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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 22:00

Certains penseurs, qu'ils soient philosophes ou économistes, parlent d'un capitalisme autodestructeur fondé sur l'idée d'une consommation pulsionnelle. Ils dénoncent les dérives du marketing en avançant comme explication la "prolétarisation". Avant, un artisan possédait un savoir faire, mais avec l'arrivée de la société de consommation, le besoin de produire en série et en masse, a sonné le glas de cette main d'œuvre dite qualifiée.

 

Aujourd'hui, la main d'œuvre est spécialisé dans un domaine de la chaîne de production. Désormais, c'est la production économique qui est privilégié au dépend, bien souvent, de la qualité du produit. Seulement, si le savoir théorique a pris le dessus sur le savoir-faire, cela pose le problème de la rationalité. Faire preuve de raison, être capable de produire au service des consommateurs et non pas uniquement des spéculateurs, n'est pas encore quelque chose d'intégré chez les gros bonnets de l'industrie moderne.

 

Pour Ars industrialis, il est possible de construire une économie contributive, c'est-à-dire trouver un système plus durable sans abandonner le capitalisme tout de suite. L'histoire récente a montré que les alternatives ont jusqu'à échoué, montrant elles aussi leurs limites. L'économie contributive permet l'émergence d'effets externes positifs. Par exemple, un apiculteur qui aide gratuitement un arboriculteur pour la pollinisation de ses arbres. Finalement, c'est l'idée que les consommateurs et les producteurs peuvent être remplacés par des contributeurs.

 

http://arsindustrialis.org/

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 01:46

Les mutations sociales, économiques et politiques des pays européens ne laissent rien présager de bon. En faisant des constats je n'apprendrais rien à personne, mais en essayant de leur donner un sens peut-être y parviendrais-je. En effet, la récession économique de 2008 marque un tournant dans l'histoire du continent. Si j'osais – et j'ose – je soutiendrais que la date d'entrée dans le XXIe siècle est celle-là.

 

La pauvreté, avec le chômage et l'inflation, ne va cesser de croître dans nos pays occidentaux. Cette crise, plus grave encore que celle de 1929 pour les plus pauvres, va entraîner dans la ruine des pays entiers. Même les puissants États-Unis sont sur proche de la ligne rouge. Tout cela n'a évidemment rien d'optimiste. Pourtant, il ne faut surtout pas perdre confiance.

 

Depuis une dizaine d'années, la xénophobie, voire le racisme, se popularise dans les médias, auprès d'une certaine classe sociale anciennement communiste. Encore minoritaire, culminant aux élections du fait de l'abstention, le nationalisme traduit surtout un malaise européen. L'arrivée du nazisme en Allemagne le fut en partie sur la promesse de donner du travail à chaque citoyen.

 

Oublier le passé est dangereux. Nier le rapprochement entre certaines pratiques actuelles – comme l'expulsion des Roms de France où l'interdiction de construire des minarets – et des régimes pas si vieux est le meilleur moyen de banaliser ce que Hannah Arendt a combattue toute sa vie, c'est-à-dire le totalitarisme, mais surtout la dictature.

 

La banalité, le communément admis, est parfois, et même souvent, ce qu'il y a de plus dangereux. La démocratie est devenue si familière que ses dérives, et même sa remise en cause par ceux qui prétendent la protéger et la promouvoir, n'émeuvent que quelques intellectuels immédiatement stigmatisé. Les hommes politiques ont été habitués, aujourd'hui, a l'impunité et ils n'ont plus le sens du devoir.

 

Il est important, voir nécessaire, qu'un chef d'état, un ministre, ou tout autre qui possède une responsabilité politique, sache qu'il n'est pas au-dessus des lois. Un roi de l'Ancien Régime pouvait se prétendre fils de Dieu et inviolable. Il est devenu un tantinet choquant d'avoir des élus de la nation n'étant pas sommé de rendre des comptes devant leur peuple pour les fautes commises.

 

Ainsi, l'attitude des députés grecs est une honte, tout comme celle de ce président hongrois qui supprime la liberté de la presse sans aucun scrupule, l'Union européen n'étant pas en mesure d'intervenir. De fait, sur le plan politique comme économique, mais aussi militaire, l'Union est incapable de se montrer ferme et d'imposer aux pays bafouant le traité de Lisbonne un minimum de savoir vivre.

 

Cela est déjà suffisamment alarmant pour ne pas en ajouter. Toutefois, comment ne pas penser aux révoltes estudiantines dans divers pays européens, que ce soit en Espagne, en Italie, en France ou encore au Royaume-Uni. Les régressions sociales et symboliques se multiplient. Les femmes doivent à nouveau afficher leur ras-le-bol devant le machisme voir la misogynie de nombreux hommes politiques, mais dans la société en général.

 

Il est des citoyens pour qui tout cela ne présente aucun intérêt. Pour eux, il n'y a pas de problème et nous avons jamais été aussi bien dans nos pays occidentaux plein d'argent et de nourriture. Seulement, à force de nous reposer sur nos lauriers, nous sommes en train d'oublier la culture, d'oublier la réflexion philosophique. En effet, il est urgent de s'interroger sur notre avenir et sur le monde dans lequel nous voulons vivre demain.

 

La droite française repose, comme le montrait René Rémond, sur la réaction, sur le libéralisme et l'autorité, mais aussi sur les idées de souveraineté et de nation. Il y a un culte de l'État-nation qui va fort bien avec le capitalisme. Le débat sur l'identité nationale lancé en 2009 par le président français, Nicolas Sarkozy, n'a absolument rien de surprenant au regard de la tradition politique de la droite de notre pays.

