Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 20:54

 

Alexandre le Grand fut un des grands hommes de l'Antiquité occidentale si nous nous en tenons à la tradition européocentriste de l'histoire. Tout ça simplement parce qu'il est de culture grecque et comme celle-ci est à l'origine de notre soi-disant grandeur, il faut le révérer et l'admirer pour ce seul fait. Allez : je rassure de suite le passionné du roi et général Macédonien en affirmant que mon but n'est pas d'en instruire le procès puisque je ne suis pas un procureur, mais d'en regarder quelques aspects rapportés par le professeur au Collège de France, Pierre Briant dans une série de cours. Je ne serais certainement pas aussi sérieux que cet éminent spécialiste du monde achéménide car ce n'est pas l'objectif de l'article.

 

Le grand public n'ignore rien du grand homme, ne serait-ce que par le film qui porte son nom et dont le résultat est assez bon, à mon sens, pour les scènes de batailles. Il n'a pas échappé au connaisseur la volonté du réalisateur de montrer le roi sous son meilleur aspect. Il montre la vigueur du jeune homme qui veut en découdre et peint les folles ambitions du roi qui veut dominer le monde. Il ne passe pas sous silence, bien sûr, les trahisons de ses généraux qui vont dépecer le vaste et éphémère empire macédonien.

 

C'est par cet aspect que Pierre Briant commence son cours en revenant sur le débat se demandant quels sont les mérites et les bienfaits de la conquête. Alexandre a t-il construit ou détruit ? La question, je trouves, mérite d'être posée car elle pourrait aussi s'appliquer à un empereur français aussi éphémère, Napoléon Ier. Vous imaginez certainement ce quelle est l'image de ces deux souverains : des génies militaires. Les historiens ont démontré qu'il fallait nuancer le génie de Napoléon qui a surtout saigné à blanc plusieurs générations de jeunes gens, morts bêtement dans des campagnes inutiles. En est-il de même pour notre jeune roi macédonien, successeur de Philippe V ?

 

Comme le montre Worthington, cité par Briant, « il y a un gouffre entre l'Alexandre mythique, image très répandue de nos jours, et l'Alexandre historique ». Il est curieux qu'il soit surnommé Grand, comme le fut Charles, roi des Francs. Pour un roi qui ne fut presque jamais en son royaume, préférant guerroyer à l'extérieur contre les Perses, causant la mort de milliers de ses soldats et le massacre des peuples indigènes. La même critique qui peut-être fait à Napoléon. Qu'allait-il faire en Russie de si nécessaire pour la France ? Si Worthington dresse un portrait des plus critique à l'égard d'Alexandre, il a le grand mérite de montrer que l'image historique doit être revisitée. Il est facile de se rendre compte du poids démographique que cela engendre pour un si petit royaume. La Macédoine se trouvant dépourvue d'hommes capables de tenir les armes, elle est à la merci d'éventuels envahisseurs.

 

Il va sans dire que cette vision critique, dite « école révisionniste », n'a pas que des adeptes, et d'autres historiens tiennent à ne pas enterrer trop vite la légende. Ils ont des arguments qui sont légitimes. Holt a montré que certaines interprétations de Worthington étaient infondées. Il préfère se montrer prudent, dénonçant la hâte que certains ont eu à « enfoncer » Alexandre, lui trouvant des défauts partout. Dans le courant d'une historiographie positive nous rencontrons Droysen. Pour lui, nul doute n'est possible, Alexandre fut à l'origine d'une ère nouvelle. Il a marqué l'histoire à jamais. Certes, il est sûrement connu par plus de la moitié de l'humanité, mais honnêtement cela n'en fait pas un héros universel.

 

Bref, ce n'est pas là la thèse de Droysen. Les Perses sont les ennemis de toujours – ou presque – des Grecs, mais il fallait oser s'attaquer à leur empire, très réputé à l'époque. La chance d'Alexandre fut de tomber sur un piètre Darius, mauvais meneur d'hommes. Droysen cherche à comprendre l'origine de cette engouement spontané pour une entreprise dont les chances de réussites n'étaient pas très hautes. Sa solution est interne à la Grèce, avec l'émergence des tensions entre les cités lors de la Guerre du Péloponnèse. Il ajoute que l'empire perse connaît un lent affaiblissement au cours du IVe siècle.

 

Le projet de guerre contre l'ennemi de toujours, dans l'esprit d'Alexandre, mais certainement inconsciemment, c'était de rétablir la fiction d'une Grèce unie contre les terribles Perses. Ce qui a joué un peu dans la légende, n'est-ce pas aussi parce que les Perses ont souvent eu une image très négative dans les représentations populaires ? Le film 300– que je trouve totalement nul pour ma part – en est la piètre illustration. La bataille de Marathon est une référence, même si elle est lointaine par rapport aux conquêtes macédoniennes. Le projet d'Alexandre, vu avec les yeux de l'époque, avait quelque chose d'assez cohérent. Finalement, doit-il ses succès à son seul génie, ou bien a t-il été aidé un tout petit peu par la médiocrité des achéménides ? Je laisserais la question ouverte pour le moment.

