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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 15:42

22 avril 2012. 11h30. Je vais voter dans le bureau n°8 de la petite ville de Fécamp. Ma décision est prise depuis longtemps concernant mon choix. Il n'a rien de révolutionnaire. Pourtant, selon les sondages, les deux candidats populaires chez les 18-24 ans sont Hollande (31% d'intention de vote) et Le Pen (24%). J'ai voté Mélanchon alors que, habituellement je vote pour les écologistes lorsque c'est possible. Pour tester mes idées, j'ai réalisé le questionnaire en ligne sur le site du journal Le Monde pour savoir de quel candidat je suis le plus proche. Les résultats sont donnés par thématique, puis pour l'ensemble des thématiques. L'ensemble des thématiques m'a donné Mélanchon en tête, devant Arthaud et Poutou, ce qui m'a fort surpris. Je suis très à gauche, mais pas trop quand même. Étonnamment, Éva Joly est arrivée en tête de mes choix pour les thématiques « Lutte contre la crise » et « Fonctionnement de l'État ». Pour la question du nucléaire, c'est Mélanchon qui arrive en tête. Je ne sais quoi penser de ces résultats, d'autant que Bayrou est arrivé en troisième position une fois concernant le thème « Fonctionnement de l'État ».


Que faut-il attendre de cette élection ? L'abstention semble venir des électeurs de droite. 24% n'iraient pas voter si l'on en croit les sondages. D'ailleurs, la participation était faible à midi, avoisinant les 30%. Les fameux sondages prévoient 64%. Déjà, le clan Sarkozy pense gagner au second tour. Bref, le premier tour est joué d'avance et personne n'estime qu'une « surprise » soit possible, c'est-à-dire que Sarkozy soit battu par Le Pen, par exemple. Le fait que l'élection soit « joué » d'une certaine manière, est d'autant plus stressant qu'on ne veut pas y croire. Qu'apportera l'alternance ? À l'Université c'est un gros débat, surtout lorsque j'affirme que je voterais peut-être blanc si c'est Hollande et Sarkozy au Second tour. En effet, Hollande ne changera pas grand chose, prendra des mesures symboliques, mais il ne souhaite pas rénover le système républicain français, car c'est lui qui est en crise, pas la politique en général. Le système est largement imparfait, et ce sont ces imperfections qui font déraper l'ensemble, qui permettent les fraudes et les abus, cette distance entre le politique et le citoyen. Cette élection peut changer les choses. J'ai voté Mélanchon parce qu'il a impulsé un dynamisme vers le changement, avec sa proposition de changer de République, avec une ouverture vers la sortie du nucléaire (lorsque l'on connaît la frilosité des communistes à ce sujet, c'est un progrès), avec la volonté de redonner au peuple une place dans la vie politique (pas seulement dans les discours, il propose et montre comment faire), etc.


Nous verrons ce qui ressortira de cette semaine d'élection présidentielle, si Hollande prendra en compte les électeurs de Mélanchon au lieu de les considérer comme inexistant. S'il n'y a plus de communistes en France, pardonnez-moi, mais où sont les socialistes ? Dans socialiste, il y a « social » et dans le programme de Hollande il y a « rigueur ». Moins que Sarkozy, peut-être, mais il n'y a contre la crise rien de très sérieux ni efficace. Comment compte t-il financer ses projets, notamment recréer 60 000 postes dans l'éducation, s'il n'a pas une politique économique qui taxe les riches, qui évite la fraude et l'évasion fiscale des patrons des grandes entreprises vers l'étranger, qui interdit les licenciements économique lorsque l'entreprise fait des bénéfices, qui taxe les bonus, etc, etc. ?

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 00:17

L'élection présidentielle va se jouer à peu de choses. Les médias soutiennent Hollande, partout nous entendons qu'il va gagner, qu'il ne peut pas perdre. Bien sûr, les gens écoutent, les électeurs, sachant tout revirement impossible, ne vont pas voter. L'abstention est un risque, le vote utile un autre, le vote de contestation une alternative. Deux candidats, prétendants à la première place : Hollande, pour le Parti Socialiste, et Sarkozy, président sortant, pour l'UMP. Trois candidats convoitent la troisième place, celle de l'arbitre, celle qui peut faire basculer une campagne en fonction de qui l'occupe : Mélanchon, pour le Front de Gauche (communistes), Bayrou, pour le Mouvement Démocrate (centristes) et Le Pen, pour le Front National (extrême-droite). Seulement, ne pourrait-on pas assister à une petite surprise ? Un petit candidat, peut-être Éva Joly, faire mieux que les sondages (actuellement 3% d'intention de vote).

 

Quant aux pronostics, est-il possible d'être vraiment optimiste ? Je parle des reports de voix vers Hollande au Second Tour (car il apparaît peu probable qu'il n'y soit pas, même derrière Sarkozy ou Le Pen, hélas) : Mélanchon pourrait apporter 13% en étant pessimiste, Joly 3%, Poutou et Arthaud 3%. Si Hollande obtient 28% au premier tour, la Gauche tournerait autours de 47% d'intention de vote au second tour, sachant qu'un peu moins de la moitié de l'électorat de Bayrou se reportera vers le Parti Socialiste. Un tiers des électeurs de Le Pen et Dupont-Aignan voteraient également Hollande au second tour d'après les derniers sondages (ceux des 18 et 19 avril 2012).

