Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 20:21

Dans la tombe d'un prêtre nubien retrouvée en septembre dans la région d'El-Assassif, près de Louxor, des scènes astrologiques représentant la déesse du ciel Nout, ont été mise au jour. Ces scènes, racontent Zahi Hawass, ont été retrouvée au fond d'un puit de huit mètres, en bon état, encore peintes de couleurs vives. Lé défunt s'appelle Karakhamun et a officié sous la XXVe dynastie qui s'étend de 755 à 656 BC. Il apparaît que cette découverte est relativement exceptionnelle, comme le souligne Pischikova.

 

Karakhamun_003.jpg Scènes astrologiques de la tombe

 

(source : site de Zahi Hawass)

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 00:59

Je recherche beaucoup sur cette période, sur ce moment, et donc au fur et à mesure je vous fais part de ce que je trouves. Certaines dates et certains noms vont revenir, mais, souvent, ils seront abordé sous un angle nouveau, apportant souvent des éléments en plus, même si ce ne sont que des détails.



 

Pour les contemporains, le partage de 395 n'était pas définitif, car l'unité de l'imperiu subsistait et cela par le simple fait qu'un régent, Stilicon, avait théoriquement autorité sur les deux parties. L'Orient va commencer par lutter pour son indépendance, puis ce sera une sorte de guerre civile pour des causes religieuses qui éclate, et enfin arrive, en 518, un grand parmi les grands, Justinien. En Occident, c'est une impression de solidité et d'unité qui prédomine. Une impression ? Oui, car les évènements qui vont suivre montrent qu'il existe en fait une fragilité certaine.

          --> rupture entre l'Italie et l'Afrique (397)

          --> rupture avec l'île de Bretagne (407)

          --> rupture entre la Gaule et l'Italie (451) : autodéfense par Théodoric Ier, roi wisigoth de Toulouse, et par Flavius Aetius, généralissime des armées en Gaule.

          --> rupture entre la cour (anti-gothique) et le haut commandement militaire (barbares) : 1/ anarchie militaire ; 2/ règnes court ; 3/ souverains pro-byzantin ou soutenu par l'Orient.

 

395, pour l'époque, ce n'est pas un tournant. Il n'y a pas eu contestation du pouvoir à la mort de Théodose le Grand. Le danger, toutefois, il reste du côté des Wisigoths fédérés en Illyrie. Stilicon, le régent, représente l'unité morale, toute symbolique, de l'Empire. Stilicon sera même surnommé le "défenseur de l'Empire". Pourtant, déjà, Rufin, préfet du Prétoire d'Orient, conteste l'autorité et la légitimé de l'Empire.

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 23:41

Cette journée de manifestations, encore une fois sous la pluie, est une réussite . Il y a eut 900 000 personnes dans les rues de France contre 1,9 (voir 2) millions la dernière fois. Ce chiffre de 900 000 est celui de la police... La Tribune de Genève et l'AFP estime, d'après les chiffres de la CFDT, qu'il y a eu entre 2,9 et 3 millions de personnes dans la rue. Cela donne, pour faire la part des choses, entre 2 et 2,1 millions de personnes, soit la même chose que le 23 septembre. 




Chiffres Haute-Normandie (ceux des syndicats) :

 

Rouen : 45 000 personnes

Le Havre : 40 000 personnes

Fécamp : 1 500 personnes

Evreux : 6 000 personnes

 

Autres :

 

Paris : 310 000 personnes

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 00:01

QUATRE COURS, QUATRE DOMAINES

 

     Le titre de cette seconde partie n'a rien d'original puisque je reprends la forme du premier. Il est nécessaire, je crois, d'attacher de l'importance aux titres car ils donnent au lecteur une idée du contenu... du moins c'est leur vocation. Je n'ai jamais mis les pieds au Collège de France, mais j'ai regardé certains cours via le site Internet (Collège de France). Pour ceux qui ne connaissent pas ce lieu de savoir, il est intéressant d'aller y voir d'un peu plus près, car, c'est ma conviction toute personnelle, chacun peu y trouver son compte. Pour ma part, j'ai regardé (ou écouté) les cours de Jacques Bouveresse, de Pierre Rosanvallon, de Christian Goudineau et de Denis Knoepfler. Mon objectif, bien sûr, n'est pas de vous montrer que je m'instruis, cela n'a aucun intérêt pour vous, mais de répondre à une interrogation : quel est l'intérêt des cours du Collège de France ? Déjà, ils sont accessible au plus grand nombre, gratuitement. N'est-ce pas républicain en soi ?

 

I

 

     J'ai donc commencé par ceux de Jacques Bouveresse sur Leibniz. Je voulais certainement me suicider intellectuellement car je n'entendais rien ou presque de ce qu'il racontait pourtant fort clairement. Les connaisseurs devaient bien sûr trouver cela relativement accessible. Je me suis finalement rabattu un temps sur la chaire de Pierre Rasanvallon. Son cours était consacré, et est toujours cette année, consacré à la démocratie. C'est un peu grâce à lui que je me suis penché plus en avant sur la question de la crise étatique qui touche l'Occident. Ensuite, j'ai été attiré, cette fois par un intérêt tout particulier, par les cours de Christian Goudineau, qui était titulaire d'une chaire d'Antiquités nationales. Il y a fait, pour l'année 2009, un bilan de sa carrière au Collège de France, une rétrospective de son champ d'étude en quelque sorte. Certains de ses invités m'ont fortement intéressé, par leur aisance d'abord, leur érudition ensuite, le sujet abordé enfin. Je citerais en particulier Matthieu Poux et Paul Van Ossel. Le dernier professeur qui attira mon intention est l'épigraphiste et hélleniste Denis Knoepfler. Afin de bien vous montrer l'intérêt de ces cours, je vais revenir sur une démonstration plus générale en vous montrant l'utilité pour un étudiant, mais toute personne désirant hausser le niveau de sa culture générale sans trop faire d'effort (en effet, il suffit de regarder ou d'écouter), du Collège de France.