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 18:59

 

À la fin du XVe siècle, ce que les historiens appellent l'État moderne apparaît peu à peu. Son esquisse se fait dès le règne de Louis IX (1226-1270) à la fin du XIIIe siècle. Dans un article, Jean-Philippe Genet revient sur ce tournant historique. C'est l'arrivée de l'argent dans l'action politique. Les rois, pour faire la guerre, pour régner, ont besoin de fonds. Pour en trouver, aujourd'hui, nous le voyons, nos oligarques le prennent aux classes moyennes. Certes, l'impôt pesait lourd sur les pauvres gens, mais certains souverains n'ont pas hésité à prendre aux riches. Genet cherche à comprendre les origines de cette modernité. Qu'est-ce qui est moderne dans la pratique politique de Louis IX ?

 

De manière intéressante, Genet nous explique que le féodalisme est à la base de l'État moderne. C'est une hypothèse qui n'est pas défendu par tous car une autre idée montre que ce sont les limites de la société féodale qui ont conduit aux famines et aux problèmes économiques du XIVe siècle. À la base, nous dit Genet, le roi moderne est un roi de guerre, ce que n'est pas, paradoxalement le roi féodal, qui est un roi de paix. Il cultive la guerre, mais son objectif idéal est de ramener la concorde en son royaume. Un Philippe IV (1285-1314) n'est pas un diplomate et n'est pas enclin à faire des compromis. La différence de Louis IX avec son petit-fils c'est qu'il fait la guerre lorsqu'elle est nécessaire, mais en même temps il cherche à s'entendre avec ses adversaires.

 

Genet souligne donc la naïveté de Louis IX qui fait passer l'hommage par dessus le reste. Dès lors, son attitude face au roi d'Angleterre Henri III pour les fiefs de Guyenne lui sera reprochée. La modernité ne vient pas de là. Un autre point important intervient alors. Le roi va partir en croisade, et donc loin de son royaume. En son absence, qui gouverne ? Là est le problème. Il faut établir une régence afin que l'absence du roi ne soit pas préjudiciable à la couronne. Pour se le permettre il doit être efficace et donc il va faire en sorte que ces terres – le domaine royal – donnent le maximum. Genet arrive à ce paradoxe : « Louis IX ne serait un roi moderne que dans la mesure où il est, archaïquement, d'abord un roi chrétien et un roi croisé, et donc avant tout un roi de paix, puisque la paix de la Chrétienté est une condition indispensable au lancement de la croisade. » (p.27)

 

Pour appuyer cet nouvel État moderne, la propagande royale va s'en donner à cœur joie. Ce sont les fameux Miroirs au Prince, comme celui de Christine de Pizan pour Charles V. Le but est de donner un modèle du bon roi et Louis IX entre dans cette catégorie. Pour son époque, c'est un véritable saint, officialisé dès 1297, c'est-à-dire seulement vingt-set ans après la mort du roi, ce qui est record. Bien sûr, il pourrait être objecté que Louis IX n'est pas le roi de la propagande. C'est une évidence, mais il convient de comprendre la construction d'une image du roi qui va avoir une grande influence dans les décennies suivantes. Louis IX incarne le roi de sagesse. Charles V (1364-1380) en est le parfait exemple. Il n'a pas été surnommé Charles le Sage pour rien. Dans les grands hommes de l'Histoire de France, il a une place centrale. Ce n'est pas pour rien car c'est un roi qui restaure l'autorité de l'État et qui s'affirme comme celui qui centralise les pouvoirs. La Guerre de Cent ans voit apparaître les prémisses de la monarchie absolue et de l'État centralisateur.

 

___ Source ___

 

GENET Jean-Philippe, Saint Louis : le roi politique, dans Médiévales, N°34, 1998. Hommes de pouvoir: individu et politique au temps de Saint Louis. pp. 25-34.

Partager cet article
Repost0
15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 00:42

 


 
Partager cet article
Repost0
9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 15:49

La royauté apparaît en Égypte voici 3 500 ans. Elle était symbolisée par la figure du roi, le pharaon. L’institution pharaonique sera le plus durable de tout les régimes politiques de l’histoire de l’humanité puisqu’il va durer plus de trois mille ans, s’éteignant avec Nectanébo II (360-342). Cette stabilité réside dans l’essence divine du roi, associé au dieu du ciel, Horus, symbole de la royauté. Son nom signifie « celui qui est au-dessus ». Peu importe le mortel qui lui sert d’intercesseur sur Terre. Horus est vénéré à Edfou, Hiérakonpolis, Héliopolis et Abydos, cité près de laquelle se trouve la nécropole des premiers rois, Umm el-Qâab. La cité fut un important centre religieux qui rendait hommage a un dieu local, Khentamentiou, qui reçut un temple de 9 m sur 15, puis un second temple de 120 m², accolé au premier. Le temple sera détruit sous les rois de la IVe dynastie. Les hiéroglyphes, à usage religieux au début, apparaissent avec les premières dynasties. C’est une des plus vieille écriture connue. Champollion la déchiffrera au XIXe siècle.


