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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 22:22

À peine débarassé de la SOPA (et encore, attention !), nous voilà avec un Accord commercial anti-contrefaçon (ACTA), ratifié par l'Union européenne le 26 janvier, en secret, sans tenir compte des justes remarques (quoi que timide !) du Parlement européen. Bref, au mépris de la représentation populaire. Pouvons-nous accepter que des entreprises privées, défendant leurs intérêts propres, et non de soi-disant salariés ou auteurs, puissent nous enlever notre droit fondamental en démocratie qui est de pouvoir s'exprimer librement ? Internet n'est pas une atteinte au droit d'auteur, et les fraudes véritables sont minoritaires. Non, cette loi, sous prétexte de lutter contre la contrefaçon commercial et médicamenteuse, insère une partie afin de pouvoir contrôler les critiques émises contre elles. C'est une arme merveilleuse pour les grands patrons de l'industrie du disque, les maisons d'éditions et les puissantes entreprises pharmaceutique qui, sous couvert d'une institution soi-disant démocratique, passe outre les avis et les doutes d'un Parlement élu à l'échelle d'un continent. Bien sûr, les intérêts privées prime sur la collectivité. Marx a dénoncé cela et depuis longtemps les capitalistes le savent aussi. Les chefs d'État au pouvoir sont en train, en plus de la dette et de leur propagande honteuse, de nous priver de nos libertés fondamentales les unes après les autres, nous réduisant au silence, faisant de nous des moutons, incapable de discerner les mensonges de la réalité. Cela fais très peur pour l'avenir. Il serait temps de réagir un peu, un tout petit peu !


 

Il serait temps de prendre conscience de l'enfermement dans lequel on nous plonge petit à petit et de faire un peu plus de bruit que le silence. En Pologne, les gens sont descendu dans la rue pour protester car le gouvernement à ratifier le texte sans prévenir personne, à l'insue des représentants européens et nationaux. Un superbe dénie de démocratie qui nous enfonce un peu plus vers la dictature. Ils parviendront à l'instaurer, et là les gens se réveillerons beaucoup plus mal que maintenant. Mais, enfin, c'est impossible d'installer la dictature, on est une démocratie, on peut penser librement en France... Eh bien, non, on peut pas et ce que j'écris là, sur ce blog, est peut-être lu par des gens qui ont capté Marx et qui ont peur de ses idées parcequ'il est anti-capitaliste. Parceque les grands chefs d'entreprises et les gouvernements ont peur d'Internet, peur de laisser penser les gens, de leur donner l'entière liberté de contester le pouvoir en place... Vous comprenez, l'humain est moins important que l'argent. Ces individus ont la même idéologie stupide que les esclavagistes du XVIIIe siècle. Alors oui, la “dictature du capital”, c'est-à-dire de l'argent, est bien là !

 

Voir article de Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_commercial_anti-contrefa%C3%A7on

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 02:41

Étymologiquement, le mot marginal est un dérivé du latin marginis, la frontière. C'est un terme à la mode. Les “sans domicile fixe” sont des marginaux pour une certaine partie de la société. Les plus riches, sont aussi des marginaux dans le sens où ils sont à la frontière de la société. Un abîme s'est creusé entre les deux extrêmes. Entre ses deux marges de la société, une part de la population cherche sa place, se rapprochant de l'une ou l'autre des frontières. Pour prendre une image, on pourrait considéré les marginaux les plus riches en bas d'une belle montage, pouvant cultiver la terre et en haut de la montagne, nous trouvons les marginaux les plus pauvres, ayant froid, ne pouvant se faire à manger, dépendant des plus riches pour les nourir. Finalement, les “riches” - qu'est-ce que les “riches” ? - se trouvent au bord de la société. Tout comme les plus “pauvres”, ils ne sont pas représentatif de la masse, du “bloc central”.

 

Donner à manger à son chat n'a aucun intérêt en soi puisque le chat est inutile à l'homme. Il le distrait, certes, mais le chat nécessite de l'attention et de l'argent. Les pauvres sont le chat des riches. Les riches vont considérer les pauvres comme des bouches inutiles, comme des “cancer de la société” (Wauquiez, ministre), et cela simplement parce qu'ils ne produisent pas, qu'ils ne travaillent pas pour faire fonctionner l'économie nationale. L'idée est de dire que les “pauvres” ne servent à rien. Donc, à quoi servent les “riches” ? Un pauvre est pauvre par rapport à quelqu'un de plus riche que lui. Ce qui fait qu'être pauvre n'a de sens que si l'on compare ce pauvre à un riche. Le riche est riche parce qu'il y a des pauvres. Où est la norme ? Qu'est-ce que la masse ? Qu'est-ce que la “masse populaire” ?