 

L'autoritarisme dont font preuve les instances internationales pour gérer la crise de la Grèce est scandaleux. Les peuples n'ont finalement pas leur mot à donner alors même qu'ils vont subir les conséquences. Alors qu'en Tunisie, Égypte, Libye ou dans d'autres pays arabes, les peuples veulent plus de liberté et de démocratie, nous allons dans le sens inverse en régressant. L'intérêt de l'Occident, mais surtout de l'Europe, pour ses révolutions, a quelque chose de pathétique.

 

En effet, j'ai l'impression que nous ne sommes plus capables de nous gérer nous-mêmes, d'exiger des changements radicaux. Les peuples européens se sont assagit et ils confient leur destinée à des réactionnaires et à des conservateurs incapable de cerner véritablement les enjeux de société du XXIe siècle.

 

Pourtant, il faudrait peu de chose – juste un peu de volonté – pour s'atteler efficacement et rapidement au problème du réchauffement climatique, de la faim dans le monde... Des solutions ont déjà été exposées et il a été montré, de manière totalement objective, que tout les moyens sont réunit pour changer la situation actuelle vers du mieux.

 

Je le dis, et le répète, il n'y a que la volonté qui puisse mettre fin à l'attentisme dans lequel les citoyens européens sont en train de sombrer. Il est temps de réveiller les cerveaux endormis des gens afin qu'ils prennent conscience de la gravité de la situation. Cette fois-ci il faut aller plus loin dans le discours puisque le confort de nos sociétés démocratiques, ou prétendu comme telles, nous coupe de la réalité vécue par une part importante de la population mondiale.

 

Vivre la précarité, l'incertitude du lendemain, se dire qu'il faut faire des sacrifices, va prendre peu à peu une place dans la vie quotidienne. Il est rassurant de constater la ferveur de la jeunesse qui s'accroche aux acquis de leurs aînés. L'expression d'un malaise social est perceptible dans les manifestations des lycéens et étudiants.

 

Les classes sociales sont mélangées et les plus combatifs guident les uns tandis que d'autres, plus instruit, vont tenter d'analyser la situation, voir même d'apporter des solutions concrètes. La révolte de la jeunesse, le climat de guerre civile qui règne parfois, la violence des affrontements avec les forces de l'ordre (l'État-nation) sont le signe d'une remise en cause du modèle démocratique actuelle.

 

Terminer par les jeunes n'est pas anodin puisqu'ils incarnent, d'une certaine façon l'avenir, même si certains comportements reste inquiétant, comme le manque de respect envers la personne humaine. Si la démocratie se doit d'évoluer, je reste très hostile à une radicalisation violente de certains individus n'attendant que le retour de l'anarchie pour exercer leur art de la peur.

 

Si une part importante de la jeunesse prône la construction d'une nouvelle société, une autre part, du fait d'un manque d'éducation certain, plonge dans l'impunité et la violence verbale par cette incapacité – et surtout impossibilité pour certains – d'avoir l'occasion de dire ce qu'ils pensent.

 

Aujourd'hui, nombres de jeunes habitant les plus défavorisé des quartiers français, ne parlent pas bien le français et n'ont jamais le droit à la parole. Dans ces conditions, ils usent de la violence pour que l'on se penche enfin sur les problèmes qu'ils ont. Finalement, ils agissent comme un enfant pleurant pour obtenir la glace que sa mère lui refuse alors que, injustice suprême, le petit garçon de la voisine, il en a eu une lui.

 

Cette montée de l'injustice sociale, l'inégalité de traitement qui existe entre les jeunes alors même que nous avons les mêmes aspirations, est quelque chose de très choquant. Il est très troublant de constater que, partout en Europe, jusqu'en Turquie, les jeunes ont les mêmes aspirations, les mêmes modes de vie, les mêmes loisirs...

 

Cela est aussi le moment d'affirmer que la jeunesse européenne ne va se laisser trop longtemps marcher dessus par les gouvernements qui tentent de s'attaquer à l'école tout en précarisant l'emploi des jeunes par des mesures indignes de démocraties. Cela étant dis, j'espère que les Français prendront conscience qu'il faut changer les choses en votant, en 2012, ni pour la majorité actuelle, ni pour l'extrême-droite.

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 11:08

À l'automne 397, le comte d'Afrique, Gildon, dans un premier temps, cesse les livraisons de blé en direction de Rome et reconnaît, dans un second temps, l'autorité de l'empereur d'Orient, Arcadius. Le régent de l'empire, Stilicon, nommé en 395 par Théodose le Grand, fait déclarer Gildon, par le Sénat, hostis publicus, c'est-à-dire ennemi public. Une armée est confiée à Mascezel, frère du sécessionniste, qui débarque en Afrique dès 398 et remporte une victoire entraînant l'arrestation de Gildon et sa mise à mort (ou son suicide). Ce résumé que je viens de dresser pourrait être celui d'un bon manuel d'histoire. Comme nous le verrons, cet épisode est beaucoup plus complexe et plus intéressant qu'on ne l'imagine.