La royauté apparaît et se consolide avec la sortie du Néolithique. Des communautés villageoises se constituent afin de sécuriser les campagnes et de renforcer le pouvoir des roitelets locaux. Le contrôle de la population est un préalable à la constitution d’un grand royaume d’Égypte. Pendant longtemps, il y aura deux couronnes, celle de Haute et celle de Basse-Égypte. Le chemin suivi aurait pu être celui de la Grèce, certaines cités égyptiennes étant largement autonome. Il n’en fut pas ainsi. Le fondateur de l’institution pharaonique, Narmer (3024-2999), aurait réunifier les deux royaumes en un seul. C’est un guerrier et un législateur, plus mythologique que réel pour certains égyptologues. Il s’appuie sur des pratiques plus ancienne et va renforcer son autorité sur le Nord en fondant une cité dans le delta du Nil, Memphis. Stratège et bâtisseur, Narmer doit protéger sa capitale. Il édifie des places fortes dans la région de Gaza et des barrages sur le Nil. Il instaure des cultes nouveaux.


Pour un seul roi, cela fait beaucoup, eut-il régné vingt-cinq ans, et pour les historiens Aha, son fils, aurait été associé au pouvoir de son père. Menu pense que les deux rois portaient le titre de Ménès, « celui qui établit ». C’est une séduisante hypothèse que ne partage pas James Peter Allen. Pourtant, Ménès ne peut être un roi à part entière étant donné les tessons de poterie, les étiquettes et les vases, prouvant l’existence de Narmer. La fameuse palette de Narmer montre le roi coiffé du pschent, cette coiffe royal composé de la couronne rouge de Basse-Égypte, desheret, et de la couronne blanche de Haute-Égypte, hedjet.


L’héroïque histoire de ce roi serait parfaite si les archéologues ne venaient déstabiliser le bel édifice par leurs découvertes. Ils pensent que Narmer serait le fil de la reine Shesh et du roi Ka, régnant à Hiérakonpolis, ville considérée comme rivale de celle de Memphis. Au même moment, règne le roi Crocodile à Nagada. En 1902, la tombe de Ka est découverte à Umm el-Qâab, mettant ainsi fin aux théories faisant de ce roi un héros légendaire. Ce ne fut pas du tout un héros, et lorsque Narmer lui succède ce n’est pas sans entraîner des troubles. D’ailleurs, pour renforcer la royauté, il épouse une princesse de Nagada, Neith-Hotep. Elle donnera naissance à Aha et Berenib. À la mort de son époux, en 2999, elle devient la Régente, « Mère du roi ». Aha épouse alors sa sœur Berenib afin de consolider la lignée royale. C’était une pratique courante des pharaons, qui par ailleurs possédaient leur harem, avec les épouses secondaires et les favorites du moment.


Aha semble avoir été un roi actif, mais en retrait par rapport à sa mère qui se fit bâtir un magnifique tombeau à Nagada et enterrer avec les rois. Cela ne manqua pas d’intriguer les égyptologues. Fut-elle la première femme pharaon ? L’épouse ne portait jamais le titre de reine et lorsqu’elle gouvernait, elle portait les attributs des hommes, avec le titre de roi. Neith-Hotep était une femme à poigne, cela ne fait pas de doute. Son autorité est incontestable et elle semble avoir régné avec son fils, pourtant âgé de 40 ans à la mort de son père. Il est donc curieux que Neith-Hotep fut nommée la Régente. Toujours est-il que Aha meurt en 2974 à l’âge vénérable de 64 ans. Durant son règne, il instaure le culte de Sobek, dieu-crocodile du Fayoum, celui d’Apis, dieu-taureau, et celui de Neith, déesse du Delta à Saïs. La volonté de rattacher la royauté de Nagada à celle de Memphis semble évidente. Est-ce la volonté de feu Narmer ? Peut-être… Aha défendit vaillamment le royaume en combattant en Libye, en Nubie et en Syro-Palestine.


La guerre continuera encore pendant plusieurs années et il faudra attendre les IIIe et IVe dynasties pour avoir un premier apogée de l’Egypte, avec les fameuses pyramides.