 

La “masse populaire” est nécessairement un tout. Les plus pauvres forment une certaine masse composée d'un certain nombre d'individus que l'on peut définir en fonction de caractéristiques propres à cette masse. Un marxiste parlerait de classe sociale. Une classe est un collectif, un rassemblement caractérisé par un même niveau de vie, une certaine communauté de culture, des intérêts économiques qui créé des liens et des rapports plus étroits et plus faciles. “L'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire des luttes de classes” (Marx) On note ici la nature des rapports entre les marges et entre le bloc central et les marges. Ces rapports reposent sur le conflit ou sur l'accomodement, parfois avec des retournements d'alliances. On a un clivage social. Chaque “classe” est le résultat d'apports divers qui forment des couches – on parle même de strate sociale – et qui constituent des “plan de clivage”.

 

Ainsi, il y a une histoire, dans le sens d'une conscience collective d'un passé. La classe populaire c'est l'héritière de la classe ouvrière. Celle-ci se fonde sur une certaine idéologie. Si toutes les strates de la société se cherchent un passé, cela va nécessairement provoquer un besoin de mémoire, parfois la nostalgie. Chacun possède ses références, mais niant souvent les évolutions. On a l'habitude de figer ce qui est passé sans noter les transformations. Finalement, notre système semble être tout sauf cohérent ? La société n'est pas unifiée – heureusement – autours d'une pensée unique, d'une logique rationnelle, mais elle est fondée sur des pensées qui se considèrent meilleures que les autres. Ainsi, il n'y a aucune cohésion sociale parcequ'il n'y aucune cohérence dans les idées. Les tensions sont inévitables et donc également le conflit.

 

Le “bloc central”, nous l'avons vu, n'est pas un bloc dans lequel la cohésion soit l'élément d'identité principal. Percevoir les classes moyennes comme formant un bloc est une erreur. Les inégalités sont grandes entre un professeur d'université et un petit fonctionnaire de province. Or, les deux personnes appartiennent à la même classe sociale. Par exemple, les sociologues cherchent à classer les individus en catégories socio-professionnelles. On comprend pourquoi l'individualisme prime sur le collectivisme. Le collectif est composé d'individu ayant tous des idées et un passé propre. Le collectif ne peut logiquement fonctionner que par mise en commun des idées. De ce fait, le collectif devient une communauté, une forme particulière de groupe social, de sociabilité. Or, concrètement, les “pauvres” et les “riches” forment des groupes sociaux qui dépendent les uns des autres.

 

Les “riches”, sans les classes inférieures, ne pourraient plus produire de la richesse. L'arrêt d'une usine fait perdre de l'argent au directeur. La perte et le profit nous permettent d'avancer qu'il y a des liens étroits entre chaque couche de la société. Or, ces couches, en dépendant les unes des autres, créées une sorte de collectif par nécessité. Ne parle t-on pas de collectivité territorial ? Or, qu'est-ce qu'un territoire ? C'est un ensemble complexe qui est composé de niveaux différents ayant chacuns leurs intérêts particuliers. Les élus locaux dépendent eux-mêmes d'autres types de relations. Une simple association repose sur des liens de sociabilité. Bref, la “stratification sociale” apparaît comme une chose fort complexe. Un individu lambda a une famille. En dehors de sa famille, il a des amis et des “relations”. Ses amis ont d'autres amis et d'autres “relations”. Or, les amis de nos amis ne sont pas forcément nos amis, contrairement à l'adage bien connu. Le seul lien entre l'ami de mon ami c'est moi. Parceque je suis l'ami d'un individu, j'ai un lien indirect avec l'ami de cet ami. Bref... Notre société repose sur ce genre de sociabilité.

