et que, en plus, on humilie par des déclarations scandaleuses ?

Partager cet article
Repost0
8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 13:12

Dominique Andolfatto et Dominique Labbé, tous deux sociologue, ont publiés dans la revue Le débat de janvier-février 2011 un article intitulé Retraites : les faux-semblants d'un mouvement social. Leur point de départ c'est ce qu'ils appellent le “déclin du syndicalisme à la française”, c'est-à-dire un déclin de la grève, une inter-syndicale incapable de répondre aux attentes des salariés, un État qui impose sa réforme sans concertation avec les “partenaires sociaux”. Bref, un vrai fourre tout dans lequel il est bien difficile de trouver les tenants et les aboutissants. Andolfatto et Labbé semble agacés par la politique menée par les gouvernements successifs depuis une quinzaine d'années, qu'ils soient de gauche ou de droite.

 

La question de la durée des cotisations a été posée pour le secteur privée en 1993 puis pour les fonctionnaires en 2003 et enfin pour les régimes spéciaux en 2007. La réforme de 2010 visait à rallonger l'âge légal de départ en retraite. Or, souligne les deux auteurs, dans le secteur privée, beaucoup de salariés, surtout en période de crise, n'ont plus de travail à partir de 55 ans. Ainsi en 2008, le “taux d'activité” des seniors – 55-64 ans – était de 39%, un des plus bas d'Europe. De fait, pour nos deux auteurs, la conséquence de l'allongement de l'âge légal de départ en retraite sera une hausse du chômage et, à terme, une précarisation des seniors puisque la retraite est calculée sur les dernières années de travail.

 

Il est curieux de constater que, comme pour les bourses étudiantes d'ailleurs, les allocations chômage n'ont pas augmenté et stagne dangereusement ainsi que les salaires des fonctionnaires dont le gouvernement vient d'annoncer une réduction de 5%. La loi ne prend donc aucun compte de la crise économique et tout les effets d'annonce resteront de l'ordre du théorique d'autant qu'il faut les décrets d'application pour les rendre opérationnels. Les deux auteurs sont sans concessions vis-à-vis de Sarkozy : “Pour boucher le “trou” des retraites, le Président en creusera donc plusieurs autres ailleurs. Mais, à la différence du sapeur Camember1, il saura certainement le dissimuler, au moins jusqu'après l'échéance électorale de 2012.” (p.73)

 

Finalement, ce qui pose question c'est la méthode de l'état pour mener à bien cette réforme et l'attitude des syndicats vis-à-vis de celle-ci. En effet, comment faire travailler des gens dont les employeurs ne veulent plus ? Quel est donc l'intérêt d'allonger l'âge légal de départ en retraite alors que les salariés du privée partent en pratique entre 50 et 55 ans de gré ou de force (et souvent de force) ? Ce qui caractérise le plus Sarkozy c'est la stratégie de l'étouffement, c'est-à-dire mettre sur pied une réforme dans l'urgence, imposant un calendrier intenable aux parties concernées. Habituellement, il obtient un terrain d'entente avec les syndicats, qu'il n'obtint pas en 2010. Seulement, et c'est le côté désolant de l'affaire à mon sens, Président et confédérations syndicales agissaient pour des raisons électorales.

 

La grève, mais surtout les blocages d'usines, d'universités, de routes et autres, ont entraînés un vif d'ébat. Peut-on empêcher les gens d'aller travailler ? D'ailleurs, les responsables politiques n'étaient-ils pas les premiers à dénoncer les “violences” ? Or, beaucoup de salariés soutenaient les grévistes et les bloqueurs car eux ne pouvaient pas se permettre de perdre des jours de salaire. La réalité fut des sondages qui donnaient, au début du mouvement, des chiffres avoisinant les 60% de personnes affirmant soutenir le mouvement, sans pour autant y prendre part. Selon les statistiques, un salarié de tertiaire marchand, en 2008, ferait une journée de grève tous les 35 ans en moyenne. La France est souvent perçu comme étant le pays qui fait le plus grève en Europe... Ces chiffres montrent le contraire. Dans la fonction publique, tout secteur confondu, un employé ferait une journée de grève tous les cinq ans. Quelle réalité ces chiffres sous-tendent-ils ?