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 00:22

L'élection présidentielle apparaît comme une période particulière de la vie politique française. Pour moi, jeune citoyen, jeune étudiant, cette élection 2012 va marquer l'adulte en devenir que je suis. Affirmer des opinions politiques tranchées, c'est-à-dire qui font sens, qui prennent sens dans une certaine « famille politique », lorsque l'on a 22 ans, c'est parfois mal acceptée. Souvent, je l'ai entendu maintes fois, alors même que je ne suis membre d'aucun parti, militant dans aucune association, « avoir des opinions si jeune, c'est penser comme ses parents ». Une personne que je déteste m'a humilié en disant cela : « Tu n'es pas capable de penser par toi-même, tu as les mêmes idées que tes parents ». Cette personne est militariste, xénophobe, pense que je devrais faire l'armée parce que cela fortifie l'esprit. Seulement, cela me révulse en tant qu'individu. L'homme que je suis ne peux accepter les propos de cet autre homme parce qu'ils sont en contradictions avec mes valeurs, avec les bases de mon éducation, c'est vrai, mais aussi avec mon expérience, ma réflexion personnelle, c'est-à-dire finalement, avec ma personnalité. C'est cela la personnalité : être soi-même par rapport aux autres. En démocratie, ça prend tout son sens. Abolir la personnalité, c'est abolir l'individu et mettre en avant le collectif en tant que personnalité. Cette vision des choses est dangereuse. La concrétisation politique de cela n'a jamais fonctionné sur le long terme jusqu'à aujourd'hui. Un individu dans un collectif doit avoir le droit à la parole, le doit d'exprimer son point de vue.

 

Aujourd'hui, pour cette élection présidentielle particulièrement, j'ai le sentiment que ce droit a la parole est contestée par les « gros » partis politiques, c'est-à-dire le PS et l'UMP. Les autres ne peuvent s'exprimer que dans les cadres définis par la loi, mais lorsqu'ils parlent, leur propos sont jugés comme creux, sans valeur. Le moi disparaît avec la personnalité. Poutou, Arthaud, Cheminade ou Dupont-Aignan n'auraient pas le droit d'être des personnalités politiques comme les autres simplement parce que leurs idées sont minoritaires au sein de l'électorat ? La personnalité politique se construit par l'image qu'elle renvoie. Si le candidat ne parvient pas à se créer une « image » de présidentiable, il ne doit pas être candidat. Dans ce cas, qui peut juger les dignitaires de la fonction présidentielle ? Les médias se sont arrogés ce droit. C'est regrettable, car la médiatisation est une chance pour les petits partis d'exprimer des idées qui sont une richesse pour la démocratie. Ces idées devraient servir pour l'enrichissement de la culture politique française, mais surtout pour permettre le débat d'idées. Il n'y a jamais de débats d'idées en France, si ce n'est des show dans lesquels le ou les journaliste(s) interroge(nt) un candidat, puis un autre, et enfin il y a une petite confrontation, mais c'est pour descendre l'autre. Porter des idées, les incarner n'est pas important. Les débattre encore moins. Il faut paraître les porter pour être crédible, ce qui est tout différent, et fort dangereux. Comme il suffit de paraître, c'est-à-dire d'illusionner son électorat, il n'est pas nécessaire de tenir ses promesses une fois élu. Sarkozy l'a fort bien compris en 2007 et il joue une carte encore plus perverse en 2012 : celle du « repentir » comme principale idée porteuse d'une campagne.

 

En fait, là ou Sarkozy gagne des points, c'est dans sa capacité à mobiliser les gens sur de l'émotionnel. « J'ai fais des erreurs, mais vous allez voir, j'ai changé, j'ai vieilli, je suis devenu plus sage... », mais, dans ses discours en eux-même il prévoit les pires régressions démocratiques. L'illusion fonctionne puisqu'il rattrape Hollande dans les sondages. Certes, il ne faut pas s'y fier trop car certains sondages sont des commandes de l'Élysée, mais il convient de noter le phénomène. Ajoutons que le manque d'égalité entre les candidats n'est pas non plus un point positif pour la démocratie française. Lorsque la candidate écologiste, Joly, mène campagne avec le budget d'un meeting de Sarkozy, à peu près, comment peut-on dire que les candidats jouent dans la même cour ? C'est un non sens et une démocratie au rabais que celle-là.