 

Le De Bello Gildonicode Claudien est la source principale concernant cette guerre. Ce n'est pas la seule puisque Ammien Marcellin le reprend au livre 29 de ses Histoires et même Augustin, évêque d'Hippone, en parle. Comme Yves Modéran nous y invite, il faut être prudent au sujet de ses sources. Il est particulièrement critique envers Claudien. À juste titre, il explique que plusieurs noms de tribus africaines cités sont celles présentent sur place au Ier siècle de notre ère. L'évènement à lieu à la fin du IVe. Cela dénote un manque d'objectivité de Claudien. Nous pouvons douter de ses informations. Seulement, Claudien écrit son récit de la guerre en avril 398, c'est-à-dire quelques mois, voir quelques semaines à peine après les faits. De cela nous pouvons affirmer, d'une part, que nous avons affaire à de l'histoire brûlante et donc que Claudien a pu disposer de témoignages et de sources de première main, et d'autre part qu'il méconnaît l'histoire et la culture de l'Afrique de son époque. Cela peux engager l'historien à se montrer critique vis-à-vis des interprétations que Claudien pourrait émettre.

 

Je citais Augustin, mais il y a aussi Orose qui nous en parle dans ses Historiae Adversus Paganos de 417. Cette version là est chrétienne alors que celle de Claudien s'inscrit encore dans une certaine tradition romaine. Orose est peut-être, aussi, la plus « historique ». Il revient sur les causes de la révolte et en donne une interprétation sur laquelle nous auront tout le loisir de revenir. Enfin, concernant les sources, il y a encore Zosime, un byzantin, qui relate cette guerre, près d'un demi-siècle après les faits, dans le livre 5 de son Histoire romaine. Du reste, il n'en fait qu'un bref résumé, pas plus conséquent que celui brossé par moi en introduction. Ce qui est surtout important concernant ses sources c'est d'essayer de comprendre qui était Gildon, certes, mais aussi l'image que les écrivains contemporains, ou plus tardif, avait de lui.

 

Claudien brosse l'image du parfait empereur-tyran dont Lucien Jerphagnon décrit si bien le portrait dans son Histoire de la Rome antique. L'individu apparaît comme un étranger de Rome. Zosime parle même de « fureur barbare » pour le désigner. Cela ne signifie pas grand chose, certes, mais donne une idée de la perception qu'on eu de Gildon ses contemporains. Il me semble pourtant, a y regarder de plus près, que ce personnage ressemble étrangement à ce successeur d'Aetius, Aegidius qui, bien qu'étant citoyen romain, ne reconnu pas Sévère, alors empereur d'Occident, sans pour autant usurper la pourpre pour son propre compte. Gildon a-t-il voulu en faire de même avec l'Afrique du Nord ? Sa tentative est-elle survenue trop tôt ? A t-il réellement voulu usurper la pourpre comme il en est accusé ? Je tenterais ici de répondre à ses questions qui peuvent amener des interprétations différentes en fonction des réponses qui leurs sont données.

 

**

 

À cette époque, l'Empire étant trop vaste, il était dirigé par deux empereurs – Théodose le Grand à l'Est et Valentinien II à l'Ouest – et il fallait plus de généraux pour maintenir l'ordre. Il y a alors quatre maîtres des soldats : Richomer, Abudantius, Addeus et Gildon. Le commandement militaire de l'Empire est assuré par ce qu'on appel un magistri militum, un maître des soldats. Celui-ci est secondé par un maître des troupes à pied et par un maître de la cavalerie. En 393, alors que règne encore Théodose le Grand, Stilicon était magister utriusque militiae, titre très avantageux en terme de prestige et de pouvoir effectif. Deux ans plus tôt, Stilicon n'était encore que le maître des soldats, alors en concurrence avec le maître des soldats de la cour, Promotus. Le commandement de Stilicon s'étendait sur quatre provinces que sont la Thrace, la Thessalie, la Bisaltie et l'Illyrie.

 

En 394, Stilicon se trouve être le seul au-dessous de l'empereur dans la hiérarchie militaire et c'est tout naturellement que, en janvier 395, « Théodose étant mort après la défaite d'Eugène, [il] retint dans l'armée dont il était maître tout ce qu'il y avait d'hommes vaillants et aguerris, et renvoya en Orient toutes les personnes inutiles et de rebut. » (Zosime, 5) Il devient général en chef de l'armée et régent d'Occident. Le « barbare » contrôle, de facto, tout l'Empire. Pour lui, les chose vont certainement se passer beaucoup plus difficilement que prévu. En Orient, Arcadius, ayant pour conseiller militairement les généraux Abudantius et Addeus, de très bons stratèges. Alaric Ier, un roi des Goths, mène ses soldats à piller la Grèce dès 396 et il obtient le commandement de l'Illyrie, charger de défendre cette province des éventuelles incursions de Stilicon.

 

Le morcèlement de l'empire à ce moment là va avoir plusieurs répercussions assez grave. D'une part, les tentatives de Stilicon pour rétablir son autorité en Orient vont toutes échouer. D'autre part, Arcadius laisse un eunuque, Eutrope, assassiner son Préfet du Prétoire, Rufin, et se débarrasser des meilleurs généraux orientaux que sont Timase et Abudantius. Mais « Eutrope désirant empêcher [que Stilicon] ne vint à Constantinople, conseilla à l'empereur d'assembler le Sénat et de le déclarer ennemi de l'empire. Ce qui ayant été fait, il s'unit avec Gildon, comte d'Afrique, et par son moyen ôta l'Afrique à Honorius pour la donner à Arcadius. » (Zosime, 5) Longtemps, j'ai cru naïvement à cette histoire car elle est réaliste et séduisante.