 

Depuis mais 68, la France est un pays gréviste aux yeux des autres pays européens. Ainsi, tout au long du mouvement de 2010, les journaux de nos voisins se sont penchés sur ce phénomène “français”. Finalement, n'est-ce pas une façon de se montrer comme “contestataire” en apparence par des actions spectaculaires mais finalement très minoritaires ? Cela est en contradiction avec l'évolution des conditions de vie et de travail des français depuis une dizaine d'années. Les chiffres sont là pour montrer que le “pouvoir d'achat” régresse pour de nombreuses personnes et les inégalités sociales se creusent, comme le souligne des économistes comme Thomas Piketty. L'augmentation des suicides, des départ pour dépression ou longue maladie est une illustration d'un “malaise social” qui est très loin des préoccupations du gouvernement et du patronat. L'échec des grèves de 2010 ne risque t-il pas d'entraîner un repli sur soi de nombreux salariés qui ne savent plus comment se faire écouter, conscient que manifester ne sert à rien ? Le risque n'est-il pas un accroissement des “violences” dû à un ressentiment toujours plus fort à l'égard du patronat ?

 

Ces questionnements ne sont pas novateurs mais ils ont le mérite d'être urgent quant aux réponses qu'il convient d'y apporter. L'importance des manifestations de 2010 ressemble davantage a un baroud d'honneur que à autre chose. En effet, Andolfatto et Labbé expliquent que, pour être efficace, un mouvement de grève doit posséder une organisation capable de l'organiser, de gérer les manifestations en créant un mouvement collectif passant outre les revendications individuelles ; doit mettre en place des caisses de grèves permettant de financer, par la solidarité, les salariés qui décident d'arrêter le travail ; enfin, il faut une cohérence dans les revendications afin de pouvoir discuter avec les employeurs sans que ceux-ci puissent trouver des terrains d'ententes séparés. Or, “à l'automne 2010, aucune de ces conditions n'est réunie” car pour les syndicalistes la grève est un “sacrifice” auquel les salariés doivent consentir.

 

À travers les médias, nous avons vu des gens donner de l'argent à des grévistes, du café et des choses à manger par un élan de solidarité citoyenne. Les syndicats sont souvent très loin de ses scènes et beaucoup de grévistes refusaient aussi leur présence considérant qu'ils étaient incapables de gérer et de comprendre les problèmes qui les préoccupent. D'ailleurs, les auteurs le souligne, “cette désyndicalisation se poursuit depuis 2003 et continuera après les déceptions de l'automne 2010” (p.76). La figure du “militant” a souvent été importante par le passé alors que, aujourd'hui, celui-ci est souvent “bombardé” dans une entreprise dont il est parfois totalement étranger. Ce syndicalisme par “parachutage” n'a aucune chance de s'enraciner durablement dans une entreprise, surtout lorsque celle-ci change régulièrement d'effectifs. Finalement, la dé-sorganisation, voulue par les confédérations syndicales, a eu un effet pervers pour celle-ci.

 

Paradoxe encore : beaucoup de français estiment que les syndicats ont trop d'argent et que celui-ci serait en partie des “cadeaux” du gouvernement. Bref, une forme de corruption légale et a grande échelle. J'ai bien dis, une forme de corruption et non pas de la corruption. Pour Andolfatto et Labbé, les cotisations représentent 15% des ressources des syndicats. De plus, les entreprises versent des bons, une certaine somme d'argent, à leur salariés où directement au syndicat de leur choix. Ces sommes d'argents sont rendus publiques. Or, beaucoup d'autres financements, plus ou moins légale (plus moins que plus d'ailleurs) ne sont pas mentionnés dans les comptes des confédérations, comme la rémunérations par les entreprises des journées perdues par les syndiqués, par la création de postes de médiateurs sociaux données aux syndicalistes... Comme le montre les auteurs, les syndicats négocient souvent avec les employeurs dans le dos des salariés, affichant un semblant de cohésion sociales sur le terrain.

 

La conclusion générale qui apparaît c'est le manque croissant d'indépendance des syndicats et de démocratie en leur sein. C'est à cette question là qu'il faudra répondre dans le futur si les syndicats veulent garder une place parmi les salariés et si ils veulent retrouver des adhérents.

 

---- notes ----


 

1C'est une bande dessinée française de Christophe (1856-1945), Les facéties du sapeur Camenber. Camember.