 

L'image que donne la présidentielle est regrettable, car l'argent et le paraître suffiraient presque à faire gagner celui qui est le plus fort dans ces deux domaines. Heureusement, il n'y a pas que cela qui rentre en ligne de compte dans une élection. Toutefois, Mélanchon remonte dans les « sondages » et dans la mobilisation réelle à ses meetings, parce qu'il incarne une certaine « image de la gauche ». Je dois dire, personnellement, que je suis assez favorable au Front de Gauche du fait de cette capacité à rendre enfin à la gauche une véritable vision d'avenir fondée sur une volonté révolutionnaire. La création d'une Sixième République, inscrit comme priorité dans un programme, ce n'est pas la volonté de continuer dans la même ligne que celle des prédécesseurs, mais c'est l'affirmation d'un changement, d'une refonte totale de nos cadres politiques souffreteux. Pour autant, le regard de l'historien est plus nuancé car les références de Mélanchon sont celles de la Révolution française, mais sa manière de faire de la politique est très proche du XIXe siècle. La référence à Jaurès, avec cette vision des meetings en pleine aire auxquels assistaient plusieurs milliers de personnes, s'est concrétisé avec son coup d'audace de la Bastille. Qui aurait pu imaginer que cela fonctionnerais ? Je suis sûr que la surprise des membres du service de campagne de Mélanchon n'était pas feinte.

 

Devant cette force montante, avec l'essoufflement de Hollande et le dynamisme de Sarkozy, l'électeur peut se sentir perdu. Le Pen radicalise son discours, cherche à récupérer son électorat à sa droite, s'enferme dans ses idées nationalistes et perd peu à peu de sa « crédibilité » politique. Quant à Hollande, son parcours est une parfaite illusion des « erreurs » que peut faire un électorat entraîné par l'illusion d'un avenir plus radieux, d'un véritable changement. Hollande a promis cela avant les Primaires socialistes, à laissé croire cela. Tout dans le paraître. Les leçons de Mitterand lui ont été précieuses. Hollande a fait la même chose que Mitterand avec les communistes. Il a trompé sa gauche, laissé croire qu'il était prêt à des concessions. Il n'a rien fait et son programme n'a rien d'un programme de gauche, au sens de révolutionnaire, de progressiste. Il est conservateur son programme, irréaliste aussi dans la mesure où il promet des choses qu'il ne tiendra pas, ou ne pourra pas tenir du fait même de son orientation politique. Son obstination à vouloir sauver le système économique et à vouloir conserver l'Europe telle qu'elle est actuellement, en dit long sur sa mentalité. Certes, il n'est pas Sarkozy, me dit-on. Oui, mais il pense pareil, sauf qu'il le dit différemment. Ses discours, en apparence, sont ceux d'un protecteur de la république, comme il vient de nous en faire la démonstration à Mayotte. C'est le « bon républicain » de la Troisième République qui fonde son image sur la stature et sur la capacité, du moins en apparence, à négocier avec les gens de la même famille politique, mais pas du même camp. Son accord avec les Verts n'est rien d'autre, de mon point de vue, que cette affirmation républicaine. Comme je ne suis pas dans l'équipe de campagne de Hollande, je ne sais pas si cette impression est quelque chose de conscient ou non, mais je ne pense pas.

 

De manière générale, les références à la Ve République se superposent parfois avec celles de la IIIe. Sarkozy joue la carte de Giscard et Hollande de Mitterand. L'élection de 81 se rejoue en 2012 d'une certaine manière. Giscard avait créé la « rupture » en sortant du cadre gaulliste. Il n'a pas été réélu. Sarkozy a joué la carte de la « rupture » avec Chirac et donc avec tout un courant néo-gaulliste qui n'avait pas disparu. Il a surtout rompu avec une manière de faire de la politique, c'est-à-dire à la française, en se basant de manière claire sur le modèle anglo-saxon. La campagne de 2012 a intégré la dimension médiatique de la présidentielle de 2007 comme un facteur déterminant, tout en revenant aux meetings comme démonstration de force. En cela, Mélanchon est pour l'instant le meilleur, même si la prudence des français face au changement, au vrai changement, est parfois difficile à saisir. La peur de 2002, peut-être même la volonté de ne pas se « tromper » comme en 2007 – même si beaucoup ont la mémoire courte – est un point capital pour comprendre la campagne présidentielle de 2012. C'est mon analyse, toute relative, mais je crois sincèrement qu'elle est historiquement très importante et le vote des Français va être capital pour la suite.

 

La réélection de Sarkozy démontrerait que la démocratie française à un grave défaut : elle n'est pas capable de se remettre en question, de se poser les bonnes questions. L'élection de Hollande montrerait autre chose : la volonté de changer d'orientation politique tout en conservant la même ligne politique que Sarkozy, c'est-à-dire la défense du système libérale et du capitalisme financier. C'est le vote « utile » à la bonne conscience des gens, mais ce n'est pas le vote qui changera la démocratie, c'est-à-dire qui l'améliorera, rendant la voix au peuple, mais surtout en lui donnant la capacité de débattre, d'avoir des idées, de se construire une personnalité politique moderne à l'aube du XXIe siècle, enterrant définitivement la république gaullienne, celle de l'ordre et du paraître. De Gaulle, malgré tout, donnait de lui une image que les historiens n'ont pas. Ce qu'il a fait, ce qu'il a pensé, c'est la grandeur de la France, celle de l'Europe, un peu, mais toujours dans l'intérêt de son pays. Il faut apparaître comme une grande puissance aux yeux du monde. Sarkozy a été influencé par cela dans sa médiocre politique internationale, en comparaison avec le Général, et surtout en comparaison avec Villepin sous Chirac. Ce que je veux dire, c'est que l'électeur doit se méfier du paraître, mais il doit regarder chaque personnalité, chaque individualité, écouter ce qu'ils ont à dire, confronter ses paroles avec celles des « adversaires », et puis finalement se faire un jugement. Surtout, ne pas se laisser porter par ses impressions en pensant que l'émotion suffit pour qu'un candidat soit finalement le président qu'il faut à la France. Le discours compte, les idées comptes !!