 

II

 

     Revenons un instant sur les enseignements du Collège et pour cela sortons de celui de l'histoire. En effet, il y a des cours sur des sujets variés et plus ou moins précis. Par exemple, je doute fort qu'il y ait beaucoup d'adeptes, mise à part les spécialistes, de la chaire de Chimie des interractions moléculaires de Jean-Marie Lehn. En revanche, il y aussi une chaire intitulée Evolution du climat et de l'océan dont les cours sont assurés par Edouard Bard. Il y a, et c'est fort bien, une surreprésentation des sciences humaines et des sciences naturelles. La physique et les mathématiques ne sont pas non plus oublié, mais, j'avoue, je n'ai jamais été écouté un cours de ces chaires. Il y a donc une diversité de cours et de personnalités. La diffusion en ligne de certains cours honore le Collège de France et me permet de penser, que, en France, il y a encore un peu de place à la recherche de haut niveau. Ce qui me désole toutefois, mais cela n'engage que moi (et ceux qui me rejoindraient sur ce plan), c'est qu'il n'y ait pas cet engouement pour l'université. Le Collège fonctionne comme n'importe laquelle des Académies et enseigner au Collège reste honorifique pour les chercheurs qui le demande. L'université, en revanche, c'est le gagne-pain, n'ayons par peur des mots, des chercheurs en général.

 

     Nous pouvons donc conclure en disant que, d'une part le Collège de France mérite une place de choix dans la diffusion de la recherche en France et auprès d'un large public (qui reste toutefois scolaire, ne nous voilons pas non plus la face), et d'autre part qu'il ne dois en aucun cas faire penser qu'il n'y a pas de problème dans la recherche universitaire en général. La qualité des enseignements du Collège est tout de même dû, pour beaucoup des professeurs, à des gens issus de l'université et non des Grandes Ecoles. Plus le niveau des universités baisse et plus les chances de voire apparaître sur la scène de la recherche des gens inexpérimentés sont grandes.

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 00:01

     QUATRE PRECURSEURS, QUATRE MAÎTRES

 

     Le XXIe siècle, pour un étudiant, c'est l'occasion de regarder, écouter, lire les travaux de ceux qui consacrent leur temps à la recherche. Le Collège de France, tout comme d'autres prestigieuses institutions, fait parti de ces lieux de savoir priviligié car pouvant rassembler un large public, allant du lycéen curieux au plus chevronné des spécialistes. C'est véritablement merveilleux, et je dis cela sans être assez élogieux. Certes, vanter les mérites d'une maison vieille de quatre cent quatre-vingt ans, est un peu facile tant elle a accueillie de prestigieux personnages. Pour l'historien, il convient d'en citer quelques uns.

 

Quatres maîtres

 

       Michelet, tout d'abord, le père de l'histoire moderne française, enchanteur par son romantisme parfois lyrique et poétique ; enchanteur surtout par sa passion pour les archives et son goût pour l'épique et l'héroïsme. Lucien Febvre et Fernand Braudel ensuite. Tout deux ont collaborés aux Annales et sont considérés comme précurseurs de la "nouvelle histoire". Braudel, d'ailleurs, dont la voix était chaleureuse et bienveillante, parlait de dame Clio comme une mère parlerait de son tendre enfant. Febvre et Braudel avaient ce rapport passionnel à l'histoire qui reste aujourd'hui présent à ceux qui, comme moi, n'ont pu que lire leurs livres. Je terminerais avec Georges Duby. Sa leçon inaugurale sur les sociétés médiévales est un véritable petit chef d'oeuvre d'érudition et de littérature. J'exagères sans doute un tantinet, mais il applique avec brio la technique de la synthèse, résumant les évolutions et les ruptures de cette société médiévale si mal jugée avec le talent d'un excellent essayiste. Il suit à la lettre les enseignements de Braudel et manie parfaitement la longue durée.

 

Histoire de France  de Duby


     Duby est aussi le directeur de publication d'une des plus fameuse Histoire de France du XXe siècle ; un ouvrage collectif qui ne nous enferme pas dans ce conformisme du XIXe siècle qui consistait à écrire l'histoire comme un manuel de montage, comme une notice, avec cette prétention de connaître et d'affirmer la vérité. Pas de place, donc, à l'hypothèse et l'auteur n'apparaît pas, suggéranr parfois sa présence très implicitement. L'Histoire de France en question, rééditée en 2007 chez Larousse, n'est nullement dans cet esprit là et cela est dû au fabuleux style de Duby. Il aurait pu être homme de lettres sans trop de difficultés. C'est un maître concernant l'écriture de l'histoire. Le "je" est présent ainsi que le doute et les hypothèses d'un chercheur au travail, parfois même les interrogations. Je crois sincèrement que son honnêteté intellectuelle était telle qu'il laissait assez facilement à d'autres le soin de répondre aux problèmes qu'ils ne pouvaient résoudre lui-même. C'est une certitude.   

Partager cet article
Repost0
30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 23:24

Cette article est, ni plus ni moins, la reprise de celui paru le 8 août sur le même sujet... toutefois, celui ci-dessous a été remaniée et planifiée de façon plus claire que le précedent...       