Partager cet article
Repost0
29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 02:39

Nicolas Sarkozy, dès son élection, montre son attachement aux États-Unis et à Israël, mais aussi à l'économie de marché. Ses ambitions sont la lutte contre le terrorisme et la piraterie internationale. Peu avant l'élection présidentielle de 2007, alors que Villepin tente de se dépatouiller après les manifestations contre le CPE, Sarkozy rencontre Georges Bush. Celui-ci est le premier, comme par hasard, à féliciter le nouveau président français. Dès le début, cinq dossiers sont énoncés : le nucléaire iranien, le terrorisme en Afghanistan, la guerre en Irak, l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne et la Russie. Le changement climatique est aussi un point important du programme Sarkozy à l'échelle internationale mais il rencontre le mécontentement des États-Unis.

 

Il est par contre amusant de constater la méconnaissance de Sarkozy en ce qui concerne la politique étrangère. Il parlerait même un anglais plus que limité. Toutefois, là où les craintes américaines sont fondés, c'est que la France est, traditionnellement favorable au Liban, à la Syrie et aux Palestiniens. Sarkozy, s'il continuera de soutenir le Liban et jouera un double jeu avec la Syrie, aura tendance, fort fâcheuse, de soutenir Israël. Il rompt avec la politique de Chirac sur ce point. Nous le verrons bien, notamment lors de l'affaire de frégate de la Liberté. La France ne va jamais hausser le ton contre Israël. De plus, Kouchner, accusé à juste titre d'opportunisme, a une bonne image dans l'opinion et sur la scène internationale. Il n'est pas nommé ministre des Affaires étrangères pour rien.

 

En fait, ce dont on s'aperçoit, c'est que le Ier gouvernement Fillon est là pour plaire aux Américains. L'objectif est de faire de l'affichage. Sarkozy a su s'entourer de gens proche de l'ambassade américaine à Paris, notamment Morin et Hortefeux. De plus, et cela sera fermement critiqué, Sarkozy a aussi mis la main sur la politique étrangère en centralisant les décisions à l'Élysée, ne laissant à Kouchner qu'une très mince liberté d'action. La volonté de réformer le pays est entreprise sans tenir compte de ce que les conseillers du président n'avaient pas prévu : la crise financière de 2008. Globalement, à l'intérieur, comme à l'extérieur, Sarkozy est un provocateur. Son discours de Dakar, ponctué d'un relent de colonialisme mal assumé, et malgré un mea culpa de la France sur certaines erreurs, a été sévèrement dénoncé par une partie de l'opposition et des universitaires français.

 

Concernant l'affaire des infirmières bulgares en Libye, Sarkozy aurait considéré cela comme une victoire diplomatique de la France. En fait, il a été plus ridicule qu'efficace. On reprochera beaucoup à Sarkozy de se moquer, voire d'offenser par son attitude désinvolte, des chefs d'états étrangers. Il est à noter que le tournant a été rapide. Dès la fin de l'année 2007, la popularité de Sarkozy est très basse dans les sondages et des tensions apparaissent au sein des proches du président. Les manifestions sociales commencent fort rapidement et dureront jusqu'en 2010. Les accès de colère de Sarkozy, l'étalement de sa vie privée et son "autoritarisme", sa rigidité morale, inquiète de plus en plus. À l'époque, dans la presse française, il fait la une des journaux people, notamment lors de son divorce et de son mariage quelques semaines plus tard. Surprenant, non ?

 

Sur le plan extérieur, et notamment militaire, je suis en désaccord complet avec Sarkozy. La rentrée de la France dans le commandement intégré de l'OTAN est une erreur. Ce ralliement aurait été préparé plusieurs mois avant son annonce officielle, les Américains étant au courant avant les Français. La diplomatie française s'enlise alors sur l'Irak et Kouchner tente de réparer les pots cassés. Il propose une solution de sortie de la guerre, mais tout en affirmant que celle-ci se fera avec les Américains. Rappelons qu'il avait soutenu l'intervention en Irak. En France, l'opportunisme politique est une sorte de sécurité de l'emploi pour les notables. Ceux qui dirigent réellement la diplomatie en sous-mains sont des gens bien connus : Claude Guéant (secrétaire général de l'Élysée) et Jean-David Levitte (ambassadeur français à Washington).