 

Eutrope, ayant obtenu la disgrâce des plus puissant dignitaires de la cour, parvint à déclarer Stilicon hostis publicus. Dans le même temps, il complote avec Gildon qui se rallie à l'empire d'Orient. Stilicon, en voyant cela, entre dans une grande colère et, aidé par la fureur du Sénat d'avoir été aussi proprement renié, proclame à son tour Gildon hostis publicus. Par le soutien de Mascezel, le frère du traître, il met fin à la rébellion. La complexité de l'affaire, à ce stade, amène à penser que Stilicon et Gildon ne s'entendaient pas. Cette mésentente viendrait confirmer le lien unissant le comte à la cour de Constantinople. Seulement, si le raisonnement tient debout, il est un peu trop simpliste et ne prend pas du tout en compte des origines maures de Gildon.

 

Faut-il pour autant discrédité toute la vision de Zosime ? La vérité serait-elle si éloignée du récit « officiel » ? A t-on cherché à diffuser, volontairement ou non, une version de propagande afin de cacher une certaine vérité ?

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 16:12

En 1945, le monde viens de connaître une guerre terrible et il est nécessaire de prendre des décisions dont plusieurs ont encore un impact aujourd'hui, à l'aube du XXIe siècle. Dès l'été 44, à la fin du mois de juillet, sont signés les Accords de Bretton Woods. Ils mettent en place la Banque mondiale et le Fond monétaire international. Il est complété par un autre Accord. En effet, le 30 octobre 1947, 23 pays signe l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT). L'objectif est de privilégier le libre-échange en permettant une baisse des prix. Les droits de douanes sont abaissés. L'Accord entre en vigueur en janvier 1948. Les monnaies nationales ont désormais un taux de change fixe, mais ajustable sous réserve de l'accord des partenaires. Le dollard devient la référence jusqu'à la création de l'entrée en vigueur de l'euro en 2000.

 

La Banque mondiale est officiellement créée en décembre 1945. Son premier prêt est accordé à la France pour un montant de 250 millions de dollards. Mise en place pour aider les pays dans leur reconstruction d'après-guerre, l'institution se fixa l'objectif d'encourager la croissance des pays fraîchement décolonisés, désormais pays en voie de développement. Les organismes qui composent la Banque mondiale sont alors au nombre de deux puis vont atteindre le nombre de 7 aujourd'hui.

 

Le Fond monétaire international est créé peu après la signature des Accords de Bretton Woods. Sa fonction est d'assurer la stabilité du système monétaire international afin d'éviter une nouvelle crise de 29. En partie, cet objectif est un échec. Il fournit des crédits aux pays ayant des difficultés afin de les aider à relancer la croissance, mais surtout la productivité. Le but d'empêcher qu'un pays ne soit contraint de faire un “défaut de paiement”, c'est-à-dire qu'il annonce être dans l'incapacité de rembourser ses créanciers. Cette institution est la source de critiques très virulentes des altermondialistes et souvent à juste titre.

 

La gestion de la crise grecque en cette année 2011 est une preuve supplémentaire du manque d'humanité dont font preuve les institutions économiques internationales. Ainsi, le FMI et l'Union européenne ont contraint le gouvernement à des mesures autoritaire et totalement innacceptable sur le plan humain puisqu'elles privent une large partie de la population de ses moyens de subsistance en gelant notamment les salaires des fonctionnaires pendant trois ans, en supprimant les primes dans la fonction publique, en portant la durée de cotisation des retraites et 37 ans à 40 en 2015. Le gel des recrutements est aussi une mesure prise. La TVA passe à 23%.

 

Le problème de la Grèce c'est que le pays ne peut pas dévaluer sa monnaie puisqu'il s'agit de l'euro. Toutefois, elle peut sortir de la zone euro, mais cela entraînerait certainement une situation encore pire pour les Grecs. Pour un certains nombres d'économistes, comme Hankel ou Krugman, la sortie de la zone euro et la dévaluation est la seule solution car cela, selon eux, permettra de réduire les taux d'intérêt.

 

Pour d'autres, la politique imposée à la Grèce sert à justifié les politiques d'austérité déjà mis en oeuvre dans certains pays de l'Union (l'Irlande, le Portugal, l'Espagne et dans une moindre mesure la France et l'Italie). De plus, ces politiques engendrent des troubles sociaux qui n'aident pas à ramener la confiance et ne favorisent pas l'investissement et la croissance sur le long terme. André Sapir souligne que le Pacte de stabilité et de croissance n'a pas fonctionné concernant la Grèce. Il préconise la mise en place d'une autorité européenne supranationale compétente en matière économique ainsi que la création d'un fond de solidarité alimenté par les pays de la seule zone euro.

 

Le Traité constitutionnel de Lisbonne est d'ors et déjà remis en cause car les prérogatives des états risquent d'êtres réduite au-delà des dispostions préconisées dans le texte. L'attitude de l'Allemagne a par ailleurs été vivement critiquée et des économistes comme Frédéric Lordon et Bernard Maris préconisent plutôt, en ironisant, un retrait de l'Allemagne de la zone euro plutôt que la Grèce. Pour Angela Merkel, les falsifications des statistiques par les membres du gouvernement grec sont la responsabilité du pays tout entier et, avant de se rallier au plan d'aide, elle affirmait que le peuple grec devait assumer seul la crise.