 


 

     Je me suis décidé à vous révéler quelques instant de ma passion pour l'Histoire en vous plongeant dans mon monde, dans mon univers si vous préférez. C'est un scoop, car, c'est une évidence, les articles de ce blog sont des produits prêts à être vendu si l'on veut...  Il en va de même pour mes écrits en dehors des exposés et autres exercices de recherche qui sont demandés à l'université. Il y a le produit, rendu plus ou moins parfait, et il y a l'envers du décor, la phase d'élaboration. Cette phase est inconnue de tous... En effet, et ce n'est pas un scoop, chacun possède sa manière de travailler.

 

     Au final, les résultats sont différents, et les miens restent souvent en deça de mes efforts. Je travail beaucoup, pour des résultats souvent décevant. Mon 13 en histoire moderne, obtenu à l'oral l'année dernière, passe encore très mal. Je ne l'ai pas encore digéré. Nous sommes le 30 septembre 2010 pourtant. En fait, je crois, le travail de chercheur en science humaine, d'enquêteur en quelque sorte, n'est pas le métier le plus facile, ni le métier le plus "cool" qui existe. C'est passionnant, mais éprouvant, presque autant qu'un travail manuel. Les gens se disent qu'il suffit de lire, d'aller s'amuser dans les archives à consulter de vieux papiers, à élaborer deux trois questions clés, et le tour est joué. Le problème c'est que ça ne marche pas comme cela... ce serait trop simple.  


I

REGLE N°1

   

     J'aime ce travail d'apprentissage... Toutefois, il faut savoir, avant toute chose, que pour moi c'est un travail qui sert la société. Certes, préparer un exposé oral pour le présenter devant la classe dans un amphi, ne va changer la précarité dans le monde... Seulement, pour ceux qui savent que la liberté s'obtient en se battant, s'obtient en résistant, il y a la naissance d'un sentiment qui est vital pour vivre, c'est-à-dire l'espoir d'un monde meilleur. Ce n'est pas grand chose à première vue, seulement, l'histoire, comme d'autres sciences, n'a pas une vertu uniquement sociale, érudite, mais elle a aussi une utilité publique, politique.


     C'est même un contre pouvoir puissant, très puissant. Les Français l'oublient, car ils pensent que le passé ne sert à rien. Le pouvoir actuel tente de supprimer l'histoire... il a tenté de le faire. Il clame aujourd'hui qu'ils ne veulent pas toucher à cette discipline alors même qu'il la supprime en terminal S. 


> Pourquoi n'osent-ils pas s'opposer ouvertement ? Simplement parce que les historiens et de nombreux scientifiques ce sont "révoltés" contre cet assassinat. Défendre la liberté d'opinion en histoire est un rude combat. Pour moi, et c'est pour cela que je vous en parle, c'est une prémisse capital pour comprendre le fonctionnement et l'état d'esprit d'un chercheur. Il cherche pour transmettre, et cela c'est une tradition française très forte et inscrite dans l'institution universitaire. Il sera très dur pour un gouvernement d'y toucher, car même des historiens actuellement de "droite" ne dérogerait pour rien au monde à cette liberté de la recherche.

 

II

  REGLE N°2


    > Comment ouvrir mon explication sur la recherce proprement dite ?


     Comme je ne suis pas un "bon" chercheur, c'est-à-dire que je ne sais pas soulever les vrais problèmes d'une question ou d'un sujet, je ne peux pas affirmer ainsi des choses sur ce travail, celui auquel je suis préparé ainsi que mes camarades de promo.

    

     Toutefois, je penses que la recherche historique commence par s'intéresser à l'actualité politique notamment. Pourquoi ? Simplement parce que cela forge un esprit critique plus ou moins intéressant, mais nous permet de peser le pour et le contre sans entrer dans des positions radicalistes.

 

     > Il y a des gens, et c'est le cas de nombreux Français, qui défendent leurs idées en étant persuadés que ce sont les seules bonnes idées. Or, il ne vont pas voir chez le voisin... ils ne comprennent pas le voisin. Jamais un communiste, par exemple, n'ira se demander pourquoi un nationaliste possède telles idées plutôt que d'autres... Il est évident que non... il dira tout simplement que c'est un dangereux nazi, un raciste, un antisémite...

 

     Comprendre l'autre permet déjà de répondre aux attaques en connaissance de cause. Combien de fois mes proches me sont tombés dessus lors d'une discussion en remettant en cause mes dires simplement parcequ'ils considèrent que joue à celui qui veut tout savoir, tout connaître, et donc que je dis le contraire de ce qu'ils avancent  simplement pour mon plaisir personnel... Règle n°2 du chercheur : l'affirmation de la vérité. Lorsque quelqu'un sort une énormité ou une erreur minime sur un sujet quelconque - et cela est plus fort que moi, je suis désolé - je vais le lui faire savoir.

 

III

REGLE N°3


 

      Affirmer la vérité nécessite donc d'être certain de ce que l'on avance. Et là, pour tous ceux qui ne font pas de recherche c'est difficile à concevoir. Nous arrivons à la règle n°3 : pour affirmer la vérité dans un domaine, il faut avoir fait comme Descartes. Il faut oublier ce que l'on sait et repartir de zéro.

 

     Pour affirmer, par exemple, qu'Onfray est un philosophe du dimanche dans certains de ses livres, plus qu'un vrai chercheur, j'ai tenté d'apporter des preuves. Il ne faut pas tomber, comme lui, dans une affirmation de la vérité qui soit fondé sur des a priori, sur des préjugés et sur des idées reçues. Le problème du dernier livre d'Onfray, L'affabulation freudienne, c'est qu'il tombe dans ce travers là. C'est cette démarche intellectuelle qui est, n'ayons pas peur des mots, perverse et malfaisante.  Pour affirmer la vérité il faut déjà remettre en cause ces préjugés et idées reçues que l'on a sur un sujet ou sur une discipline.