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 15:06

Le colbertisme est encore à la mode en France. Colbert pensait que la puissance de l'Etat dépendait du développement de l'industrie et du commerce extérieur. C'est le mercantilisme. N'est-il pas curieux de constater dans la bouche d'un Hollande, d'un Dupont-Aignan ou d'une Le Pen, mais aussi d'un Bayrou, un appel au « fabriquer en France » ? L'industrie française est en train de tomber sous les coups répétés de ce libéralisme financier et commercial complètement suicidaire. Les gouvernements de droite, conservateurs, ont privatisés pour une bouchée de pain des entreprises publics car il leur fallait de l'argent. Seulement, l'argent qui rentrait dans les caisses grâce aux péages des autoroutes n'existe plus. Il est passé dans les mains de gens sans scrupules. EDF a encore augmenté ses prix de manière scandaleuse, mais que peut faire l'État. Il se dit actionnaire majoritaire alors qu'il cède à la moindre pression des « amis » du pouvoir. L'État se doit d'être fort, il ne l'est que pour imposer l'inacceptable à ceux qui sont citoyens.

 

Nous voilà avec une campagne présidentielle dans laquelle nous n'apprenons rien, si ce n'est que Sarkozy n'a pas changé sa politique, annonçant déjà qu'il soutiendra les patrons du CAC 40 et cela ne scandalise personne. Les gens votent pour lui, puisqu'il est crédité presque du même pourcentage que Hollande dans les sondages. Cela ne veut rien, pourrait-on dire de manière optimiste ? Hélas, cela veut dire qu'il suffit de jouer le martyr, de jouer celui qui se repends d'avoir fait un mandat si pitoyable, pour que les gens se raccrochent à vous. Je vous le demande : où va la France ?D'ailleurs, assez curieusement, plus personne ne nous parle de plan de rigueur. Les médias taisent le sujet, comme si c'était « tabou ». On ne fait pas peur aux gens pendant la campagne. Si, bien sûr, on nous dit que la nouvelle constitution européenne, que l'on nous imposera une fois de plus, comprend la règle d'or. En 2007, le nouveau Traité de Lisbonne créait une Union européenne libérale et capitaliste, mais la crise survint au même moment, démontrant avec force la nullité de ce Traité.

 

Non content de jouer les apprentis économistes, nos chers hommes politiques s'en prennent à un pays – la Grèce – pour faire leurs expériences de plans de rigueur. Je crois que cela à horrifier plus d'un chefs d'État au vu des résultats. Depuis, les Grecs ne font pas du tout la « une » des médias. Vous comprenez qu'il est plus intéressant de montrer les casseurs qui s'en prennent aux bâtiments publics que les enfants qui n'ont plus rien à manger. Le chômage est énorme puisqu'il a triplé en trois ans. C'est une honte de plus pour l'humanité ! Honnêtement, j'ai du mal à comprendre comment ces politiciens d'opérettes peuvent se regarder dans une glace sans blêmir de honte. Non, ils ont peur d'une révolte, peur de perdre leurs privilèges fiscaux, peur de perdre le pouvoir... Dans ces conditions tout est permis. Ils peuvent endormir le peuple en le manipulant par une habile propagande, dont Noam Chomsky a bien montré qu'elle existait même dans nos pays démocratiques.

 

L'exercice de l'État (2011), mais aussi La Conquête (2011), sont des films qui nous montre de manière fort bien la déconnexion complète de ces individus que nous élisons. Les conseillers sont là pour que vous disiez ce qu'il faut, quand il faut. Bref, ces films, chacun à leur manière, nous plonge dans le monde de la communication politique. L'humain est relayé au second plan et seul compte l'intérêt de l'État, mais surtout l'intérêt particulier. Le pouvoir, il faut le conquérir, et une fois cela fait, il faut le garder. Pour faire, tout ça il faut être le meilleur. Non, les idées n'ont pas grande utilité : il suffit de descendre l'adversaire, de l'écraser, pour gagner sa campagne. La scène ou le ministre, dans L'exercice de l'État, se retrouve pris à parti par des grévistes quelques peu agités est vu par les yeux du politique. Il ne peut rien faire. Il est impuissant et ne comprend pas la détresse des gens. Pour eux, une seule chose compte, désamorcer la colère sociale pour espérer être réélu en se donnant une image que les citoyens attendent.