 

Nos relations quotidiennes reposent sur des gens à qui l'on dit bonjour sans avoir plus de contacts que celui de la politesse. Je lui dis bonjour parce qu'il appartient à mon “cercle de connaissance”. Les réseaux sociaux n'en sont-ils pas la parfaite illustration ? “J'ai 150 amis sur Facebook !” s'écrit un internaute enjoué ; “oui, mais combien de “vrais” amis” lui rétorque un terrien lucide. “Heu... je sais pas, deux, trois peut-être”. Chacun compte ses amis sur ses dix doights. L'amitié a la même origine étymologique que le mot “amour”. Il y a une certaine complicité entre deux amis qu'il n'y a pas entre deux connaissances ou deux amoureux. Du moins, ce n'est pas la même complicité. Le fait que la société soit ainsi stratifié provoque inévitablement un désintérêt pour ceux que l'on ne connaît pas. Ceux que l'on ne connaît pas, on s'en fout, dirait Desproges. C'est une réalité. Dès lors, comment trouver une cohérence de pensée avec des gens qui se fichent des autres ?

 

Comment les riches peuvent avoir conscience de la vie quotidienne des pauvres sans la connaître ? Pourquoi le système représentatif est en crise en France ? En fait, un politique élu à la majorité est considéré comme représentant de l'ensemble des électeurs alors qu'ils sont souvent représentant d'une large minorité, rarement mince majorité. Finalement, il ne peut y avoir de cohésion d'idées si les représentants, pourtant élus démocratiquement, ne représentent pas la pensée de la “majorité” des gens. C'est le cas en Hongrie avec l'opposition à Victor Orbàn. En conséquence, il y a des résistances. Une partie des gens s'opposent à ceux qui les représentent. C'est étonnant, non ? Ces “représentants” prennent des décisions au nom d'une masse d'électeurs qu'ils ne représentent pas politiquement. On parle parfois de paradoxe de la démocratie, de crise du système représentative. C'est indéniable. En fait de crise, c'est plutôt de réaction à ce système qu'il faudrait parler. On réagit à une idée qui nous paraît non représentative de la majorité. Sarkozy représente t-il tous les Français où simplement une partie des Français, voire une minorité de citoyens ? Pourtant, n'a t-il pas été élu par 53% des “votants”. Oui, mais ils sont 10 à 11 millions. Bref, représentent-ils les opinions de 65 millions d'habitants ? En l'occurence, en terme de mathématique, non !

 

Notre société repose donc sur l'opinion publique parce qu'elle représente la mojorité. Parfois, le gouvernement plie sous le poid du nombre, de cette opinion publique. L'opinion est forte parcequ'elle repose sur une certaine cohérence. C'est encore une curiosité parce que la société – elle – est plutôt divisée, comme nous l'avons vu. La population sait ce qu'elle veut et fait pression pour l'obtenir. Nous retrouvons un peu de cohérence dans l'inconhérence. Je vous laisserais donc réfléchir sur cette question de la cohérence de l'opinion concernant la crise actuelle. Les Anglais, les Espagnols, les Italiens, les Français ou encore les Allemands ne pensent pas la même chose sur les manières de sortir de cette crise. Cela créé des tensions et réactive les nationalismes, les préférences pour une nation, c'est-à-dire pour un État. De fait, nous notons un individualisme étatique qui met à bas toute la construction communautaire européenne. Pour exemple, l'Allemagne fait passer son individualité (identité) avant les autres. Cela marque le retour d'une idée des années 30. L'individu domine le collectif.

 

L'impression de collectif agit comme un “narcotique”, c'est-à-dire quelque chose qui endort l'individu. On lui fait croire qu'il s'égare de la pensée commune. Or, cette pensée commune, censée appartenir à tous, reste celle d'une minorité. Notre société repose sur une multitude d'individualités, toutes minoritaires, de facto. C'est une évidence. Une nation repose sur une diversité d'opinions et donc parler de nation française, par exemple, n'a pas de sens. Une nation étant un ensemble d'individus nés dans le même pays, il apparaît stupide de préciser qu'elle est française, puisque de facto elle n'est pas allemande, ni espagnole, ni anglaise. Donc, je suis français parceque je suis né en France. C'est tellement logique... Oui, mais je suis différent de mon voisin. Je ne partage rien avec lui. Du moins, c'est ce que je crois parce que c'est ce qu'on m'a fait comprendre au travers de tout un tas de discours, de médias, etc. Pourtant, cet “immigré”, ce “noir”, ce “bazané”... lui aussi est né en France. Donc, il est français. Étant français, il a les mêmes droits et les mêmes devoirs que moi. Il appartient à la même “nation” que la mienne simplement parcequ'il est né dans le même pays.