 

> Un exemple


      Il est impossible de connaître la vérité puisqu'il est indigne, pense Arcésilas, d'accepter quelque chose de faux ou d'inconnu. Son objectif est d'argumenter contre les opinions de chacun, car tout est objet de recherche.

 

     N'est-ce pas, comme le souhaite Jaurès, une lutte contre les idées reçue, contre les préjugés ?

 

    Arcésilas doute en permanence, n'affirme jamais rien sur quoi que ce soit, mais il favorise le débat d'idée. Par ailleurs, être capable de suspendre son jugement est une bonne chose. La seule chose qui compte réellement étant la recherche de la vérité, du vrai pour être plus précis. Pour trouver le vrai, il faut argumenter pour et contre, il faut débattre, admettre l'existence des idées adverses. Ainsi, nous pourrions dire de la pensée d'Arcésilas : "elle n'a besoin ni qu'on diminue ou rabaisse injustement les adversaires, ni qu'on mutile les faits" (Jaurès).

 

     Pour Arcésilas c'est donc la raison qui travail, l'auditeur se forgeant sa propre opinion en connaissance de cause. Il faut être convaincu et non convaincant. En cela, Arcésilas, en s'opposant assez subtilement aux sophistes, permet à chacun de juger sainement une idée. Onfray, par exemple, sait être convaincant, est-il convaincu du bien fondé de sa démarche ce n'est pas sûr. Il dit lui-même croire ce qu'il dit puisqu'il ne le nie pas. Il se ment à lui-même et à ses lecteurs. C'est une des pires dérives dans laquelle quelqu'un qui se fait passer pour un historien et pour un philosophe, puisse tomber.

 



      Après cette mise au point, un peu barbante je sais, mais ô combien nécessaire, je vais passer à quelque chose de plus intéressant : la recherche en elle-même.

 

IV

REGLES N°4 ET 5

 

     Pour ma part, il me faut du temps pour rédiger un texte en réponse à un sujet demandé pour un exposé par exemple. Si je vous donne un exemple, pour rédiger les articles sur l'Egypte, ou même celui sur Baechler, j'y ai passé plusieurs heures. Cela ne paraît pas, car, à la lecture, on se dit que c'est facile : il va [donc moi] dans les bouquins, il sort les phrases qui parle de son sujet, et il rédige son article. Non, non, et non !

 

      Cela ne marche pas ainsi. L'article sur Hegel a nécessité également plusieurs heures de travail, et il n'est pas un réel article de philo, c'est plutôt une réflexion suite à une lecture. J'ai lu plusieurs pages de La Raison dans l'histoire pour écrire cet article. Ce n'est pas une divagation ou une interprétation personnelle. Ainsi, règle n°4 : lire les livres ou des extraits de livres des auteurs dont on prétend parler.

 

      Seulement, la règle n°4 ne va pas sans la règle n°5. Celle-ci est plus déliquate et touche particulièrement à tout ce que j'ai dit depuis le début de l'article. Elle touche à la question de l'interprétation

 

     > Un historien, un chercheur en général, ne peut affirmer quelque chose sortie de nul part. C'est une règle fondamentale, propre aussi au journalisme. Seulement, il y a la question de l'interprétation qui arrive. Juger un fait, donner son point de vue, quand on est historien, n'est pas anodin.  

 

     Je vais me faire des ennemis, mais (1) il faut citer ses sources, déjà, ensuite (2)  il faut juger de la pertinence de ces mêmes sources (en fonction de l'auteur, de leur contenu, de leur nature, etc.) et enfin (3) il faut proposer une critique de ces sources.


-> Il faut dire ce qui est intéressant, ce qui relève de l'excès, etc.

 

Le travail d'un chroniqueur comme Richer, au moyen âge, par exemple, est à prendre avec des pinçettes. Non pas parceque ces Histoires ne sont pas fiables (quoique...), mais parcequ'elles sont orientées. Lorsqu'il fait l'éloge d'Eudes sans lui trouver un défaut, il faut se méfier, c'est louche quoi... 


Une petite reprise      

 

      A ce stade de la réflexion, je puis vous féciliter car nous avons déjà parcouru un grand chemin. --> De la remise en cause des préjugés, nous en sommes arrivé à la critique érudite des sources.

 

     Je ne supporte pas les gens qui expose leurs connaissances pour montrer qu'ils ont de la culture et qu'ils sont meilleurs que toi parceque eux connaissent des noms que toi tu connais pas. > Il ne m'est jamais arrivé d'exposer ainsi mes connaissances.

    

     D'ailleurs, pour bien faire comprendre cela, un exemple. Lorsque je démontre quelque chose, je m'appuie sur des livres, sur des auteurs, mais jamais je ne dirais : "J'ai lu 3000 pages de Freud, plus 3000 pages sur Freud" (Onfray). Aucun  historien professionnel ne fait cela, et je dis bien aucun, ou alors ce n'est pas un historien intègre.

 

    Certes, il suffit souvent de lire un livre d'histoire pour se rendre compte de l'érudition de l'auteur, mais, le plus souvent, et j'en suis très admiratif, il va parler de son sujet comme quelque chose de naturel. Le livre de Tzvetan Todorov, L'Esprit des Lumières (2006), en est le parfait exemple. La lecture et la compréhension sont facile, la réflexion de l'auteur excellente, et pourtant jamais il n'apparaît dans son livre. Cela signifie, concrêtement, que l'on suit une réflexion, une pensée, mais tout en ressentant, de la part de l'auteur, un grand respect pour les érudits, philosophes, scientifiques, etc, qu'il cite dans son livre.