 

La tournure "radicale" de la politique de Sarkozy va aussi marquer le tournant, tout aussi "radical", concernant sa popularité. Sa chute dans l'opinion est spectaculaire pour un président élu il y à peine quelques mois. Dans ses vœux de 2008 au corps diplomatique il faut noter le durcissement de la France face à l'Iran et au nucléaire. Un diplomate américain définit très bien Sarkozy : "[c'est] un pragmatique brillant, impatient, non diplomate, imprévisible, charmeur, innovant." Que de contradictions en une seule phrase ! Sa fermeté est plutôt un défaut puisque sa crédibilité baisse, même à l'échelle internationale, alors que tous les dirigeants occidentaux admiraient sa "brillante" campagne présidentielle. Toutefois, pas si bête que cela, Sarkozy recule sur le dossier Irakien en réaffirmant que la France n'enverra pas de troupes là-bas. Eh oui, notre cher président tient à son image.

 

Il tient tellement à son image qu'il ne faut surtout pas le contrarier si celle-ci est quelque peu ternie. Tout le monde se rappelle ce qu'était les débats dans la presse. Un jour sur deux on notait un changement de comportement, un petit revirement par ci, une bourde par-là, une tentative de conciliation pour se faire pardonner un autre moment. Bref, un président qui se fait épingler pour avoir répondu "pôv' con" à quelqu'un qui le bouscule au Salon de l'agriculture et qui est la risée du monde entier sur YouTube lorsqu'une vidéo circule le montrant "bourré" après un entretien avec Poutine. L'Élysée, pour faire passer la pilule, s'étonnera de cela car, selon les conseillers, le président ne bois que l'eau. Bien sûr ! La communication, tout dans la communication. Comme le dira Le Pen fille, il n'assume pas ses idées. En effet, opposé à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, sa politique à l'égard des musulmans est plus que préoccupante, mais aussi à l'égard des Roms.

 

L'affaire des Roms, en 2010, scandaleuse, a montré les limites de la France et de son président. Les thèmes de l'opposition populaire (non politique) ont été basés sur les droits de l'homme que le président bafoue sans cesse. De plus, contrairement à l'idée reçue, notamment véhiculé par Coppé et sa clique, il y a encore une opposition politique en France, certes affaiblie mais bien là. Si le Modem de Bayrou coule à pic au centre, Europe écologie et le Front de Gauche, des créations intéressantes, ont, depuis les élections européennes, affichés leur présence sur le devant de la scène en stagnant à 7-8% des suffrages. Ce sont des partis qui fortifient leur électorat alors que le Parti socialiste et la Majorité présidentielle s'effrite. Je le disais déjà sur ce blog, je sentais venir l'implosion de la droite, mais franchement, je l'avoue, pas aussi rapidement ni aussi brutalement. Toutefois, restons prudent, car l'électorat français est imprévisible et ce n'est pas dit qu'il retienne, en 2012, la désastreuse politique de Sarkozy.

 

En politique étrangère, il faut donc noter la position de fermeté à l'égard de l'Iran et à l'encontre de la Russie. Le rapprochement avec les États-Unis s'accompagne d'un soutien plus marqué à Israël. Il faut rappeler que Sarkozy, à l'instar de Kouchner, n'avait pas soutenu la guerre en Irak et que, donc, pour garder intact sa position là-dessus (volonté électoraliste dirons certains), il doit reculer sur le dossier Irakien. De plus, l'Union européenne est au centre de sa politique. Il est donc très fier d'avoir fait adopter un Traité de Lisbonne qui instaure un capitalisme financier à outrance et qui va se révéler désastreux en 2008. Partout en Europe, et en France, on note un recul de l'état providence d'après-guerre. Là encore, contrairement aux idées reçues, c'est un sujet qui tient à cœur les français. On a pu vérifier cela par le succès foudroyant du petit essai de Stéphane Hessel, Indignez-vous !

 

Les élections européennes reste un "succès" (tout relatif) de la droite classique, mais les élections intermédiaires marquent un net recul de la droite (municipales de 2008 et cantonales de 2008 et 2011). Les Accords de Londres en 2010, passés presque inaperçus dans les médias (j'ai eu du mal à trouver des informations sur les sites Internet des journaux importants), permettent une plus étroite coopération militaire entre la France et la Grande-Bretagne, notamment sur le nucléaire. C'est à mon sens un très mauvais traité qui permet certes une alliance entre les deux seuls pays possédant l'arme nucléaire en Europe. De plus, il affiche clairement que la France n'est pas prête à mettre fin à son arsenal (sa seul force de dissuasion). Ajoutons que cet accord met fin aux avancées de Chirac en matière de défense à l'échelle de l'Union européenne. En s'alliant militairement avec la Grande-Bretagne la France cherche en fait une "nouvelle" Allemagne (avec qui les relations sont tendues).