 

J'arrête là mon développement, un peu incohérent – je le concède – mais je ne pouvais point faire mieux. J'ai écris comme cela me venais ce qui donne à la fin son goût d'inachevé.

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 19:03

Une première historique est cette grève lancée par les acteurs du Web pour protester contre la loi SOPA (Stop Online Piracy Act) en discussion au Congrès américain. Cette loi, j’ai déjà eu l’occasion de détailler son contenue, est une honte pour la démocratie et la liberté d’expression sur Internet. Elle autoriserait, en effet, le gouvernement des Etats-Unis de censurer tout site possédant un contenu ne respectant pas le droit d’auteur. La loi est évasive et c’est pour cela qu’elle inquiète tant les internautes et ceux qui font vivre des contenus « culturels » sur le web. L’objectif est de lutter contre la piraterie sur Internet, ce qui toucherait les sites de téléchargement en ligne. Cette loi permettrait donc des actions en justice pour toute personne en possession de copyright. Cette législation toucherait les domaines .org, .com et .net. Cela aurait donc des incidences sur d’autres pays de la zone d’Amérique du Nord, comme le Canada. Le risque étant de voir les autorités américaines en possession des mêmes méthodes de censure que la Chine ou l’Iran, c’est-à-dire des pires dictatures. Il est évident que le combat va être rude puisque Google, Yahoo, Facebook, Twitter, Mozilla, Wikipedia et Wordpress sont pour la première fois dans l’histoire d’Internet directement menacés. Le National Postconclu ainsi son éditorial : « Aucun gouvernement ne devrait participer au maintien de modèles dépassés ou s'opposer à une expression légitime. C'est pourtant ce que permettraient ces deux projets de loi. » Et voici ce que l’on pouvait lire sur Wikipedia anglais aujourd’hui : « Imagine a World Without Free Knowledge. For over a decade, we have spent millions of hours building the largest encyclopedia in human history. Right now, the U.S. Congress is considering legislation that could fatally damage the free and open Internet. For 24 hours, to raise awareness, we are blacking out Wikipedia. »

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 18:29

La guerre contre le nucléaire Iranien prend un nouveau tournant. Les sanctions s’abattent à nouveau sur le peuple iranien, qui n’a rien demandé à personne. Qu’espèrent les Etats-Unis et la France ? Un soulèvement du pays et un bain sang, comme en Libye et en Syrie ? L’armée iranienne joue les super héros, s’ingéniant à fermer le détroit d’Ormuz, voulant certainement montrer par là sa puissance. Il apparaît évident qu’une guerre serait une catastrophe pour la région et pour le monde entier. Cette fois, il ne s’agira pas d’un simple petit conflit comme le fut la Guerre en Irak. Bien que les conséquences pour la population irakienne fussent des plus terrible, la guerre n’entraîna pas une réaction en chaîne. La guerre contre l’Iran serait d’autant plus grave que l’armée de ce pays est davantage entrainée et équipée que celle de l’Irak ou de la Libye. La crainte de voir l’Iran agir de la même manière que la Libye, c’est-à-dire en perpétrant des attentats à l’étranger, grandit. Le durcissement de leurs actions à l’égard des ressortissants étrangers est le signe d’une volonté d’afficher une sorte de toute puissance. L’Iran cherche encore à gagner du temps. Cette certitude est celle des observateurs internationaux depuis 2002. Cela fait donc dix ans. L’armée iranienne reste moins puissante que celle des Etats-Unis et elle se mettrait à dos les pays du Golfe. Le risque est de voir ce pays pratiquer la piraterie. Il deviendrait bien plus difficile de lutter contre cette tactique. L’arsenal de l’Iran permettrait de perturber la circulation des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, mais cela serait forcément contre-productif pour le pays puisqu’il se retrouvait avec tous les états du Golfe vivant du pétrole à dos. Les cours du brut montraient tellement vite qu’il deviendrait très coûteux de s’en procurer. Bien sûr, les Etats-Unis et l’Union européenne, en plus en période de crise économique sévère, laissé l’Iran provoquer une nouvelle crise pétrolière comme dans les années 70. Toutefois, l’armée américaine est déjà présente dans la région avec sa Ve flotte d’intervention basée à Bahreïn.