 

    Le mot respect est important.

 

V

REGLE N°6

 

     Nous aboutissons ainsi à la règle n°6 : respect des auteurs, même ceux avec lesquels on est en désaccord. Une prof de socio de la fac nous a fait un cours en commençant par nous dire qu'elle n'avait aucune sympathie particulière pour les auteurs qu'elle nous faisait découvrir... mais, nous a-t-il, elle se devait de nous les faire connaître parce qu'ils sont incontournables.

 

     C'est un discours que j'aime bien, car je me reconnais un peu là. En histoire, il y a de nombreux sujets qui ne me passionnent pas et pourtant, à chaque fois, j'ai mis autant de passion à travailler sur ces sujets que sur les autres.

 



      Vous aurez compris que la recherche historique, mais la recherche en général, implique certaine règles.

 

      Les érudits du XIXe siècle, et notamment le fameux manuel de Langlois et Seignobos, Introduction aux études historiques, ce sont penchés sur ces questions de méthodes: trouver des lois scientifiques appliquées à l'Histoire. Aujourd'hui, il y a des règles plus que des lois. Comme il y a des règles au théâtre, il y en a en histoire.

 

      > Donc, après avoir montrer que l'Histoire sert à la société car elle cherche la vérité, nous avons montré qu'elle  permet de lutter contre les idées reçues... Ensuite, nous avons vu qu'il faut être capable d'avoir un esprit critique... Peser le pour et le contre, respecter les auteurs que l'on lit, même ceux que l'on aime pas... C'est cela la démarche d'un chercheur, en histoire, mais en science humaine en général.

 

VI

  REGLES N°7 ET 8  

 

      Il y a, après tout cela, la rédaction de ce que l'on a découvert. C'est la règle n°7, suffisamment importante pour constituer un point à part...

 

      Comment dire ?

 

      Mettre en forme ce que l'on a appris est la chose la plus difficile et la plus longue. Cela on l'oublie souvent lorsqu'on lit un article par exemple. Trouver un plan n'est pas le plus simple des exercice et je suis fort médiocre dans ce domaine. Cela m'a value des très mauvaises notes. Souvent, et j'en suis déjà content, on a salué mes connaissances, mais comme ma pensée n'est pas structurée, elle n'a souvent aucun sens.

 

      Règle n°7, donc : la structuration de nos connaissances

 

     Les historiens du XIXe siècle étaient les champions, à mon sens, de ce soucis de la structuration. En effet, car avec la structuration nous avons une nouvelle règle, la n°8, c'est-à-dire la clarté des propos. Trouver un bon plan, structurer sa pensée, nécessite de la transmettre avec autant de clarté que possible. L'emploi d'une langue riche mais accessible devient nécessaire.

 

      Cette règle n°8 est très peu défendue par les historiens de métier : la vulgarisation de la recherche. Cela implique donc d'être compris par le plus grand nombre de gens. La vulgarisation n'implique pas non plus que le chercheur doit tout expliquer. L'extrait du livre de Todorov que je cite dans le blog est un exemple de vulgarisation scientifique. Il est clair que celui qui ne sait pas ce qu'est la raison et l'expérience en philosophie, ne comprendra pas, mais au moins, Todorov peut être ici compris par des élèves de terminale générale, c'est-à-dire ayant 17 ou 18 ans. 

 


En guise de conclusion


Pour finir, récapitulons les huit règles, et seulement les huit règles qui me semble à moi indispensable :

1° - La recherche historique est utile à la société.

2° - Elle permet d'affirmer la vérité,

3° - mais aussi de lutter contre les idées-reçues.

4° - lire les livres ou des extraits de livres des auteurs dont on prétend parler.

5° - faire une critique rigoureuse de ces sources.

6° - respecter les auteurs, même ceux avec lesquels on est pas d'accord.

7° - structurer nos connaissances.

8° - vulgarisation de notre recherche. 

Partager cet article
Repost0
30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 21:00

L'homme

 

baechler.jpgJean Baechler est né en 1937. Historien de formation, docteur ès Lettres, il sera enseignant dans le secondaire puis à la Sorbonne. Chargé de conférence de sociologie à l'EHESS, chargé de séminaire dans plusieurs universités parisiennes , il devient finalement professeur de sociologie historique à la Sorbonne. Il évolue aussi au CNRS où il monte les échelons. Il va collaborer à de nombreuses revue, notamment L'Année sociologique et cela depuis 1987.

 

Il s'intéresse aux phénomènes révolutionnaires, puis au capitalisme, publiant dans la foulée Les suicides (1975), avant d'en arriver à la notion "d'idéologie" puis à la démocratie (voir son livre - un pavé de 700 pages - Démocraties publié en 85). Après une longue parenthèse anthropologique, il en revient au travail de ces dernières années, qui forme une sorte de tout cohérent.

 

Bibliographie (dix dernières années)

 

- Nature et Histoire (2000)

- Esquisse d'une histoire universelle (2002)

- Les morphologies sociales (2005)

- Agir, faire, connaître (2008)

- Les matrices culturelles (2009)

- La nature humaine (2009)

 

Ses recherches récentes

 

Les ouvrages marqués du signe dans la bibliographie forment une suite dans laquelle il essaie de répondre à la question suivante : comment fonder une étude du règne humain ? C'est un travail qui s'apparente à celui de l'anthropologue, et qui est fort proche de celui-ci. "L'hypothèse, nous dit-il, exige que soit clarifié deux concepts : celui de civilisation et celui de matrice culturelle."