 

La plus critiquable des politiques de la France concerne l'Afrique. Avec la guerre en Libye qui vient d'éclater nous accumulons une série de bourde de la part de Sarkozy. Je ne reviendrais pas sur le discours de Dakar dont j'ai déjà parlé, mais je noterais les tensions en Côte-d'Ivoire et la surprenante éviction de Gbagbo, subitement perdant de l'élection présidentielle après être devenu "l'ennemi" de la France. L'arrivée de Sarkozy effraie les Africains qui ont peur de ce (néo)colonialiste connu pour ne pas apprécier les musulmans (ils sont une majorité dans les anciennes colonies). De plus, c'est surtout la politique de régulation de l'immigration et la lutte contre la piraterie qui pose le plus problème. Surtout, Sarkozy joue avec les mots, faisant des annonces, promettant de traduire les dirigeants soudanais, de réels criminels contre l'humanité, devant un Tribunal international. Seulement, il n'a aucun moyen pour le faire. Ce qui vient aussi de tomber à l'eau avec les révolutions arabes, c'est l'Union pour la Méditerranée, ambitieux projet de Sarkozy. Il s'agissait de créer une zone de coopération économique dont les deux piliers étaient Ben Ali, le tunisien, et Moubarak, l'égyptien. Ces deux dirigeants, arrosés de billets, corrompu jusqu'à la couenne, viennent d'être chassés de leur "trône" par le peuple.

 

Dans un câble diplomatique dévoilé par Wikileaks, un diplomate américain notait qu'une "importance significative accordée par la France à la question des droits de l'homme pourrait avoir des conséquences non négligeables sur la politique française en Afrique et au Moyen-Orient". Clairement, la guerre en Libye s'inscrit dans cette thématique là, même si, concernant le "choix" de ce pays pour s'afficher en défenseur des droits l'homme (l'image, toujours l'image !) n'a pas été des plus judicieux (une certaine tente bédouine dans les jardins de l'Élysée avait suscité l'indignation des députés qui avaient refusés – l'Assemblée nationale est pourtant à droite – de recevoir Kadhafi). Toutefois, concernant les droits de l'homme, la France n'a pas protesté lors des JO de Pékin en 2008 et n'a pas condamné officiellement la répression au Tibet. Sarkozy, même s'il a reçu le Dalaï-Lama, a accepté de ne pas le faire sous le vocable de "visite officielle". Bref, la politique économique, celle des grands patrons qui ont des intérêts en Chine, a prévalu sur les droits de l'homme. Cela en dit assez long sur les mentalités et les contradictions de notre monde. Toutefois, concernant par exemple l'indépendance du Kosovo, la France fut un des premiers pays à la reconnaître.

 

Le problème avec Sarkozy c'est qu'il croit encore que la France est une grande puissance. Il est évident que l'influence française n'est pas négligeable en Europe, notamment face à l'Allemagne qui voit d'un mauvais œil ce nain excité essayé de jouer les Napoléon. Il faut noter une volonté de rompre avec le passé tout en essayant de retrouver cette aura gaulliste. Une aura qu'avait Chirac. Seulement, Sarkozy est plus ambitieux et ses tentatives pour se rapprocher – en signant des juteux contrats – de l'Inde et du Brésil, ne sont pas véritablement des francs succès. Il est évident que Sarkozy a réussi à prendre aux Britanniques et aux Espagnols leur rôle d'alliés privilégié des États-Unis. Dès le départ, Obama marque une distance avec le président français tout en adoptant une politique classique en soutenant les décisions diplomatique de la France – même bancales, comme pour la Libye –  afin de s'assurer un allié précieux en Europe. Finalement, la France joue le même rôle qu'Israël, mais sur un autre continent. La France sert aussi de "police" en Afrique et maintient un semblant d'unité dans la vieille Europe, traditionnellement hostile aux Américains.