 

Je crois qu'il n'y a pas grand chose à ajouter à ce constat un peu pessimiste, mais qui, malheureusement, reflète plus la réalité qu'on ne pourrais croire. Les documentaires diffusé notamment par la chaîne LCP sur les politiques en campagne nous montre bien ce côté communication très important. Lorsque l'on se rend dans un musée, il faut éviter que le concurrent y soit en même temps, où bien faire en sorte d'y être en même temps et prétexter une « erreur » ou feindre la « surprise ». Espérons toutefois que la campagne ne nous réservera pas une trop grosse surprise, dans le sens où Le Pen arriverait au second tour (si elle a ses 500 signatures).

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 12:30

La campagne présidentielle est lancée. Comme d'habitude, les sondages et les médias s'en mêlent. Dès lors, il apparaît que l'on ne parle plus que des signatures que Marine Le Pen risque de ne pas avoir (ce qui me semble extrêmement invraisemblable), de l'excellente entrée de Sarkozy dans la course et Hollande est placé dans la peau de celui qui répond aux attaques et c'est tout. Bref, la situation habituelle... Le Pen, femme de l'ombre ; Sarkozy, l'actif offensif du jour ; Hollande, le mou qui ne fait que de l'anti-sarkozy. Cette campagne est aussi celle du dénie complet de la démocratie puisque les « petits » candidats sont méprisés. Jean-Michel Apathie qui enfonce Jacques Cheminade parce que celui-ci a eut ses 500 signatures : « Vous devez être le prototype du candidat inutile dans cette campagne. Totalement inutile. » Ce fait, évoqué par l'Acrimed, n'est absolument pas isolé et très préoccupant. En gros, retournons le compliment à ce « journaliste politique » : au juste, à quoi sert-il ?

 

Le non respect de l'égalité des candidats devraient être un droit qui interdit à une personne de la remettre en cause. La démocratie, malheureusement, d'une certaine manière, permet à des gens comme lui de dénoncer un acquis démocratique. Si Cheminade, Poutou, Artaud ou Joly ont leurs signatures c'est qu'il y a des « élus » pour apprécier leurs idées et ce n'est absolument pas blâmable. Bref, ce que remet en cause le cher Apathie c'est tout simplement le pluralisme. L'histoire de l'humanité ne manque pas d'exemples de cette remise en cause, qui s'apparente davantage à la dictature qu'à tout autre chose de démocratique. Mais ne soyons pas naïf, Apathie n'est pas le seul, puisque les Guignols de l'Info, sur Canal +, se sont bien moqués de la candidate écologiste en la prenant pour une débile mentale. Il en va de même pour les médias qui mettent sur le même pied d''égalité Mélanchon et Le Pen.

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 22:31

L'interview du président nous annonce la couleur de la plus grande régression démocratique et sociale de l'histoire de la République. Ça va être saignant ! Coppé ose même nous parler de quelques « boucs émissaires » – les riches – sur lesquels tapent les opposants politiques de la droite conservatrice. En plus, il met dans le même sac Hollande et Le Pen, comme si les deux candidats avaient des idées et des sensibilités politiques identiques. À l'entendre, Sarkozy a sauvé la France de la crise alors même qu'il nous informe – fort lucidement du reste – que son bilan est catastrophique : hausse du chômage, délocalisation, et manque de compétitivité. Les économistes américains les plus libéraux considèrent les décisions des gouvernements européens comme suicidaires.

 

Son discours est liberticide et complétement déconnecté de la réalité. Sarkozy vient d'annoncer une précarisation du droit du travail en transférant la fixation des règles, des horaires et des salaires au patronat. On croit rêver en attendant des aberrations pareil, et en direct à la télévision. Il nous joue le martyre, prenant un air grave et critique afin de satisfaire ceux qui s'en mettent plein les poches. Alors que la population grecque n'a plus de travail, certains plus de logement et que la faim se fait sentir à Athènes, il ose nous dire qu'il va mettre en place la même politique économique et sociale qu'en Grèce. C'est sans nom pour qualifier ces immondes racontars antidémocratiques.

 

En fait, avant même l'élection, il nous annonce des mesures, occultant complétement l'échéance présidentielle, comme s'il était certains de l'emporter ? C'est une assurance d'autant plus suspect qu'il n'a objectivement aucune chance de l'emporter puisque toutes les études montrent que les ouvriers et les employés s'orientent vers l'abstention ou vers Le Pen. Les électeurs de l'UMP, plus à gauche que Sarkozy, voteraient plutôt au centre, comme le montre l'élévation du % de Bayrou dans les sondages. Bref, il plume le pigeon avant même de l'avoir attrapé. Mais comment peut-il avoir la décence de nous annoncer la fin de la démocratie en s'affichant comme celui qui l'aurait renforcée ? Le conditionnel est important, car sa Réforme constitutionnelle de 2008 et son Traité de Lisbonne n'ont rien renforcé du tout, si ce n'est l'exécutif, et pas du tout la démocratie directe.