 

Baechler pense que le propre de la nature humaine est d'être virtuel. Nous devenons en fait humain dans des cercles culturels de tailles variables. La langue est programmé en nous car nous sommes fait pour parler. Seulement, pour parler, il faut un apprentissage. Notre auteur le rappel par ailleurs : nous ne sommes pas prédisposé à apprendre telle ou telle langue.

 

a) Nature et culture.

 

L'un ne va pas sans l'autre et nous avons en fait trois notions : culture, civilisation et matrice (=aire) culturelle. Baechler note qu'il y a des cercles culturels de dimensions très variables que l'on peut distribuer entre :

               -> des cultures "primitives"  : cercle étroit de 500 à 1000 individus et dont la vie historique est courte.

               -> les civilisations : celle chinoise par exemple ; vaste territoire et durée de vie d'à peu près 5 000 ans.

 

Il y a des milliers et des milliers de cultures mais un nombre fort limité de civilisations Baechler nous dis entre 5 (parfois 7) que sont les civilisations indienne, européenne (ou occidentale), amérique précolombienne, africaine et chinoise).

 

La civilisation européenne, par exemple, a eu un développement particulier et inédit dans l'espèce humaine. Il y a en effet un bouleversement de la condition humaine elle-même. Mais il semble que les productions culturelles aient été affecté en profondeur.

 

b) Les matrices

 

Baechler distingue trois ensembles culturels :

 

               - la matrice primitive : sociétés "primitives" (l'échelle est locale)

               - la matrice traditionnelle : elle apparaît dix mille ans plus tard ; ce sont les grandes civilisations (l'échelle est continentale)

               - la matrice moderne : c'est la modernité (l'échelle est planétaire)

 

=> Il y a un changement d'échelle au fur et à mesure du temps. Une matrice en remplace intégralement une autre.

 

c) L'espèce humaine

 

L'espèce humaine est une espèce comme une autre, mais elle est libre quant à son code génétique. Un lion se comporte en lion. Il y a une programmation génétique. Baechler note, et j'ai trouvé cela étonnant, que les corbeaux adultes apprennent aux petits corbeaux à devenir corbeaux... Mais, même s'il y a apprentissage, cela se retrouve dans des marges et des proportions très réduites.

 

Dans l'espèce humaine, nous avons à devenir humain, chaque enfant doit apprendre à le devenir. Comme il y a plusieurs manières de devenir humain, c'est un nouveau problème qui se pose. C'est là qu'intervient la question fort philisophique et quelque peu kantienne : qu'est-ce qu'être humain ? En effet, il y a une diversité culturelle au sein de l'espèce. Par exemple, nous résolvons nos problèmes en nous donnant des buts à poursuivre.

 

=> Baechler en vient à dire que nous sommes une espèce libre, finalisée, rationnelle, mais faillible. Ce sont là, d'après notre auteur, les quatre caractères de l'espèce humaine.

 

d) La modernité

 

Qu'est-ce que la modernité ? En fait, c'est une hypothèse. D'après Baechler, qui s'appuie sur tout un tas d'analyse et de travaux, nous notons qu'il se passe quelque chose d'inédit depuis le XIVe siècle en Europe :

 

               - développement de la science

               - théorisation de la démocratie moderne

               - l'individuation

               - différenciation des ordres (qui fonctionne mal)

              - développement économique (conséquence des quatres points précédents)

 

En fait, nous assistons à un développement interne de la civilisation européenne. C'est le début d'un monde neuf, ou tout le monde est heureux (en oppostion aux catastrophes du moyen âge). (1) Ce phénomène est donc strictement européen à l'origine et il c'est imposée peu à peu à toute la planète. C'est encore le cas aujourd'hui. (2) De plus, il y a un nouveau déloppement interne à cette nouvelle civilisation européenne qui va déboucher sur une autre civilisation : celle américaine est emblématique. (3) Finalement, la modernisation est l'analogue de la néolithisation car elle met en place un nouveau champ de possibles culturels.

 

Dans le futur, bien sûr : 1/ nous ne savons pas comment la modernité va évoluer ; 2/ nous  ne sommes pas dans une période de décadence, mais dans une phase de changement de matrice.

 

Conclusion

 

L'espèce humaine est débrouillarde et ses représentant très très mal. Cela signifie qu'à l'échelle de la décennie nous trouvons la fureur, le meurtre et la bêtise ; à l'échelle du siècle, il se dégage déjà un sens ; à l'échelle du millénaire, l'espèce est admirable.

Partager cet article
Repost0
28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 23:01

Une pré-sélection des revues a été effectué par moi en fonction des matières étudiées en cours... Il y a des revues que j'apprécie plus que d'autres, bien sûr... Celles-ci auront le privilège insigne d'avoir sur leur gauche ce magnifique smiley ()... Cela ne veut pas dire, bien évidemment, que les autres ne valent rien... seulement, elles m'intéressent moins et j'ai pris la peine de les citer parce qu'elles restent des classiques... 

 

Pour le qui arrive un moment, je m'excuse auprès des autres Internautes, mais seuls les collègues de la fac comprendrons... Il n'y a aucune méchanceté là-dessous, simplement une interrogation...

 

Vous pouvez cliquer sur le nom des revues pour y accéder... cela est fort simple, il suffit d'un petit clic, et hop, déjà dessus... Si vous constatez un lien défaillant, un lien qui ne correspond pas, veuillez me le faire savoir, en laissant un commentaire par exemple...

 

BONNE LECTURE !!!