 

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 23:51

Jacques Chirac, en son temps, coupa les vivres aux associations bénévoles qui travaillent dans les quartiers populaires. Depuis, la police est devenue un acteur de la communauté avec des contrôles d'identité permanent, des harcèlements et des insultes de la part des policiers, etc. Tout cela entretient une haine de la police alors que dans son ensemble, elle n'est pas aussi radicale. D'ailleurs, l'efficacité des forces de l'ordre est remise en cause. Nicolas Sarkozy, lorsqu'il était ministre de l'Intérieur a parlé des jeunes de ces quartiers en les comparant à de la « racaille » qu'il faut « nettoyer au karcher ». Il manipulait même l'opinion car la situation était plus complexe et les policiers avaient largement leurs responsabilités. Nous sommes en octobre 2005.

 

Les gens stigmatisés sont des pauvres marginalisés. « And, so, Sarkozy said that the suburbs should be desinfected to get rid of the seum » (John Merriman, cours à l'université de Yale sur France since 1871). La pensée du président français est en elle-même contradictoire. Il stigmatise les pauvres tout en leur promettant de devenir riche s'ils travaillent. Mais ils travaillent déjà ! Certes, sans papiers, certes sans droits, mais ils travaillent ! C'est la réussite que prône Sarkozy. Aussi stupide que Jean-Marie Le Pen il est, aussi xénophobe et inconscient il restera. Ce relan d'idées racistes s'est banalisé en France. Certaines blagues sont devenues tolérables dans la bouche d'un ministre de la république, Brice Hortefeux.

 

Alors, si la criminalité est en hausse, celle-ci est due à la mauvaise gestion des moyens policiers disponibles. Lors des émeutes de 2005, Chirac finit par mettre en place l'état d'urgence. Sarkozy préférait nier la réalité de la « crise sociale » qui se profilait. L'expression de ce mal-être s'est exprimée dans la violence. Ce n'est tout de même pas un message anodin. Merriman analyse fort bien la situation. En France, comme le montre si bien Lapeyronnie, la fermeture des perspectives d'avenir pour les jeunes, l'exclusion spatiale et la discrimination d'État, ne donne pas à ses populations la sensation d'être intégrées au sein de la société.

 

Les « blancs », comme Merriman les appels, reprenant les catégories américaines, ont votés Le Pen ou Sarkozy aux dernières élections car ils ont peur de devenir « minoritaires » dans leur propre quartier. Pour Sarkozy, seul l'ordre compte. Les droits de l'homme, c'est pas grave, c'est accessoires. En effet, quelle idée de s'attacher à des vieux principes poussiéreux ? Par contre, la communication et les symboles, ça c'est pas pareil. Là, l'histoire sert à quelque chose. L'état de siège, en 2005, pour Merriman, il fait directement référence à celui de 1955 qui avaient été déclenchée dans le contexte de la Révolte algérienne. Cette utilisation de l'état de siège a donc été perçue par la communauté algérienne comme une humiliation. La population française n'a pas saisi le rapprochement à l'époque, encore moins les médias.

 

En conclusion de cet article, très bref – c'est exprès ! -, disons que l'opinion publique française doit prendre conscience de la situation de manipulation médiatique – involontaire, restons positif –du fait de la dramatisation, par le gouvernement, d'événements qui traduisent plutôt un ras-le-bol. Sarkozy a été élu sur la peur en 2007, mais la situation a empiré et les gens tombent droit dans le piège de l'extrémisme de droite.

 

Je lance un appel : À quand la démocratie participative ? À quand la VIe République ?