Partager cet article
Repost0
1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 19:17

La Cour des Comptes, dans son rapport annuel de 2012, s'intéresse au plan « Réussir en licence », lancé en 2007. Les taux qu'elle donne sont sans appel. La moitié des bacheliers inscrits en licence ne passent pas en deuxième année. Dans cette moitié, un tiers abandonne complètement les études, les autres préférant redoubler ou se réorienter. Parmi la moitié d'étudiants qui franchissent la première année, les bacheliers généraux sont toujours les plus représentés. Un tiers de ces étudiants obtiendront leur licence en trois ans.

 

Le rapport rappel que l'entrée à l'université est un droit pour tout détenteur du précieux sésame. Il convient de dire qu'il ne saurait, en théorie, y avoir de sélection à l'entrée dans l'enseignement supérieur public. 65,5% d'une classe d'âge, en moyenne, obtient son baccalauréat et 80 % d'entre eux continuent leurs études à l'université. Cela revient à dire que 53% d'une classe d'âge poursuit des études dans l'enseignement supérieur. Cela peut paraître peu, mais c'est sans compter que des lycéens ont pu redoubler, obtenant leur baccalauréat plus tard et entrant dans l'enseignement supérieur également avec un ou deux ans de retard.

 

Le problème que soulève le rapport c'est le rejet de l'université par les élèves qui ont les meilleurs résultats. En effet, ils se dirigent vers les écoles préparatoires et les grandes écoles, plus sélectives et plus prestigieuses. À l'opposé, et par conséquence de ce rejet, ajoute le rapport, 22% des bacheliers entrent par défaut à l'université. D'ailleurs, concernant l'image de la licence, et sa valeur, il apparaît que le brevet de technicien supérieur (BTS) et le diplôme universitaire de technologie (DUT) sont mieux reconnus car ils sont professionnalisant.

 

Pour autant, des outils comme « Post-bac » permettent aux lycéens d'avoir une vue d'ensemble de leur orientation. Il facilite l'inscription dans les établissements de son choix. Ajoutons à cela qu'une orientation en licence 1 ne pénalise pas les étudiants puisqu'une réorientation est possible en deuxième année. Il est également plus facile de changer de majeur et de mineur, c'est-à-dire prendre histoire majeur alors que l'on avait sociologie majeur. Dans certaines universités, les cours magistraux ont disparus en première année au profit des travaux dirigés (Rennes II ou Paris XI). Heureusement, ce n'est pas le cas à l'université du Havre parce que les cours magistraux apportent des connaissances générales qu'il est important d'avoir. Les travaux dirigés sont plus spécialisé et donc sacrifie la culture générale au profit de la méthodologie.

 

Le contrôle continu résulte un peu de cette prépondérance des travaux dirigés. À Lyon I, par exemple, le contrôle continu est intégral, ce qui n'est pas encore le cas à Le Havre. Cette dernière université demande, en sciences humaines et sociales, de rédiger un « bilan de formation » (noté) qui doit permettre aux professeurs de s'adapter aux étudiants sur certains points.

 

Liens : Rapport Cour des comptes 

Partager cet article
Repost0
28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 19:15

Princip.jpgLe 28 juin 1914, dans la ville de Sarajevo, est assassiné l'archiduc François-Ferdinand d'Autriche, héritier de la couronne. Celui qui a tiré est Gavrilo Princip, un nationaliste serbe. Sur l'image, il est arrêté par la police. L'homme a dix-neuf ans et son geste va conduire à une boucherie humaine. Bien sûr, il n'était pas censé le savoir. Essayons de comprendre le pourquoi de cet attentat. Déjà, l'Empire austro-hongrois, comme son nom l'indique, est composé de l'Empire d'Autriche et du royaume de Hongrie, ainsi que de plusieurs territoires dans les Balkans. L'ambiance pourrie de la journée, les problèmes d'organisation et la négligence de la suite de l'héritier du trône, font que l'attentat a réussit.

KraljAlexObrenovic.jpg

En juin 1903, le roi de Serbie, Alexandre Ier (sur l'image), de la dynastie des Obrenovic, est massacré avec sa femme, la reine Draga. Dragutin Dimitrijevic, chef de La Main Noire, association secrète, est aussi le responsable des services secrets serbes. Il est un membre actif de l'assassinat du couple royal. Il aurait pu devenir dictateur, mais préfère rendre le pouvoir aux éternels rivaux de la dynastie déchue, les Karadordevic. Le nouveau roi s'appelle Pierre Ier.

 

Peter_I_Karadjordjevic_of_Serbia.jpg

Pierre Ier a 58 ans. Il restera au pouvoir jusqu'en 1921 et survivra donc à la guerre. Il combattit dans la Légion étrangère en 1870, contre l'Allemagne. C'est un militaire de carrière qui n'aime pas les Allemands.Sous son règne, les nationalistes vont peu à peu infiltrer l'administration et les ministères. Une monarchie constitutionnelle est mise en place et il est important de souligner ses avancées en terme de démocratie et de libertés pour l'Europe de l'époque. La Serbie a plutôt la faveur des pays comme la France et l'Angleterre.