 

C'est une honte ! Quelque soit nos idéaux, notre « couleur » politique, on ne peut pas accepter d'entendre ça en démocratie. Même De Gaulle, qui n'était pas pointilleux sur certaines idées fondamentales, s'en serait tiré les cheveux. Un président qui ne respecte pas la Constitution qu'il a lui même réformée, comment peut-il prétendre gouverner la France pour cinq ans de plus ? Comment peut-il même en appeler au peuple qui est le seul souverain ? Non, c'est vrai ? Après, il nous ressort Tatcher, « la dame de fer » - il a fait référence au film qui vient de sortir – comme si c'était un exemple à suivre. Pour une fois, il reconnaît quelque chose à une femme, mais enfin, le néo-libéralisme comme exemple de vertu en pleine crise économique y a mieux comme référence historique !

 

On ne peut pas décemment accepter de tels propos. Nous sommes la 5e puissance économique au monde, avec les chefs des très grandes entreprises qui se font des profits que l'on imagine même pas tellement ils sont énormes. Alors, leur en prendre beaucoup c'est pas plus mal et ça fera un bien fou à l'économie et aux finances des plus pauvres qui vont se retrouver à la rue. Cela aura une autre conséquence, que l'on évoque pas, et c'est même surprenant venant de Sarkozy – c'est un échec supplémentaire – c'est la montée de la délinquance. Comment nous faire croire que des jeunes que l'on stigmatise déjà parce que leurs parents ou grand-parents étaient originaires de pays étrangers vont sagement rester chez eux les bras croisés en attendant que les riches les ponctionnent jusqu'au bout. J'y crois pas.

 

Les sociologues, mais tous ceux qui connaissent bien les quartiers populaires, savent très bien que les émeutes de 2005 avaient un fond politiques et pas seulement social. Comme en Tunisie ou en Égypte, une frange importante de la population encaisse sans réagir jusqu'au jour où ça va éclater. En Angleterre, on en a eu un exemple. En gros, si Sarkozy est réélu, c'est pas difficile d'annoncer la fin de la démocratie en France. En Hongrie, la même politique a conduit Orban à créer des camps de travail comme les pires dictatures des années 30 et 40. Il ne faut pas croire qu'en France ça n'est pas possible ou rester stoïque devant les régression de la liberté d'expression sur Internet. Tout cela, les politiques liberticides savent très ce que ça va provoquer et si les peuples ne réagissent pas, c'est encore mieux pour eux. Alors, attention à la « dictature des marchés », on est en train de franchir le point de non retour !

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 23:51

Jacques Chirac, en son temps, coupa les vivres aux associations bénévoles qui travaillent dans les quartiers populaires. Depuis, la police est devenue un acteur de la communauté avec des contrôles d'identité permanent, des harcèlements et des insultes de la part des policiers, etc. Tout cela entretient une haine de la police alors que dans son ensemble, elle n'est pas aussi radicale. D'ailleurs, l'efficacité des forces de l'ordre est remise en cause. Nicolas Sarkozy, lorsqu'il était ministre de l'Intérieur a parlé des jeunes de ces quartiers en les comparant à de la « racaille » qu'il faut « nettoyer au karcher ». Il manipulait même l'opinion car la situation était plus complexe et les policiers avaient largement leurs responsabilités. Nous sommes en octobre 2005.

 

Les gens stigmatisés sont des pauvres marginalisés. « And, so, Sarkozy said that the suburbs should be desinfected to get rid of the seum » (John Merriman, cours à l'université de Yale sur France since 1871). La pensée du président français est en elle-même contradictoire. Il stigmatise les pauvres tout en leur promettant de devenir riche s'ils travaillent. Mais ils travaillent déjà ! Certes, sans papiers, certes sans droits, mais ils travaillent ! C'est la réussite que prône Sarkozy. Aussi stupide que Jean-Marie Le Pen il est, aussi xénophobe et inconscient il restera. Ce relan d'idées racistes s'est banalisé en France. Certaines blagues sont devenues tolérables dans la bouche d'un ministre de la république, Brice Hortefeux.

 

Alors, si la criminalité est en hausse, celle-ci est due à la mauvaise gestion des moyens policiers disponibles. Lors des émeutes de 2005, Chirac finit par mettre en place l'état d'urgence. Sarkozy préférait nier la réalité de la « crise sociale » qui se profilait. L'expression de ce mal-être s'est exprimée dans la violence. Ce n'est tout de même pas un message anodin. Merriman analyse fort bien la situation. En France, comme le montre si bien Lapeyronnie, la fermeture des perspectives d'avenir pour les jeunes, l'exclusion spatiale et la discrimination d'État, ne donne pas à ses populations la sensation d'être intégrées au sein de la société.