 

Chacun sait le vote qui a eu lieu le 29 juin au Parlement grec. Ce plan d'austérité est un attentat économique et social contre les Grecs et cela pour des raisons fort claires. Martin Wolf explique que les pays européens aident les banques et non la Grèce. En fait, l'objectif affiché, et c'est la raison pour laquelle l'Allemagne s'est finalement ralliée, c'est éviter l'effet boule de neige. Ainsi, Smaghi et Brender accusent les instances internationales de vouloir gagner du temps car, pour eux, le plan de rigueur de juin 2011 ne va rien améliorer du tout et les signataires le savent très bien. L'illusion est totale, mais ellle ne fonctionne plus. En fait, le plan souligne surtout l'incapacité des instances économiques a réagir. Si elles avaient pris conscience de la gravité de la situation plus tôt, le pire aurait été peut-être évité. Finalement, et c'est terrible, les Grecs vont payer pour l'incompétence du système capitaliste à gérer ses propres crises. Faut-il rappeler que les peuples ne sont pour rien là dedans ?

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Source : reuters

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 00:38

Thomas Piketty, né en 1971 à Clichy, est un économiste français travaillant sur la question des inégalités. Conseiller économique de Ségolène royale en 2007, il milite depuis les années 90 au sein du Parti socialiste. En 2001, il publie chez Grasset Les hauts revenus en France au XXe siècle. Dans cette étude, il montre que les inégalités de revenus ont baissés après la Seconde guerre mondiale du fait d'une baisse des inégalités de patrimoine résultant de la création de l'impôt sur le revenu. Pour lui, plus la fiscalité baisse, plus elle favorise la reconstitution des grandes fortunes rentières. La presque quasi disparition de la classe des rentiers, remplacée par une classe de cadres actifs, dirigeants d'entreprises ou propriétaires de grands groupes industriels, a permis de dynamiser la croissance économique. En effet, pour garder leur poste, les dirigeants sont obligés de faire des profits et donc d'investir leur temps et leur argent en vu de cet objectif. Cela a pour résultat de faire tourner les directions d'entreprises et donc de répartir les revenus entre les membres des classes bourgeois sans créer des écarts de revenus aussi monstrueux que par le passé.

 

La part des 10% des Français les plus riches en 1924 représentait 45% dans le revenu total du pays, c'est-à-dire que 45% du revenu total du pays est aux mains des 10% des Français les plus riches. En 2004, la part des 10% des Français les plus riches ne réprésente plus que 33%. Pour comparer avec les États-Unis, en 1924, la part des 10% les plus riches représentait 43% dans le revenu total du pays. En 2002, le chiffre est quasi identique. Piketty conclut que si les inégalités économiques ont fortement baissés durant les années 50, 60 et 70, elles ont finalement à nouveau augmentés. En France, elles ont baissés avec le Front Populaire avant de remonter jusqu'au moment de mai 68 pour redescendre et stagner entre 30 et 34% jusqu'au début des années 2000. Piketty critique également l'économiste Simon Kuznets, prix nobel en 1971, en expliquant que la diminution des inégalités économiques n'est pas un phénomène irréversible puisqu'elles ont augmenté dans de nombreux pays anglo-saxon, les États-Unis en tête, en retrouvant leur niveau d'avant guerre.

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 14:39

Les origines de l'homme passionnent scientifiques et amateurs. Jean Baechler se demande comment nous pouvons fonder une étude du règne humain en se reposant sur deux concepts, celui de civilisation et celui de matrice culturelle. Il pense que le propre de la nature humaine est d'être virtuelle car nous devenons humain dans des cercles culturels de tailles variables. La langue est programmée à la naissance car nous sommes fait pour parler mais, seulement, parler nécissite un plus... ce plus c'est l'apprentissage. Pour éviter toute fausse interprétation Baechler rappel que l'enfant n'est pas prédisposé à apprendre telle ou telle langue.

 

Pascal Picq, paléoanthropologue français, dans ses nombreuses interventions publiques, rappel, non sans un certain ironisme, que la culture humaine n'est pas la nature humaine si l'on schématise. Pourtant, comme l'explique Baechler, l'un ne va pas sans l'autre. De fait, la culture, la civilisation et la matrice (= aire) culturelle sont des réalités et des échelles différentes. Selon les époques et l'évolution du genre Homo, il y a eu des cercles culturels de dimension variables parmi lesquels nous pouvons distinguer les cultures dites “primitives”, c'est-à-dire avec des cercles étroit de 500 à 1 000 individus dont la “vie historique” est courte (idée d'évolution historique !).

 

Les civilisations, comme celle chinoise, par exemple, se traduit par un vaste territoire et une durée de vie à l'échelle des millénaire (5 000 ans dans le cas de la Chine). La civilisation romaine, en la prolongeant jusqu'en 1453, a eu une vie historique de plus de 2 000 ans. Quant à la civilisation occidentale actuelle elle a déjà une vie historique, en considérant le XVe siècle comme un tournant (ce que fait Baechler), d'environ 400 ans. Elle est donc jeune. Toutefois, en considérant la césure du XIIe siècle et la “naissance du village”, nous trouvons finalement une “vie historique” qui a déjà plus de 800 ans. Bref, la civilisation occidentale est jeune de toute les manière et, contrairement à ce que l'on pense, elle n'est pas près de s'éteindre puisque le “modèle” s'exporte dans le monde. Les Américains, les Asiatique et les Africains veulent vivre comme les Européens, à leurs manières.