 

Nous entrons dans un véritable roman d'espionnage avec la personnalité de Dragutin Dimitrijevic, surnommé « l'abeille » ou, plus couramment, Apis. Élève de l'académie militaire de Belgrade, c'est un jeune homme très doué qui entre de suite, son diplôme en poche, dans l'état-major de l'armée serbe. Pan-slaviste convaincu, Dimitrijevic, s'intéresse au renseignement militaire. Son objectif : réunir sous la couronne de Serbie tout les Slaves. Son problème : François-Ferdinand d'Autriche qui donnait des gages aux Slaves du Sud. Ces derniers ne souhaiteraient peut-être plus de rejoindre une Grande Serbie dans ces conditions. La volonté de l'héritier du trône impérial de visiter Sarajevo va donner l'occasion à Apis de mettre fin aux agissements de l'Autriche. Seulement, dans le gouvernement, tous ne sont pas favorable à des extrémités aussi radicales. Le premier ministre serbe, Nikola Pasic (sur l'image), averti du complot, demande de l'arrêter. C'est trop tard.

 

220px-Gavrilloprincip2.jpgLes trois hommes envoyés par La Main Noire, Princip (sur la phot), Gabrinovic et Grabez, sont entrés en actuelle Bosnie. La suite est connueet le 28 juin 1914, le couple héritier est tué. Une première alerte, avec Gabrinovic qui à déjà jeté une bombe sur la voiture de François-Ferdinand, n'a pas été pris en compte. Les festivités continuent, espérant peut-être que l'arrestation de Gabrinovic aura dissuadé les autres. Peine perdue.

 

Une enquête est réalisée. Les autorités austro-hongroises, pas si bêtes que ça, malgré leurs incompétences lors de l'assassinat, vont vite découvrir qu'une partie du gouvernement serbe est responsable. Ils ont le nom de Dimitrijevic, de Tankosic (qui a averti Pasic, le premier ministre, du complot) et un troisième larron, Ciganovic. Pasic refuse d'extrader les coupables et la guerre est déclarée. En interne, en Serbie, c'est le règlement des comptes. Apis est arrêté et sera exécuté en juin 1917.

 

Comprendre les alliances ne sert pas à grand chose car les causes de la guerre entre l'Autriche et la Serbie n'ont rien à voir avec celles qui vont déclencher la Grande Guerre. En 1903, le Parti radical serbe arrive au pouvoir en même temps que Pierre Ier. Pasic est alors ministre et il proteste, en 1908, par l'annexion de la Bosnie par l'Autriche. En effet, la Bosnie, et donc aussi Sarajevo, était sous le contrôle des Ottomans. Le 28 juillet 1914, la guerre qui éclate fait suite à cinq ans de tensions et de nationalisme exacerbé.

 

La France, la Russie et l'Angleterre, liés par des traités, vont déclarer la guerre à l'autre camp, composé de l'Autriche, de l'Allemagne, de la Bulgarie et de l'Empire ottoman. Les historiens parlent de Triple Entente et de Triple Alliance. C'est le début d'une guerre de quatre ans qui fera des millions de mort et s'achèvera, pour la France, par le Traité de Versailles, signé le 28 juin 1919.

Partager cet article
Repost0
19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 18:28

Franchir le pas vers la dictature, l'Europe en est proche. L'entrée au Parlement grec de 19 députés nazis, auxquels s'ajoutent 21 députés nationalistes, ramassis de crétins, démagogiques, tout aussi incompétents que la droite classique, a de quoi faire peur à la démocratie. L'objectif de ces hommes politiques est de gérer une crise dont ils ne maîtrisent plus rien. Le pouvoir procure un sentiment de puissance et d'arrogance bien haïssable.

 

images-copie-2.jpegLes membres du parti Aube Dorée, ne sont que des agitateurs qui utilisent la peur des électeurs pour faire de la violence une arme politique (mais ce n'est pas une grande nouveauté). L'Ukraine, la Russie, la Hongrie (dont curieusement on ne parle plus), ainsi que la Biélorussie, sont des régimes autoritaires (ou presque), qui se situent en Europe. Les images et les témoignages que nous trouvons sur Internet, les violences du porte-parole des nazis de Aube Dorée, font très peur. À côté, les agressions de journalistes des militants « frontistes » en France, sont des actes de bêtes féroces assagis.