 


Revues d'anthropologie et ethnologie :

 

Cahiers d'études africaines (cairn)

 

Cahiers d'études africaines (persée)

 

Ethnologie française (cairn)

 

L'Homme (cairn)

 

L'Homme (persée)

 

Revue d'anthropologie des connaissances (cairn)

 

Terrain (cairn)

 

Mètis, anthropologie des mondes grecques (persée)


Revues de sciences humaines et de sciences sociales plus générales :

 

Genèses (cairn)

 

L'homme et la société (cairn)

 

Revue européenne des sciences sociales (cairn)

 

Population (cairn)

 

Revue du MAUSS (cairn)

 

Tracés (cairn)

 

Actes de la Recherche en Sciences Sociales (persée)

 

Revues de sociologie :

 

L'année sociologique (cairn)

 

Revue française de sociologie (cairn)

 

Revue française de sociologie (persée)

 

Cahiers internationaux de sociologie (cairn)

 

Revues en histoire :

 

Annales (cairn)

 

Annales (persée)

 

XVIIe siècle (cairn)

 

Histoire, économie & société (cairn)

 

Le Moyen Âge (cairn)

 

Revue d'histoire des religions (cairn)

 

Médiévales (persée)

 

          articles de Sansy

 

Réforme, Humanisme, Renaissance (persée)

 

Revue en archéologie :

 

Revue archéologique (cairn)

 

Revues sur Revue.org par thème :

 

Il y en a beaucoup, même après une sélection, j'ai eu la flemme de les mettre dans le détail.

 

Ethnologie et anthropologie

 

Sociologie du travail

 

Sociologie urbaine


 

Histoire

 

Histoire des religions

 

Historiographie

Partager cet article
Repost0
28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 21:02

Après la crise économique, une réforme des retraites pour laquelle , sur les deux jours de grèves,  il y a eu 2 millions de personnes à chaque fois, je trouve que l'affaire Accoyer est fort caractéristique de l'état autoritaire dans lequel nous sommes... Il m'arrive de regarder les débats à l'Assemblée nationale, et même de façon régulière... Je dois bien dire qu'un seul constat s'impose : ça fait peur, très peur... Je ne sais pas comment définir l'impression que cela donne, mais comme si, en fait, on prenait les électeurs de l'opposition pour des pigeons. Je résume l'image que cela donne, pour un français moyen, qui regarde les débats : il y a les bancs vide de la droite... les députés de gauche qui huent ceux de la majorité... au final, les députés de gauche n'ont, comme seul droit, celui de parler... Parceque, pour les votes, c'est un scandale... Le rapporteur, pour les lois d'intérêt général "nationale" (retraite, libertés de la presse, hôpital public...), n'a aucune considération pour l'opposition et ne daigne pas même répondre... Mais c'est vachement blessant... Je sais pas, moi, quelqu'un me considére comme ça je lui dis ce que je pense de sa façon de faire... Donc, franchement, je trouves la demande de l'opposition fort légitime... Si on coupe le droit parler, de faire de "l'obstruction" (et le mot est significatif de l'état d'esprit de la majorité) à la gauche, elle n'a plus de droit... donc la France, une république démocratique, n'a plus qu'une opposition au Sénat... Cela signifie, que, dans les faits, au vu et à l'insu de tous, une majorité élu peu exercer un pouvoir absolu (excusez moi de la rime, mais c'est tentant...) Sarkozy a plus de pouvoir que Louis XIV, ça peut faire rêver n'importe quel chef d'Etat, et, en plus, il a personne pour l'arrêter, sauf Reding... Je suis donc outré, scandalisé, et l'affaire Accoyer ne devait qu'arriver... La mise en place d'une dictature parlementaire (du type président Iranien) est tellement grossière et prévisible - mais impossible à enrayer - que cela en devient plus qu'inquiétant pour les libertés fondamentales... 

 

Je suis de moins en moins positif et de plus en plus scandalisé... Je commence même à m'indigner à la fac de la politique de Sarko (surnommé "le gnome" par Maxime, je verrais plus, personnellement, "le charlot" -> je veux pas faire offense à Chaplin, mais je prends ce mot au sens de bouffon...)... Ma rapidité à m'emporter contre les dérives politiques et contre les dérives en général, risque, à ce niveau, de porter préjudice, mais bon... je suis encore en France et j'estime avoir le droit d'écrire ce que j'écris là.

 

Texte à lire : préambule de la Constitution du 4 octobre 1958 = elle est baffouée ; Sarko et ses sbires l'ont foulée aux pieds sans aucun scrupules... Je vais faire preuve d'un relant de mauvais marxisme, mais en foulant la Constitution aux pieds, c'est nous, Français que l'ont foule aux pieds, et que, avec un cuynisme lamentable, ont cherche à ignorer en considérant les manifestants comme des délinquants ou comme inexistants, puis en muselant l'opposition en arguant que le réglement de l'Assemblée  est respectée. Je prends ici Français au sens noble, c'est-à-dire nous et ceux avant nous qui ont fait avancer nos droits et nos liberté. Le président Accoyer a, tout de même fait preuve d'un abus de pouvoir en réduisant le temps de parole... Certes, les députés UMP sont dans le même, comme ça on peux dire que c'est égalitaire et juste... ouais, là ça sonne faux... UMP = majorité autoritaire et méprisante, PS, PC et VERTS = minorité brimé, muselé et expulsé.

 

Après les Roms, les députés socialistes... c'est d'une froide logique terrible... la question est : jusqu'ou oseront-ils aller ces umpistes ???!!!