 

Baechler estime donc qu'il y a de ce fait un nombre impressionnant de cultures, mais que les civilisations sont beaucoup moins nombreuses. Il en compte, à l'aube du XXIe siècle, au moins 5, c'est-à-dire celle indienne, celle européenne, celle de l'amérique précolombienne, celle africaine et celle chinoise. Il note un développement particulier et inédit au sein de l'espèce humaine (du moins en l'état des connaissances historiques actuelles). Il y aurait eu un bouleversement de la condition humaine elle-même même s'il semble que les productions culturelles ont alors été affecté en profondeur.

 

De façon plus ingénieuse, Baechler nous propose la notion de “matrice culturelle” qui a la particularité d'être une notion universelle. Il distingue une matrice primitive, c'est-à-dire les “sociétés primitives” dont l'échelle est locale. Ensuite, il distingue une matrice tradtionnelle qui apparaît dix mille ans après la première dans l'espèce humaine et s'observe sur une échelle continentale (ce sont les fameuses grandes civilisations). Enfin, nous avons la matrice moderne, c'est-à-dire la modernité à l'échelle planétaire. Dans un future plus ou moins proche l'espèce humaine assistera t-elle à une nouvelle matrice, cette fois à l'échelle spatiale ? Vous l'aurez toute fois compris, il y a un changement d'échelle au fur et à mesure du temps. Une matrice remplace intégralement une autre mais cela ne veut pas dire que le changement soit uniforme. En histoire, par exemple, si on peut parler de Moyen-Âge en Europe au XIIIe siècle, on ne pas en parler concernant le Japon ou la Chine.

 

Baechler nous dit que l'espèce humaine est une espèce comme les autres – comme les autres – mais... elle est libre concernant son code génétique. Par exemple, un lion rugit, mange de la viande... oui, c'est une banalité mais un lionceau va rugir et va manger de la viande. Bref, un lion se comporte en lion depuis que l'espèce existe tel que nous la connaissons. Il y a une programmation génétique. Même dans le cas de ces corbeaux qui apprennent à leur petit à devenir corbeau, il y a apprentissage certes, mais celui-ci est observable de façon très limité et dans des cas relevant davantage de cette programmation que d'autre chose. Qu'est-ce que “autre chose” ? Cet autre chose, dans l'espèce humaine, c'est ce simple fait, également d'une banalité extrême, qui est que l'enfant doit devenir humain. Chaque enfant doit apprendre à devenir humain et chaque enfant devient un humain différent tant sur le plan génétique que sur le plan culturel. Il y a de fait plusieurs manières de devenir humain. Or, une question qui apparaît simple dans l'immédiat s'avère d'une complexité magistrale tant sur le plan scientifique que métaphysique.

 

Reprenant la fameuse question kantienne Baechler se demande : mais qu'est-ce, être humain ? Être humain cela signifie être parmi une foultitude d'autre être humain tous différent. Finalement, ce que Baechler définit et nous montre c'est cette merveilleuse diversité culturelle qui existe au sein de l'espèce humaine. Par exemple, nous sommes capable de résoudre nos problèmes en nous donnant des buts à poursuivre. De là, Baechler en vient à penser que nous, les humains, somme les membres d'une espèce à la fois libre, finalisée, rationnelle et faillible. Oui, faillible... En revenant un peu en arrière, dans le temps, nous allons tenter de comprendre. Tout à l'heure nous parlions de modernité, de matrice moderne. Qu'est-ce que la modernité ? En fait, c'est une hypothèse car le recul manque à l'observateur.

 

Baechler, qui s'appuie sur de nombreuse analyse et travaux scientifiques (et moins scientifiques) il montre qu'il se passe quelque chose d'inédit en Europe vers la fin du XIVe siècle. En effet, les européens développent la science sur des bases que nous connaissons aujourd'hui (apparition de l'astrologie, de la géologie, des sciences naturelles et des sciences de l'homme...), théorise la démocratie “moderne”, invente le concept d'individuation, la différence entre “ordres sociales” (ça fonctionne mal souligne Baechler) et développent l'économie en inventant notamment – et je dirais malheureusement – le capitalisme (les vénitiens ou les protestants peuvent faire office de précurseurs).

 

Sur une échelle temporelle plus réduite c'est à un développement interne de la civilisation européenne à laquelle assiste (sans le savoir) les contemporains. Ils ont conscience qu'ils vivent dans un monde nouveau dans lequel tout le monde est ou doit être heureux (en opposition au Moyen-Âge). Le phénomène, historiquement parlant, n'a été observée qu'en Europe et plus précisément en Italie avant de s'imposer à toute la planète. Baechler note, mais c'est moins pertinent selon moi, que la civilisation américaine serait né précisément de ce changement et formerait une nouvelle civilisation. Certes... seulement, les américains sont avant tout des européens, ne l'oublions pas et ils ont exportés des idées et des modèles qui ont donné naissance à une forme originale de démocratie, mais il ne faut pas aller chercher plus loin à mon avis. Finalement, le processus de la “modernité”, la modernisation, ressemble, d'un point de vue théorique, à la néolithisation car elle met en place un nouveau champ de possibles culturels. Dans le futur nous ne pouvons pas savoir comment évoluera la modernité et nous ne sommes pas non plus dans une période de décadence mais dans une phase de changement de matrice.