 

Oser donner un coup de poing à une personnalité politique, en pleine figure, alors même que l'on est en direct à la télévision, a de quoi questionner sur les valeurs de ces gens qui entrent au Parlement. Certes, dira t-on, pourquoi parler de ces mafieux, alors qu'ils ne sont que 19 ? Le problème, ce n'est pas leur nombre. En France, ils sont 2, les nationalistes, mais c'est tout aussi préoccupant, car ils ne sont pas élus pour des idées, mais parce qu'ils suscitent un espoir fondée sur la peur des gens. Donc, c'est à la fois des gens dangereux de part leurs méthodes, mais ce sont aussi des hypocrites qui brassent du vent avec des idées dont nous savons à quoi elles ont abouti dans les années 1930. Elles ont aboutis à la haine des pauvres, à la haine des minorités, à la haine des opposants politiques, à la haine des journalistes, etc. Bref, à la haine, à la violence, à la bêtise et à la guerre.

 

Concernant ce groupuscule grec, il est surtout inquiétant de constater la léthargie des forces de l'ordre face aux agissements, quelque peu antidémocratique de ces gens, que toute la classe politique grecque qualifie de « dangereux » et « criminels ». Alors peut-on encore dire qu'il y a des gens responsables à la tête de la Grèce ? Il y en a certainement, du moins il faut l'espérer... Car, en effet, ce sont des lâches qui ont été élus dimanche 17 juin. Les Grecs n'avaient pas trop le choix : l'austérité ou la guerre civile. Je vais loin dans l'analyse, peut-être, mais il convient d'être un peu réaliste : 40 députés nationalistes, dont 19 très très durs et violents, dans un parlement européen, voilà de quoi inquiéter ceux qui croient en la démocratie.

 

Bien sûr, ne jetons pas la pierre aux Grecs, car d'autres, je le disais, sont passés à l'extrême-droit en Europe. Les Espagnols, avec des conservateurs trop conservateurs ; les Hongrois, avec des nationalistes qui ont pu saper la démocratie alors qu'ils ne représentent pas la population ; l'Autriche, c'est notoire, et j'en passe.

Partager cet article
Repost0
18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 16:55

Premier sujet de philosophie du baccalauréat littéraire 2012. Le texte qui suit n'est pas un corrigé, car il n'y a pas de réelle problématique, ni même de plan. Il s'agit des premières idées, certes ordonnées, que le sujet m'a inspiré. De fait, la réflexion s'arrête un peu brutalement, mais, par la suite, il s'agirait de réordonner ces éléments au brouillon pour constituer un plan et faire une dissertation qui ait du contenu. Pour ma part, j'ai passé le bac littéraire en 2009. Concernant la philo, j'ai eu 15 sur 20. Mais, cela fait longtemps que je n'ai pas fait de dissertation de philosophie. De fait, il n'y aura pas beaucoup de références, par peur de faire des erreurs dans l'utilisation des auteurs.

 

Les deux mots importants du sujet sont « gagne » et « travaillant ». Il faut aussi faire attention au « que » et au sujet « on ».

 

Il ne faut pas penser tout de suite que le travail est nécessairement salarié. « Tout travail mérite salaire », dit-on souvent. Bien sûr, on garde ce qui nous viens à l'esprit en l'inscrivant au brouillon.

 

L'objectif est de reformuler la question : on gagne quoi en travaillant ? C'est qui « on » ? Ici, il s'agit d'un pronom impersonnel et donc, il est possible de le remplacer par « monsieur ou madame tout le monde ». Que gagne « monsieur ou madame tout le monde » en travaillant ?

 

Maintenant, revenons au « quoi ». Qu'est-ce qu'il cache ? De l'argent ? Du plaisir ? De la souffrance ? Cela amène l'idée que nous ne gagnons pas forcément des choses positives en travaillant, puisqu'il y a aussi du négatif.

 

La notion de « gagne » se doit d'être nuancée. En effet, si on travaille pour gagner quelque chose, cela sous-tend qu'il est possible de perdre !

 

Ce sujet fera curieusement échos, aux lycéens qui s'intéressent à la politique, au « travaillez plus pour gagner plus » de Nicolas Sarkozy. Ici, « gagner » renvoie à de l'argent.

 

Or, un que gagne un esclave en travaillant ? Pas grand chose... Peut-on, aussi, gagner sans travailler ? Ici, les « actionnaires », ceux qui joue avec l'argent, peuvent être évoqués.

 

Et puis, que gagne t-on en travaillant lorsque l'on est bénévole ? Un certain prestige social ? La défense d'une cause....

 

Le travail scolaire, fort spécifique, si les lycéens ont du culot, ils peuvent l'évoquer et dire que le travail scolaire permet de décrocher le baccalauréat. Plancher sur sa dissertation de philosophie nécessite d'avoir travaillé avant (ce qui remonte à loin me concernant pour la philosophie). On travail pour gagner, pour obtenir le baccalauréat et donc le droit d'aller dans l'enseignement supérieur, ou dans d'autres écoles et filières.