 

Les « blancs », comme Merriman les appels, reprenant les catégories américaines, ont votés Le Pen ou Sarkozy aux dernières élections car ils ont peur de devenir « minoritaires » dans leur propre quartier. Pour Sarkozy, seul l'ordre compte. Les droits de l'homme, c'est pas grave, c'est accessoires. En effet, quelle idée de s'attacher à des vieux principes poussiéreux ? Par contre, la communication et les symboles, ça c'est pas pareil. Là, l'histoire sert à quelque chose. L'état de siège, en 2005, pour Merriman, il fait directement référence à celui de 1955 qui avaient été déclenchée dans le contexte de la Révolte algérienne. Cette utilisation de l'état de siège a donc été perçue par la communauté algérienne comme une humiliation. La population française n'a pas saisi le rapprochement à l'époque, encore moins les médias.

 

En conclusion de cet article, très bref – c'est exprès ! -, disons que l'opinion publique française doit prendre conscience de la situation de manipulation médiatique – involontaire, restons positif –du fait de la dramatisation, par le gouvernement, d'événements qui traduisent plutôt un ras-le-bol. Sarkozy a été élu sur la peur en 2007, mais la situation a empiré et les gens tombent droit dans le piège de l'extrémisme de droite.

 

Je lance un appel : À quand la démocratie participative ? À quand la VIe République ?

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 15:27

Claude Guéant continue son virage à l'extrême-droite, et avec lui son ami Nicolas Sarkozy, qui terni l'image de la France par son inconséquence et son incapacité à comprendre les rouages d'une crise qu'il accélère au lieu de l'endiguer. En recommençant les erreurs de la crise des années 30, au lieu de relancer la croissance en investissant les capacités des jeunes étudiants étrangers qualifiés que nos universités et grandes écoles forment, il vient de publier une circulaire visant à les stigmatiser davantage.

 

Cette circulaire vise à empêcher les étudiants étrangers formés en France de poursuivre une carrière professionnelle dans notre pays. Les pressions, les contrôles au faciès directement à l'entrée des universités (comme au Havre) ou le non-renouvellement des cartes de séjour, ne suffisent pas, il faut en plus les priver d'un avenir professionnel plus intéressant pour eux – et pour la France – en les stigmatisant davantage, les obligeant à quitter le pays après leurs études. De plus, cela renforce le travail au noir d'étudiants qui n'ont pas d'autres choix pour vivre en France. Tout cela, c'est un monumental gâchis.

 

La France a besoin de croissance et d'investissement. Il est donc honteux d'avoir formés des jeunes si c'est pour les mettre dehors comme des chiens après cinq à huit ans restés dans le pays. Ce mépris touche, comme par hasard, prioritairement des Marocains, c'est-à-dire des musulmans potentiels pouvant rester en France et diffuser leur idéologie terroriste et intégriste dans les bonnes âmes pures de nos bons concitoyens. Il ne faut pas croire qu'il s'agisse d'autre chose. C'est la xénophobie, voire le racisme, qui sous-tend cette énième mesure scandaleuse.

 

Cette circulaire est la preuve supplémentaire – après l'affaire des Roms – qui permet de montrer le véritable visage de l'idéologie primaire dont est imprégnée ce gouvernement de petit bourgeois déconnectés de la réalité sociale de la majorité des Français. Claude Guéant, Xavier Bertrand et Nicolas Sarkozy, pour ne citer qu'eux, piétinent un plus chaque jours des valeurs de respect de l'autre qu'il convient de porter lorsque l'on est à la tête d'un pays riche et prétendument démocratique. Or, la démocratie devient un mot qui lentement agonise dans nos vieux dictionnaires Larousse, accumulant la poussière de quatre ans d'absence des « discours officiels » (sauf pour faire la guerre à des dictateurs bien entendu, il faut bien enrichir un peu ceux qui fabriquent et vendent des armes estampillé du rarissime et précieux « made in France »).

 

Les étudiants que l'on humilie, que l'on brime et à qui l'on ferme tout espoir d'une carrière digne de leurs années d'études, véhiculeront une image négative et méritée de la France qui n'en a vraiment pas besoin dans le contexte actuel de crise. Même certains chefs d'entreprise, ceux des PME principalement, commencent à en avoir assez d'être privé d'une main d'oeuvre extrêmement qualifié dans leurs entreprises simplement parce que le gouvernement s'entête dans des discours et des mesures idéologiques contre-productives. Ces mesures sont d'autant plus injustes car injustifiés et infondés. Tout ce gâchis parce qu'un ministre zélé, très content et fier de rendre service à son pays en plus, s'enferme dans des représentations débiles et dépassées de néo-colonialiste à la manque (du moins c'est très sous-jacent). 

 

C'est la colère qui anime ces mots parce qu'il devient presque inssuportable de voir un pays dont je suis citoyen tomber dans des travers xénophobes et racistes dans la presque indifférence générale des trois-quart de la population et en tout impunité pour un gouvernement déconnecté de toute réalité et renvoyé soixante-dix ans en arrière avec un régime non moins archaïque (et dont nous savons les conséquences désastreuse pour les Juifs). Les camps d'étrangers ont existés et existent en France, "patrie des droits de l'homme".