 

D'ailleurs, l'espèce humaine est une espèce qui a toujours su se débrouiller. À l'échelle de la décennie, nous trouvons la fureur, le meurtre et la bêtise. À l'échelle du siècle nous dégageons déjà un sens. À l'échelle du millénaire l'espèce est admirable. La première décennie du XXIe siècle aurait eu le moins d'individus tués de morts violente depuis deux siècles au moins. Alors que le XXe siècle est considéré par les historiens et les statisticiens comme le plus meurtrier de l'histoire de l'humanité (n'en déplaise aux “modernistes” et aux “progressistes” !), la XXIe sera t-il celui de la paix à l'échelle de la planète ? Une découverte pourrait bouleverser cette tendance... Dans plusieurs articles publiés dans Science nous pouvons lire que nous entrons dans le sixième extinction de masse connue. Des chercheurs montrent aussi que les bouleversements climatiques pourraient avaoir des incidences non négligeables sur les bouleversements historiques. “Ce genre d'information, explique le paléoclimatologue Ulf Büntgen, n'est pas seulement pertinente pour les anciennes sociétés agraires, il pourrait également avoir un impact sur les sociétés modernes”.

 

En fait, l'étude de l'équipe de Büntgen vient en partie confirmer ce que les historiens et les archéologues connaissent des sociétés anciennes. Il montre, par exemple, que la montée en puissance de Rome au IIIe siècle avant notre ère coïncide avec une période durant laquelle l'Europe a connue des étés chauds et humides propice à l'agriculture. Ce sont les mêmes condiditions climatiques qui ont favorisé la naissance du village aux XI et XIIe siècles. De plus, l'étude montre que, à l'inverse, les sécheresses à répétition au cours du IIIe siècle, ont poussés des peuples à franchir le limes romain. De plus, au XIVe siècle, avec une vague de froid et des étés humides, les famines se multiplient et la peste refait son apparition en 1348. Il note aussi que les défrichements sont plus importants en période favorable qu'en période défavorable. Les défrichements des XI au XIIIe siècle sont significatifs. Et tout cela a été prouvée par les sciences dures... n'est-ce pas prodigieux ?

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 14:25

Eh, quoi ! La classe politique serait-elle devenue une outre à vomir ? Qu'est-ce donc que ce Luc Ferry humilié sur la place publique pour avoir dénoncé des actes pédophiles. Est-ce un menteur ? Est-ce une campagne des intéressés pour faire du philosophe un guignol aux yeux des Français ? L'étalage de leur frasques sur le devant de la scène n'en choque aucun. Voterions-nous encore pour des gens de cette espèce ? Malheureusement, la France marche gaiement vers le gouffre pour y plonger allègrement. Tadim, tadim, tadam...

 

Le courage, qu'est-ce donc ? Se battre vaillamment ou affronter son destin sans fléchir. La seconde position est la mienne. Un courageux n'est pas un va-t-en guerre mais un risque-tout. S'envoyer des insanités, minauder des complots, s'entre-dévorer et hurler à qui veut l'entendre que l'autre est un abruti finit, calomniateur et sans pitié, est-cela représenter la France ? Est-ce cela faire preuve de courage ? Je ne crois sincèrement pas... si ce mot de sincérité évoque encore quelque chose pour l'un d'entre eux.

 

La démocratie autorise les bons-parleurs à nous mépriser et bien je m'autorise à jouer de l'éloquence, au petit orateur de rue, pour leur montrer qu'un citoyen quelconque sait encore manier la langue française à défaut de faire quelques fautes d'orthographe. Sarkozy repart en campagne et tel Pyrrhus enhardit par ses premiers faits d'armes, il se croit le maître du jeu, du monde et que sais-je encore. La victoire de 2007, obtenue grâce aux voix des nationalistes, n'aura plus se parfum de renouveau en 2012 et, n'ayant su profiter de son avantage, il a détruit honteusement les bases de la république sociale.

 

Oh, moralisateur est mon discours, ça oui, mais rien n'est plus utile que de lui rappeler sans cesse son insignifiance. L'univers se targue bien d'un nain en talon, rouspétant sans arrêt et dont les colères dit-on, on fait déjà trembler ses conseillers. Tel un bon prince, il renvoie un tel, donne un poste à un autre, reprend celui-ci et s'amuse à ridiculiser celui-là. Ah, nostalgique monarchie, pourquoi ne reviens tu point ? Napoléon III fit plus pour le peuple que ne le fera jamais Sarkozy puisque le feu empereur donna des droits aux ouvriers comme celui de se mettre en grève ou de se réunir alors que le président cherche à les supprimer.

 

Monarchie honnie, je te hais bien. Napoléon III restait un conservateur qui fit la guerre. La paix ne sera point l'apanage d'un Sarkozy puisque nous sommes en Afghanistan et en Libye. L'armée française s'embourbe dans des contrées lointaine. Napoléon Ier rirait de ses politiciens dénués du sens l'honneur se gausser de donner des ordres aux généraux. Sarkozy, « chef des armées », n'est-ce point là le vestige d'un Louis XVI aux abois ? Pourtant, museler l'armée est une nécessité, mais l'utiliser à mauvais escient, sans en référer aux représentants du peuple, est une honte ! Certes, les députés ont approuvé la guerre de Libye, mais les Français en veulent-ils ? Oui, réponde les sondages ? L'opinion, manipulé par une presse vendue, par une presse répétant ce qu'on lui dit sans un minimum de sens critique, est-ce une presse indépendante ? Non !