 

De fait, au fur et à mesure de la pensée, la notion de « travail » prend plusieurs connotations, c'est-à-dire plusieurs degré. Le travail n'est pas le même et n'a pas le même sens pour tout le monde.

 

Dès lors, tout le monde n'attend pas la même chose en travaillant. Certains vont travailler pour le plaisir. À partir de là, peut-on dire qu'il s'agit d'un travail ? Pour moi, c'est évident, parce que, que l'on aime ou non son travail, il implique de l'énergie, de l'engagement, etc.

 

Le travail s'avère souvent payant et donc, généralement, on gagne plus en travaillant que si l'on ne travail pas.

 

Toutefois, si les gens travaillent plus pour gagner plus d'argent, ils perdent de leur temps pour être avec leur famille, pour les loisirs, etc.

 

En travaillant plus, on ne gagne donc pas forcément plus puisqu'il s'agit de peser le pour et le contre. Si je travail plus, oui je gagne plus d'argent, mais, d'un autre côté, si je travail plus pour gagner plus d'argent, je perd de mon temps de loisir et pour être avec ma famille.

 

Néanmoins, pour nuancer, les bénévoles peuvent travailler beaucoup et, de manière fort paradoxale, ce ne sont pas forcément eux qui gagnent quelque chose, mais ce sont des gens pour qui ils travaillent, pour qui ils s'investissent, ou bien c'est l'association pour laquelle ils sont bénévoles. Pourtant, le bénévole gagne à s'investir puisqu'il le fait pour une cause à laquelle il croit.

 

Dès lors, apparaît l'idée que nous ne travaillons pas nécessairement pour gagner quelque chose de matériel, mais aussi pour une cause, dont la finalité peut-être, certes, matérielle, mais dont l'origine est idéologique (le plus souvent). Pour défendre quelque chose auquel on croit, nous sommes prêt à le faire en travaillant.

 

L'idée apparaît, peu à peu, que le travail ne semble pas désintéressé. Il y a, d'une manière ou d'une autre, un intérêt à travailler puisque, soit nous gagnons quelque chose pour nous, soit nous gagnons quelque chose au profit d'autres personnes, parfois les deux.

 

Un salarié, en travaillant, le fait pour toucher son salaire à la fin du mois, mais, en même temps, il exécute des tâches pour le compte d'une entreprise ou d'une municipalité, etc.

 

Ici, pour mettre une référence (en philosophie, je n'aimais pas les références, préférant penser par moi-même), il est possible d'avancer Marx qui parle du travail productif et qui nous parle des ouvriers. Il parle de rapports de production en désignant par là, le fait que les hommes produisent ce qui leur est nécessaire pour vivre.

 

On peut prendre, pour illustrer, à l'extrême, ce point, l'image de l'esclave (qui appartient à un maître) qui fait tout pour son maître, qui ne sait rien faire. Si l'esclave arrête de travailler, le maître ne peut plus vivre. Il ne sait rien faire, donc il dépend du travail de son esclave, qui ne gagne rien à travailler pour un maître qui le réduit en esclavage. Le problème est que le système esclavagiste veut que l'esclave soit la propriété d'un maître. Donc, qu'il travail pour celui qui ne travail pas.

 

À l'inverse, certaines formes d'organisations du travail, comme les coopératives, permettent aux travailleurs de travailler les uns pour les autres. Chaque travailleur dépend du travail des autres. Ce que quelqu'un gagne (par exemple, la vente d'une récolte), tous bénéficieront d'une partie, ou de l'intégralité de la vente (c'est-à-dire redistribué équitablement, ou avec une part plus élévé pour le producteur, entre les membres de la coopérativ e). Ceux qui produisent plus permettent à ceux qui produisent moins de vivrent tout de même.

 

Ici, on gagne à travailler pour les autres, car le bon fonctionnement de la coopérative dépend du travail fourni. Si on travail moins, on risque d'avoir moins de moyens l'année suivante, etc. Une coopérative c'est la mise en commun des moyens de production. De cette mise en commun dépendra les récoltes à venir.

 

Partager cet article
Repost0
17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 21:58

Une campagne n'est jamais jouée d'avance et dans la 9e circonscription, à droite depuis 2002, la gauche a fait un bon résultat, notamment à Fécamp (64%) et Bolbec (66%).

Dans le 8e bureau de vote de Fécamp, dans la 9e circonscription de Seine-Maritime, j'ai été scrutateur, c'est-à-dire que j'ai participé au dépouillement des bulletins. Je n'avais jamais fait, mais je trouve que c'est une expérience amusante. Pour ma part, j'étais celui qui annonçait les noms des candidats. Au moins, pour le jeune citoyen que je suis, c'est très intéressant de voir un peu comment fonctionne des élections.