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 15:29

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Vue d'artiste - NASA

 

Kepler 22b est 2,4 fois plus grande que la Terre. Elle se trouve dans la zone habitable de son étoile, semblable au soleil même si son rayonnement est moins intense de 25%. Seulement, il est impossible de connaître sa composition. Kepler tourne autours de son étoile en 290 jours terriens. Il y a 99 % de chance qu'elle soit bien une planète. Elle pourrait fort bien ressembler à Vénus ou Mars qui se trouvent également dans la zone habitable de notre Soleil. Toutefois, concède Douglas Hudgins, « c'est une étape importante en vue de découvrir une jumelle de la Terre. » Cette découverte n'est pas un scoop, elle vient s'ajouter aux candidates qui pourraient accueillir la vie. Le télescope utilisé pour sa découverte est Spitzer. Kepler 22b se situe à 600 années-lumières de la Terre. Il y a 48 « candidates » sur les 2326 exo-planètes découvertes depuis 1995 qui pourraient abriter la vie. Cela paraît fort peu. C'est la première planète qui ressemble autant à la Terre. L'étoile, comme je le disais, a un rayonnement plus faible. Il s'agit d'une naine jaune. La température au sol, en fonction de la composition de l'atmosphère, pourrait être de -11°C à 22°C en moyenne. Cela changerait tout. Toutefois, les différences de température pourraient être encore plus importante, de l'ordre de -40°C (sans atmosphère) à 470°C (avec un important effet de serre) en moyenne. C'est l'exemple de Vénus. 

 

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 03:00

 

Le roi, dès l'origine du système pharaonique, est soumis aux dieux qui permettent une douce et agréable vie à l'Égypte. Il sert d'intermédiaire entre le monde des humains et celui des dieux. De fait, l'institution royale est divine. C'est une entité divine. Pour autant, le roi est un individu semblable aux autres de part sa nature humaine. Aux yeux de la population, c'est un potentat oriental comme les autres, capable des pires vices. Il n'est pas non plus épargné par l'échec. La royauté égyptienne abolit la personnalité qui en a la charge au profit de l'institution. Cette dernière est détachée de la personne du pharaon qui n'en est que le représentant plus ou moins compétent. Le roi doit, pour exercer le pouvoir, se plier à des normes institutionnelles qui sont placées sous la protection de la Mâat, « l'ordre du monde ». Le pharaon promulgue des lois sous forme de décrets destinés à l'administration chargée de les mettre en œuvre. L'État égyptien est centralisé. Comme tout État, c'est un « édifice doté de structures agencées entre elles de manière à garantir la stabilité de l'ensemble » (Legendre, 1999). C'est un système à trois étages. Le premier est la sphère des hypostases qui repose sur le concept-déité de Mâat, clé du système institutionnel. La Mâat incarne « l'ensemble des conditions qui font naître et qui renouvelle la vie ». Le troisième étage, la base, c'est le territoire égyptien et sa population. Entre les deux, le second étage est celui du pharaon qui est le garant de Mâat.

 

La Mâat englobe et unifie l'ordre cosmique et l'ordre humain. Entre les deux ordres se trouve le pharaon. La Mâat est une idée qui sous-tend des institutions, des groupes d'intérêts et des stratégies de pouvoir. Cette idéologie connaît une évolution. Sous l'Ancien Empire, le pharaon est tenu de servir la Mâat qui lui assure la vie après la mort. Après les troubles de la Première période intermédiaire, sous le Nouvel Empire, la Mâat devient un modèle vertueux, une sorte d'idéal à atteindre. En fait, la Mâat est un ordre concret émanent d'un rapport de force. Le rituel de l'offrande de la Mâat est destinée au renouvellement de l'énergie. C'est un objectif concret et utilitaire. L'égyptien de l'antiquité n'était pas un intellectuel. C'était plutôt quelqu'un d'intuitif et d'imaginatif. Il ne possédait pas de théories logiques et rationnels. Il s'adaptait à la situation à laquelle il était confronté en cherchant le moyen le plus simple et le plus pratique pour résoudre son problème. Finalement, c'est une approche matérielle autant qu'immatérielle des choses. Les Égyptiens offraient aux dieux le Ka, c'est-à-dire l'énergie de la nourriture qu'ils déposaient sur l'autel. La finalité de l'égyptien était d'être heureux et c'est pourquoi sa religion est orienté vers l'harmonie individuelle et sociétale.

 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 02:00

 

Du haut de ses 5 ans
Il ne comprend pas vraiment
Ce qu'il vient faire ici
Ce que devient sa vie

Il se souvient encore
Comme il aimait son école
Sa maîtresse ses amis
Pourquoi est-il parti?