 

Concernant l'immigration et les "minorités", la nouvelle diplomatie d'Obama se montre beaucoup plus critique que Bush. Dans un autre câble diplomatique dévoilé par Wikileaks, daté de janvier 2010, un diplomate parle de la "crise de représentation en France", affirmant notamment que "très peu de représentants des minorités détiennent des postes de responsabilité dans les institutions publiques." La non représentativité, notamment des noirs, des musulmans et des arabes, dans les chambres parlementaire, est significative. "Ainsi, ajoute le câble, la réalité de la vie publique française contredit les idéaux égalitaires de la nation. Une politique élitiste et en cercle fermé caractérise toujours les institutions publiques françaises, tandis que les discours xénophobes d'extrême droite séduisent une petite (mais parfois influente) minorité." C'est une analyse qui a le mérite d'être réaliste et rompt avec la vision apocalyptique qu’avaient les Américains après les émeutes de 2005.

 

Cet article a été cité en décembre 2011 sur France Culture : http://www.franceculture.fr/emission-les-enjeux-internationaux-france-la-politique-etrangere-du-president-chirac-au-regard-de-l%E2%80%99

 

 

Partager cet article
Repost0
25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 17:39

Durant les années 1980 à 2000, « si l'on cherche à faire un bilan des succès et des échecs de ces vingts dernières [années], c'est encore l'Union européenne qui, malgré ces lamentations, a le mieux servi les intérêts français. (...) De plus, la France a fortement bénéficié des politiques régionales de l'Union, a réussi lors du cycle de l'Uruguay du GATT à défendre son agriculture, ses produits culturels et l'Airbus, et a obtenu de ses partenaires le maintien de l'aide aux anciennes colonies en voie de développement et aux riverains de la Méditerranée. Le marché unique, son extension des produits aux services ont contribué à élargir l'horizon et à désenclaver les entreprises françaises.1 »[Hoffmann, 2000]  

 

La politique étrangère française n'est pas une réussite cinglante, notamment du fait de la participation à la Guerre du Golfe mais aussi concernant le continent africain. D'ailleurs, le génocide au Rwanda est une épine dans le pied de Mitterrand qui n'a pas su prendre toute la mesure des craintes émises par des officiers présents sur place. La multiplication des conflits régionaux, voir inter-régionaux, permet à Dominique David deparler d'un nouveau genre de guerre. « Le débat, dit-il,ne fait que commencer sur cette nouvelle sorte de guerre : opération de police basée sur la maîtrise morale et technique de la communauté internationale. Ce concept exige des structures internationales de légitimation et de décision, et la possibilité, pour les politiques et les militaires, de faire une guerre différente de celle que nous connaissons depuis des siècles.2 » [David, 2000].  

 

Ce n'est pas un hasard si la construction européenne est une priorité de la France.Les intérêts européen sont en effetbien plus importantsque les autresconflits dans le monde, mis à part l'Afghanistan, front qui sert de garanti envers les alliés Américains. En 1992, la ratification du Traité de Maastricht permettait la mise en place d'une Europe libérale. Cette arrivée de l'économie de marché au sein de pays encore très conservateurs va entraîner l'Union européenne vers la crise de 2005 puis celle de 2008. Plus précisément, l'historien perçoit le début d'une crise sociale à partir de 2002 en France. En effet, il n'y a plus aucun contrôle bancaire efficace et l'euro fort, qui ne favorise pas le pouvoir d'achat des ménages, n'a fait que renforcer les inégalités sociales dans de nombreux pays (Irlande, Grèce, Portugal, etc...). Un autre objectif, celui d'une Europe de la défense, projet porté par Jacques Chirac, a étémiseà mal par les Accords de Londres en 2010.


Il apparaît évident que l'ambiguïté de la politique étrangère de la France plonge le pays dans une profonde crise intérieure et décrédibilise les gouvernements successifs aux yeux de la population, notamment auprès des jeunes qui vont très rarement défendre la politique du gouvernement en place. Ce jeu du chat et de la souris, qui est bien davantage de l'opportunisme politique qu'une vision globale, va avoir pour résultat d'enfoncer la France dans l'abîme. Le pays va t-il se sortir de cette mauvaise passe comme souvent il l'a fait ? L'impérialisme qui faisait de la France une grande puissance n'est plus d'actualité (et heureusement !). En effet, ce n'est plus une puissance régionale capable de s'affirmer économiquement et politiquement... Il nous faudra revenir ici sur les relations que le pays entretien avec les États-Unis et au sein de l'Union européenne avant de pouvoir dresser un semblant de bilan concernant les dix dernières années.