Les bulletins sont d'abord comptés, puis mis dans des enveloppes, scellés (en fait seulement agrafés). Ensuite, les scrutateurs (on était huit, avec deux tables de quatre) vont recompter les enveloppes (pour regarder s'il n'en manque pas ou s'il y en a trop), puis nous commençons le dépouillement. Deux personnes notes les résultats, deux autres sortent les bulletins des enveloppes et annoncent à haute voix le nom inscrit dessus. Résultat pour ce second tour, dans le bureau n°8 : Estelle GRELIER (PS), 201 voix contre 151 à son rival, député sortant, Daniel FIDELIN (UMP).

Sur la commune de Fécamp, elle obtient 64% des voix, comme le maire, Patrick JEANNE, lors des dernières élections municipales de 2008. Sur la circonscription elle l'emporte avec 54,4% des voix.


 

Partager cet article
Repost0
14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 12:41

Qu’est-ce que sont les Lumières ? Tous ceux qui ont fait un peu de philo au Lycée, connaissent, où ont entendu parler du fameux texte de KANT. Les Lumières, dans l’analyse la plus large du mouvement de pensée, va créer les conditions nécessaires à l’émergence des courants politiques du XIXe siècle. Tzvetan TODOROV, dans L’Esprit des Lumières (2007), reprend un travail de recherche effectué pour une exposition virtuelle de la BNF (voir ici : http://expositions.bnf.fr/lumieres/index.htm) Cette pensée repose sur plusieurs points importants, qui sont encore des éléments très contemporain, même si nous assistons, comme le dit fort justement Pierre Rosanvallon (en parlant de l’égalité), à un « grand retournement ». La Révolution française a tout fait pour libérer la société de l’autorité religieuse, en soumettant les officiants de l’Église catholique à un sévère régime de restriction de la pratique du culte. Ajoutons que, assez paradoxalement d’ailleurs, si le XVIIIe (mais les XIXe et XXe ne sont pas beaucoup mieux) fut misogyne, il prône l’éducation et laissent aux femmes de la bourgeoisie le soin de s’occuper de ses enfants. C’est évidemment l’idéal de ROUSSEAU.

En philosophie, le XVIIIe siècle repose sur deux principales notions, pour simplifier à l’extrême : la raison et l’expérience. Prenons l’exemple de BERKELEY (1685-1753), qui n’est pas à proprement parler un philosophe des Lumières. Il a élaboré la théorie dite de l’immatérialisme. Ce que nous connaissons, dit-il, nous nous le représentons sous la forme d’idées. Par exemple, une table (une chose faite de matière) existe simplement parce que nous savons (par la raison), qu’une table correspond à telle idée. La table n’existe pas pour un martien qui verrait cet objet de l’extérieur car il n’a pas « l’idée » de ce qu’est une table. Pour BERKELEY, les choses existent parce qu’elles sont incarnées par un esprit supérieur qui peut-être Dieu. Un corps n’existe que parce qu’il est perçu comme tel. Une table existe comme table parce qu’elle est perçue par nous comme étant une table. En fait, adapter à l’éducation, on a une conception très aristocratique : être quelqu’un c’est être tel qu’on nous perçoit. En fait, un bourgeois est bourgeois parce qu’il est perçu comme tel par la société. Ce n’est pas idiot du tout comme vision des choses. Percevoir des odeurs n’est possible que si l’on possède ce sens. En revanche, étant anosmique (je ne sens pas les odeurs), il est possible de percevoir l’effet d’une odeur, non par l’expérience de l’odeur, mais par la seule raison (je sais que tel  ou tel chose ça sent pas bon). Il ouvre le chemin vers l’idéalisme, notamment celui des philosophes Allemands. La table n’existe pas indépendamment de la façon dont nous allons la penser.

Cette pensée philosophique de l’abstraction va se compléter par une vision des choses fondée sur l’expérience, notamment sur l’expérience scientifique. C’est l’essor, entre autre de l’astronomie et de la physique, avec NEWTON (1642-1727) et sa pomme qui lui tombe sur la tête. Il faut imaginer ce qu’a été sa découverte simplement avec un fruit qui tombe d’un arbre. C’est quelqu’un qui se pose des tas de questions. Reprenons du début. NEWTON cherche à comprendre par quelle force la Lune est « attachée » à la Terre. Lorsque la pomme tombe (il y avait des vergers dans la ferme familiale) il se dit que c’est la même force qui maintien la Lune dans l’orbite de la Terre. On parle de loi de la gravitation que l’on explique par la force du même nom. En fait, on parle de l’attraction d’un corps sur un autre corps. C’est une banalité au XXIe siècle (quoi que…).    

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : La Crise des Consciences
  • : Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.
  • Contact

Recherche

Archives