Partager cet article
Repost0
26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 23:40

La sociologie, « fille des Révolutions »

 

     La sociologie naît avec la modernité, avec l'interrogation de la société sur elle-même. C'est un peu la réponse à la question : comment fonctionne la société ? Cette réflexion, au départ plus philosophique que sociologique, émerge à un moment donné de l'histoire. Ce moment, c'est la Révolution française. Cette naissance un peu agitée valu à la discipline d'être surnommée « la fille des Révolutions ». Nous assistons à l'abolition du système féodal et l'affirmation, il est vraie toute symbolique : « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit ». Ce sont les idées d'égalité et de liberté qui font la une. Finalement, ce qui est le plus important, c'est que l'homme est au centre de la société et celle-ci il devient possible de la faire évoluer, avancer et organiser. De cette « révolution » sociale, intellectuelle aussi, naît une fascination pour cette Révolution française pourtant si critiquable : les historiens, les écrivains, les dramaturges, les poètes et les hommes politiques écrivent et débattent sur elle. C'est toute la société d'Ancien Régime qui vole en éclat et ne sera définitivement enterrée qu'en 1875 avec la promulgation des lois Wallon. Le phénomène, centré souvent sur la France, unique responsable de la situation politique pour beaucoup, est en fait européen. L'aristocratie traditionnelle laisse la place à la haute bourgeoisie industrielle et commerçante. Une certaine instabilité politique va s'installer en Europe et le mouvement de 1848 est là pour le rappeler. C'est l'année, n'oublions pas, de la publication du Manifeste du parti communiste. Ce sont les mentalités qui évoluent et les individus, tout en délaissant l'Église, modifient leur regard sur la société dans laquelle ils vivent.

     Le second phénomène, qui suit de près le premier, et même le précède d'une certaine manière, c'est la Révolution industrielle. Il y a un bouleversement considérable à l'échelle humaine. En un demi-siècle, les techniques de productions ont été bouleversée, les circuits économiques ce sont développés, les structures sociales ce sont émancipés et le rapport de l'homme au monde va radicalement changer. Avec la colonisation, l'homme n'a plus une vision européenne des choses, mais internationales. Cela donne l'impression aux contemporains que l'humanité est capable de dominer la nature afin de la domestiquer et d'en tirer encore plus de richesses. Le problème, c'est que tout cela à un coût. Le capitalisme ce fait oppressant et les inégalités qu'il génère sont vivement combattus par un petit groupe d'intellectuels et de révolutionnaires. Marx et Engels en Allemagne font office de leaders, de maîtres à penser. Si l'industrialisation fragile les anciens équilibres sociaux et remet en cause la tradition catholique. Les paysans ne trouvent plus de travail et sont poussés vers les villes. Souvent, déjà au XIXe siècle, le nombre des sans emplois augmentent de façon dramatique pour l'époque. Une nouvelle forme de société apparaît, une nouvelle conscience sociale en quelque sorte, voit le jour en Europe. La société est organisée en deux classes sociales : la bourgeoisie et le prolétariat. Dans la première classe se trouvent les rentier, les banquiers et les commerçants. Ce qui uni les membres de cette classe, c'est une manière de vivre. Elle est économe, elle épargne et elle constitue une dot pour ses filles. Dans la seconde classe, la réalité est tout autre. Se trouvent en son sein les ouvriers, les pauvres et les démunis. Ce sont un peu ces gens dépeints par Hugo dans Les misérables. Leur quotidien n'était point rose : l'homme travaillait trois cents jours par an, la femme presque deux cents jours, les enfants environ deux cent soixante jours.

 

Un nouvel antagonisme de classe

 

     Ce qui est aussi une marque de cette société c'est le manque de considération de la classe des ouvriers. La pauvreté de ces gens est considérée comme étant une maladie par les autorités de l'époque, qu'elles soient politiques ou sanitaires. Vivre dans ce monde en mutation n'a plus aucun sens pour beaucoup d'individus. Ce qu'il faut donc c'est recréer un lien social qui a été fragilisée, sinon presque détruit, par les mutations antérieures. Marx est un philosophe de formation, adepte de Hegel et de Feuerbach, il sera critique envers eux. Il démontera également la pensée de Proudhon, « père » de l'anarchisme à la française, dans son fameux livre la Misère de la philosophie (1847). Il est animé par le désir de comprendre la société et par celui de la transformer. Surtout, et c’est important, il veut comprendre scientifiquement la société. En cela, Marx se détache des socialistes utopiques (Saint-Simon, Fourier, Owen). Marx reprend le combat de Feuerbach contre Dieu et la religion. Pour lui, la vraie réalité n’est pas celle de l’esprit, mais c’est la réalité matérielle, sociale et économique. Dans une société, et c’est une loi universelle, il faut des règles et il faut respecter les règles.

     Marx pense, comme Kant, qu’il ne faut pas imposer à un peuple une façon d’être heureux. Il faut mettre en place des lois qui doivent satisfaire tout le monde mais qui ne vont certainement pas satisfaire tout le monde. C’est donc à partir d’un problème philosophique, et même déjà très politique, que Marx va construire sa pensée. Ce qu'il recherche, c’est l’abolition des classes sociales. Il ne parle de lutte des classes simplement pour faire bien. Ce qu’il aimerait voire se réaliser, c’est une égalité parfaite entre les individus. Pour Marx, l’histoire de toute société c’est l’histoire de la lutte des classes dont la finalité sera le communisme. Finalement, le communisme c’est une société nouvelle, c’est une conception originale de l’ordre du monde, dans laquelle le prolétariat, après avoir fait la révolution, prends le pouvoir. Le Manifeste, rédigé en collaboration avec Engels, pose donc assez clairement l’antagonisme de classe prolétariat contre bourgeoisie. C'est une vision du monde qui repose sur la mise en avant de tout ce qui est matériel. C'est le matérialisme.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : La Crise des Consciences
  • : Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.
  • Contact

Recherche

Archives