Les relations avec les États-Unis restent difficiles malgré une « détente » avec le président Sarkozy au début de l'année 2007. Avec le début de la crise financière de 2008, les relations se tendent à nouveau et le président français commence à montrer des signes d'indépendance. Chirac était très mal vu de l'autre côté de l'Océan. C'est un fait, l'opposition à la guerre en Irak n'a pas favorisé les choses. Pourtant, la France a déployé des troupes en Afghanistan après les attentats sur les tours jumelles du World Trade Center du 11 septembre 2001, marquant par là sa volonté d'un rapprochement avec les États-Unis d'Amérique sur des questions d'ordre sécuritaire à l'échelle internationale. Une question « sécuritaire » qui tient la France à cœur depuis longtemps. On note son engagement contre la piraterie internationale comme un fait allant dans ce sens. La France se bornerait-elle dans un rôle de police à la place des États-Unis, c'est-à-dire « faire le sale boulot ».

 

1Hoffmann STANLEY, « La France dans le monde. 1979-2000 », p. 313.

2Dominique DAVID, « La guerre dans le siècle », p. 657.

Partager cet article
Repost0
10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 19:21

J'avais pris la décision de ne point parler de cette affaire de sondage, préférant nier l'existence politique du Front National... On parle de sa montée depuis des années et en 2002 il est arrivé au second tour grâce à l'abstention et à la division de la gauche, à la faible mobilisation de la droite... Aujourd'hui, les choses sont pires car la gauche est divisé, la droite aussi, Sarkozy est impopulaire (du moins dans les sondages) et le pauvre citoyen lambda ne sait plus qui croire et que penser...

 

Car il y a un problème d'une gravité cynique... Les médias publics (ou non) accorde au Front National bien trop d'importance...Certes, il a une influence et exerce sur certains esprits une néfaste attirance... L'homme deux fois sage que nous sommes censé être n'existe que dans la dénomination scientifique de l'espèce, hélàs ! Mais pourquoi ai-je décidé de me montrer offensif ? Je crois que certains détails ne trompe pas et peuvent laisser présager du pire...

 

D'habitude, même les 12 ou 15% du Front National font peu de bruit et personne n'en fait tout une histoire (laissons les hommes préhistoriques tranquille que diable !)... Or, là, certains députés - une député UMP plus particulièrement - n'ont pas hésité à monter au créneau, critiquant Marine Le Pen et sa politique. De plus, j'ai aussi appris, en farfouillant sur Internet, qu'au début de l'année, et ça continu, l'intersyndical a du prendre des mesures internes afin de resituer clairement la position des syndicalistes... Pas d'entrisme du FN chez nous !

 

D'ailleurs, aussi étonnant que cela puisse paraître, cette prise de position a été controversé... C'est lamentable, mais alors scandaleux ! Comment peut-on même accordé du crédit à un parti politique dont le père de la présidente, président lui-même, a été condamné à plusieurs reprises pour xénophobie, pour négationnisme, antisémitisme, connu pour son attachement à Pétain, à la doctrine fasciste des nazis... Même si Marine Le Pen n'a pas été condamnée, elle est bien plus intelligente politicienne que son père... Elle ratisse un large électorat et se permet même la une du quotidien "Elle". 

 

Coppé serait mysogine pour avoir trouvé choquante un portrait plus flatteur qu'accusateur de la dirigeante frontiste... Dans quel monde vit-on ? Coppé a beau être de droite, il est en devoir de ne pas accepter pareil propos. Mais, après tout, pourquoi être surpris ? Avec l'Identité nationale, le fameux ministère de l'immigration, avec l'affaire des Roms, avec la loi toute récente sur l'immigration, etc, pourquoi s'étonner de la montée du nationalisme (dans son acception contemporaine!) ? La peur de l'étranger, de l'autre, est devenu une banalité dangereuse... Arendt parlait de banalité à propos d'Eichmann pour dénoncer cette inconscience du mal que l'on cause rassuré par le droit que l'on nous a donné de faire le mal...