 

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 23:33

Le discours journalistique concernant le programme des candidats socialistes est affligeant. L'augmentation des impôts est au coeur des questions, ainsi que la gestion de la crise financière, notamment la réduction des déficits. Tout cela passe dans l'ombre les propositions sur l'éducation, sur la sécurité, sur le nucléaire, ou encore sur la jeunesse et le chômage. Il est inquiétant de réduire un programme à la seule taxation des riches. Chacun sait que les grandes fortunes paieront plus d'impôts si les socialistes parviennent à remporter les élections présidentielles de 2012. Avec François Hollande ce n'est pas certain...

 

J'irais voter aux Primaires socialistes parce que le choix d'un futur Président de la République doit être représentatif du pays et de la population. Ainsi, si des électeurs habituellement à droite vont voter aux Primaires, il ne faudra que saluer cela. Quel parti politique français donne réellement à ses opposants la possibilité de voter pour choisir un représentant à la plus importante des élections ? Les écologistes ont bien fait des mini-primaires, mais les socialistes, de cette ampleur, transforment la vie politique de la Ve République. Je dis cela, car je le pense sincèrement.

 

Le bilan de Nicolas Sarkozy en 2012 sera inévitablement plus mauvais que celui de Jacques Chirac en 2007. Il serait donc heureux que les citoyens prennent ce bilan en considération et que les médias arrêtent un peu d'enfoncer les socialistes. En effet, personne ne parle du bilan du Président de la République sortant. Le Front National est passé au second plan et personne, mis à part la majorité – qui oublie vite les alliances officieuses du passé – n'a encore osé attaqué de face les nationalistes.

 

Pourquoi les centristes ne pourraient pas réussir un bon coup de poker ? Jean-Louis Borloo est-il capable de gagner la présidentielle ? Ce n'est pas certain, mais il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, c'est-à-dire attendons le 1er tour. Les promesses seront-elles tenues ? Les candidats auront-ils les moyens de réaliser leur programme ? En fait, la relance de la croissance passer par une relance de l'emploi et donc de la consommation. Certes, la droite accuse la gauche d'être dépensier, mais les quelques milliards de dépenses en plus de Martine Aubry, par exemple, seront compenser par la taxation des plus riches, et pourrait permettre, sur le long terme, d'éviter le grand plongeon.

 

Les économistes « de gauche » existent et ils ne sont pas plus incompétents que les autres. La droite, en pleine crise, impose à l'Europe des réductions sur le budget des associations caritatives. Heureusement, Sarkozy a protesté, demandant un recours, mais n'est-ce pas encore une occasion de faire du bruit pour redonner une mauvaise image ? À quelques mois des élections, il est difficile de savoir ce qui est sincère de ce qui est orienté. En fait, les gesticulations de la droite depuis l'élection de 2007, masquent l'indécence de leurs prise de positions, comme le fut l'affaire de l'expulsion des Roms en 2010 ou encore les déclarations de Michelle Alliot-Marie concernant la Tunisie. Tout cela renforce la dégradation de ce gouvernement. Seul la position sur la Libye est à mettre au crédit du Président pour l'excellent travail diplomatique de la France. Là aussi, c'est historique, mais cette affaire, très contestée, n'aura aucune incidence sur les élections.

 

Inutile de conclure sans cet appel : allez voter aux Primaires socialistes afin de montrer, quel que soit vos orientations politiques, que la démocratie n'est pas réservé à une minorité de militants subjectifs et partiaux, votant en fonction de logiques que l'électeur lambda, ne connaissant pas les us et coutumes du PS, ne peut posséder.

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 22:51

Le Sénat passe à gauche : c'est historique ! Il fallait s'attendre à une alternance de la Haute-Assemblée. Cet excellent, et revigorant scrutin était attendu depuis les élections municipales, cantonales et régionales, donnant aux socialistes, mais aux écologistes également, un surplus de sièges. Le président du Sénat devrait donc être un homme politique de gauche. La majorité pourrait donc basculé à une année de la présidentielle. Le message devant être retenu est la division de la droite. Bref, pour la majorité présidentielle c'est une nouvelle veste. Le sabrage, par le gouvernement, des collectivités locales, a certainement eut une influence sur le scrutin. L'autorité renforcé des préfets n'a pas plu à beaucoup d'élus locaux. Les grands électeurs sont les représentants des Français dans les collectivités. Toutefois, il serait intéressant que le Sénat modifie le Projet de loi de finance pour 2012 qui n'a pas encore été débattu dans cet hémicycle. Peut-être que les amendements de la gauche vont être votés et donc faire évoluer positivement le texte, notamment vers une participation plus active des grandes fortunes (300 à 500 000 € par an). La droite se plaint déjà d'une éventuelle politique d'obstruction de la gauche au Sénat. Ils ont peur, et tant mieux. Si jamais il faut réunir le Parlement pour voter le Projet de loi de finances rectificative pour 2012, il n'est pas sûr qu'il passe. Ainsi, la majorité présidentielle peut déjà faire des procès d'intentions dès l'annonce des résultats, il n'empêche que le fait est là : le Sénat est passé à gauche.

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  • : La Crise des Consciences
  • : Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.
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