Qu'on lui explique
Qu'a-t-il donc fait
Pour mériter de quitter ce pays
Qu'il croyait être chez lui
Qu'on lui explique
Qu'a-t-il donc fait
Pour mériter qu'on lui vole son enfance
Qu'a-t-il fait à la France

Qu'a-t-il fait à ces hommes
Fiers dans leurs uniformes
Menottant ses parents
Comme de simples truands
Tout quitter en une heure
En plein coeur de la nuit
Voir même son père en pleurs
Est-ce que ça s'oublie?
Est-ce sa faute?

Ici sous couvert de la loi on sait briser des vies
On fixe des quotas, droit à l'ignominie
Derrière vos statistiques il y a des enfants et des femmes
Derrière vos politique... des drames

Du haut de ses 5 ans
Il ne comprend pas vraiment
Ce que devient sa vie
Ce qu'il vient faire ici
Dans ce nouveau pays
Censé être le sien
Dans ce nouveau pays
Dont il ne connaît rien
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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 01:00

 

 

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 22:00

Il est tout de même amusant (ou pas !) que ce soit des agences de notations, trucs abstrait et franchement sans intérêt, qui s'octroient un droit de regard sur notre avenir économique. Au-delà de l'inconscience de nos dirigeants, force est d'admettre que le dindon de la farce c'est plutôt le pauvre contribuable lambda. Je veux dire par là, le pauvre citoyen français qui n'a rien demandé à personne et qui va pâtir des tribulations sordides et machiavéliques d'individus inconnus, même pas français pour certains. Ça va, je pense... En plus, un triple « A »... pourquoi pas tripler l'alphabet tant qu'on y est ? Non, un peu de sérieux dans ce monde ne ferais de mal à personne. Ils jouent avec notre vie quotidienne en bourse et en plus ils dégradent une « note » qui représente rien pour les pauvres individus lambdas que nous sommes si ce n'est que la France devra rembourser plus et donc faire plus d'économie, cela signifiant, au final, plus de rigueur. Or, sur qui retombe ce très gentil cadeau de noël ? Sur les pauvres et ceux qui vont le devenir.

 

Bientôt, les 4 millions de Français vivant sous le seuil de pauvreté – oui, oui, vous avez bien lu – seront deux à trois fois plus. Rappelons que la France, d'après le FMI, reste encore la 5e puissance mondiale et qu'elle fait des bénéfices, si ce n'est cette année ou nous sommes entrée en récession... enfin, le PIB du 1% de très, très riches, il a augmenté... pas les salaires des gens, mais c'est normal vous comprenez, eux ils travaillent, alors on va pas payer des gens qui travaillent, tout de même ? Eh oui, c'est choquant comme discours, mais hélas, ma vindicte est encore mal vu par beaucoup... En France, république officiellement démocratique, est folle toute personne osant nier cela. Officieusement, la France s'enfonce dans l'inconscience... Avec nos 10% de chômage, certes on fait beaucoup moins bien que l'Allemagne, mais nous sommes plus nombreux et plus jeunes... de plus, le système du chômage en Allemagne oblige les Allemands à accepter un travail, quitte à être faiblement payé (ou pas payé du tout) dans l'optique, ô combien généreuse, d'une éventuelle réinsertion. Étant donné que le système est obligatoire, le chiffre du chômage est toujours très faible, mais cela cache, masque les inégalités et les conditions de travail des gens dans un pays que l'on dit économiquement solide et que personne ne connaît vraiment...

 

En colère je suis, effectivement, car la politique des agences est complétement écœurante... c'est un non-sens total et tout le monde sait que des alternatives, des solutions qui peuvent fonctionner existent. Certes, il faudrait peut-être reprendre en main nos outils financiers, surtout la BCE, mais enfin, les Allemands sont des « saints », preuve d'une magnifique réussite, et les Français sont des « diables », preuve de leur germanophobie habituelle. Arrêtons de rire... Non, arrêtons de vénérer Merkel et son inconscience libéral qui plongea l'Europe dans l'austérité. Sa politique économique est un suicide contre-productif ! Si la croissance ne revient pas, bien malin qui pourra dire si l'Allemagne tiendra l'année 2012. Les financiers de la Bundesbank appliquent d'archaïques théories américaines, libéral et sans avenir, avant de se faire prendre à leur propre jeu. Le chat finit toujours par rattraper la souris.

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Présentation

  • : La Crise des Consciences
  • : Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.
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