 

La légitimation - et non la légitimité - du mal est une chose affreuse, terrible. La France vient d'intervenir en Libye en farveur du Conseil national. C'est une bonne chose même si certains dénonce l'opportunisme de Sarkozy... Même si les officiels des révolutionnaires apprécient le soutien, je ne suis pas certains qu'il soit du goût de tout les libyens... "La diplomatie est affaire d'intérêt, nous le savons..." aurait affirmer un leader des insurgés. La banalité du mal est encore plus douloureuse, humiliante, quant les victimes savent que les autres savent et qu'ils ne font rien... L'ONU a t-elle perdue tout sens du devoir ? Les chefs d'état, pour une fois, pourraient mettre de côté les intérêts de leur pays et éviter un inutile massacre, un crime contre l'humanité qui serait impuni ?

 

Comment le monde peut-il regarder sans rien faire ? Signer des pétitions, écrire des articles dans ce blog, sont mes armes, modestes, mais parfois efficace... J'utilise ma plume pour défendre une cause, pour mettre en garde contre le nationalisme sénile (Front National) et le nationalisme libérateur (la nation n'est pas un idéal à préserver mais un moyen d'union). Pensez ce que vous voulez de mon antifrontisme, mais la lepénisation du paysage politique est dangereuse pour les libertés fondamentales en France... Faire de l'entrisme, chercher à banaliser le pire, à universalisé la plus perverse des idées, voilà ce contre quoi il est bon, non de lutter, mais de se méfier et de se préserver en connaissant le dessous des apparences... 

 

En prenant part au débat, à la lutte, je rentre en partie dans le jeu de Le Pen, mais je me devais de clarifier une position sans ambiguïté, de montrer les dérives d'une telle pensée et la perversion de ses idées... Je ne veux pas faire peur, mais les méthodes du Front National, cette façon de banaliser la bêtise humaine, cette médiatisation favorable, ce lent bourrage de crâne désagréable, cette impunité et se laisser faire... Non, non et non ! La pourriture m'inspire dégoût et l'absence de la virulence des débats d'autrefois, la régression de l'engagement intellectuel, la défense d'un humanisme "humain" laisse présager bien des dérives... J'avais en partie raison lorsque j'attaquais Sarkozy en 2007 voyant en lui un dictateur, un pourfendeur de la démocratie... Le Pen est pire, dix fois pire, et les médias en redemandent... et partout on entend parler de Marine Le Pen...

 

Alors, encore une fois, vive la démocratie car nous devons la préserver le plus longtemps possible...

Partager cet article
Repost0
13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 19:36

Petit sujet “people” pour changer des sujets d'actualités sérieux et rébarbatifs de la vie quotidienne. En effet, parlons des vacances des ministres français et du scandale qui a éclaté après ceux de Michèle Alliot-Marie en Tunisie et de François Fillon en Égypte. Le Monde, sur son site Internet, y consacre un article dans lequel nous apprenons que ce genre de comportement – bénéficier des largesses d'entreprises ou de gouvernements étrangers pour partir en vacances – n'est pas tolérés dans des pays comme l'Allemagne ou l'Angleterre. Ce qui ressort, c'est que la législation est plus sévère, les médias beaucoup plus assassins et l'opinion publique beaucoup moins tolérante. Il est aussi à noter que l'état d'esprit des dirigeants britanniques et allemand n'est pas le même que celui des français. Il est évident que les ministres français, et notamment Fillon, ne vont pas saluer le départ de Moubarak comme un pas vers la liberté du peuple – qui compte en vérité fort peu – puisqu'ils sont invités gracieusement, au frais du contribuable égyptien, dans les plus luxueux hôtels du pays. Mitterand déjà, Sarkozy ensuite, ce sont fait payer leur vacances par Hosni Moubarak.

Partager cet article
Repost0
4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 12:41

Nicolas Sarkozy, une fois de plus, s'arroge des pouvoirs qu'il n'a pas, menaçant des magistrats de sanction. Moi qui croyait la justice française indépendante me voilà bien embarrassé... La politique désastreuse menée par Rachida Dati est une de ces « réformes » régressive et sans profondeur qui ont permis la fermeture des tribunaux d'instance dans les petites ville. Fécamp a perdu le sien. Ce gouvernement mène la France vers la crise sociale, politique et culturelle sans aucun scrupule, uniquement pour protéger leurs intérêts et ceux de leurs amis. En tout cas, vu d'en bas, c'est bien l'impression que cela nous donne. Les dysfonctionnements du système judiciaire sont la conséquence directe de cette politique bradée. Les magistrats de Loire-Atlantique se sont mis en grève fort logiquement.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : La Crise des Consciences
  • : Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.
  • Contact

Recherche

Archives