 

D'ailleurs, parions ensemble que si ce nabot sans cervelle – hormis celle de son instinct pour duper les autres – arrivais au pouvoir une seconde fois en 2012, la France plongerais dans un gouffre bien plus profond, avec même de la lave en-dessous afin de bien consumer les restes d'une république finissante. Le plus puissant pays du monde durant trois siècles sera tombé en à peine un demi-siècle de part la nullité des politiques. Que dire d'un libéral comme Mitterand qui multiplia par 2 le chômage ? Que dire d'un Chirac sans envergure ? Que dire du nabot sans cervelle ? Lamarck pensait que l'espèce humaine évoluait vers le progrès, encore plus de progrès. Solennellement, j'ai le regret d'affirmer qu'il s'est trompé ! Darwin avait-il prévu les transformation psychologiques des politiciens ? J'en doute ! Ah, l'espèce humaine recèle d'immense trésors insoupçonnés.

 

Allons, ne restons pas hébétés par ce discours assassin qui me fit un bien fou et je l'espère en fera aussi au lecteur de ces lignes. Ce moquer du pouvoir soulage un peu et pourquoi ne pas étaler sur la scène publique des frasques qu'ils nous donnent gentiment à admirer ? Platon est mort pour avoir trop parler et nombre d'individus l'on été dans le passé. Digne du retour sur soi, Sarkozy ne connaît point la démocratie et ignore tout de la république, la « chose publique ». Ah, le peuple peu se targuer d'avoir eu des ancêtres révolutionnaires mais il a bien changé, se laissant allé à la bêtise en refusant de voter, allant ensuite se plaindre de la politique actuelle. Le monde est ingrat et la richesse de nos pays aveugle bien plus qu'elle ne raisonne.

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 10:21

images-copie-1.jpegL'économie mondiale, avec la crise financière de 2008, est devenue difficilement compréhensible pour un grand nombre de citoyens, notamment en Europe. La zone euro, pour Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie en 2001, a privé l'Union européenne de deux instruments que sont le taux de change et les taux d'intérêt. Il est évident, selon lui, que la politique économique, en matière de régulation des marchés, par exemple, n'a pas été suffisante. La mise en place d'un plan global d'austérité n'est pas la solution.

 

Dans un entretien pour Le Monde, en mai 2010, il donne des solutions. L'Europe « pourrait par exemple créer un fond de solidarité pour la stabilité, comme elle a créé un fonds de solidarité pour les nouveaux entrants. Ce fond, qui serait alimenté dans des temps économiques plus cléments, permettrait d'aider les pays qui ont des problèmes quand ceux-ci surgissent ». Cela peut faire référence à la situation de la Grèce actuellement.

 

Pour autant, certains économistes de gauche, voir encore plus radicaux, sont d'une grande sévérité envers la politique économique européenne car s'il y a bien la volonté d'aider ce n'est qu'en contrepartie d'un plan d'austérité avec des privatisations en série. Or, chacun sait que l'austérité amène forcément une hausse du chômage, des tensions sociales et au final entraîne une dépression qui plonge un État et sa population dans une spirale sans fond, pour employer une expression politicienne à la mode.

 

« C'est d'abord et avant tout le manque de solidarité qui menace la viabilité du projet européen. » Le diagnostic de Stiglitz en mai 2010 est celui actuellement fait pour l'Irlande, la Portugal ou la Grèce. Il est alors possible de faire deux constats divergents. Soit les autorités européennes ont mis du temps à réagir; soit elles ont finalement fait le bon choix en comprenant l'utilité de la solidarité. Pour cela, il faut une politique cohérente qui n'est pas simple puisque les États de la zone euro n'ont pas tous la même conception de l'économie.

 

Pour Stiglitz, Sarkozy a eu raison de presser Merkel pour un plan d'aide à la Grèce. Beaucoup d'Allemands pensent que ce sont les marchés qui permettent la régulation de l'économie. Or, cela fonctionne – certes – mais en période de croissance comme l'Allemagne en connaît pour le moment. De fait, pour eux, les Grecs sont responsables de leur sort et ils ne comprennent pourquoi ils devraient débourser de l'argent pour la Grèce.

 

Seulement, ce que souligne Stiglitz est très intéressant. Contrairement aux discours visant à dénoncer une mauvaise gestion budgétaire de la Grèce, se pays n'avait pas un déficit plus important que la France ou d'autres pays européen. La crise économique et le profit qu'en ont tirés les banques en accordant des prêts à des taux prohibitifs ont finit de précipiter le pays dans le fond du fond, surtout si l'on ajoute la corruption généralisée.

 

Concernant l'Espagne, il explique que le pays était excédentaire avant la crise et sa gestion ne peut donc être remise en cause. En France, la politique économique de Sarkozy était aussi axée sur un schéma de croissance et non de crise. La vive réaction du gouvernement français par un plan d'austérité progressif dès le début de la crise, a sans doute sauver le pays d'un scénario à la grec, sauf si l'on continu à présent dans cette voie sans réguler le marché et dire aux banques que cela suffit.

 

En parlant des pays de la zone euro endettés, Stiglitz explique que « ces pays ne s'en sortiront que si la croissance européenne revient. C'est pour cela qu'il faut soutenir l'économie en investissant et non en la bridant par des plans de rigueur. » Ce sont des propos réalistes. La consommation ne reprendra que lorsque la confiance reviendra. C'est loin d'être le cas dans l'Union européenne. La solution c'est la baisse de l'euro. Pourtant, la Banque centrale s'évertue à garder un euro fort.

 

La solidarité européenne a toutefois des limites historiques et idéologiques. Pour l'Allemagne de l'Ouest ou pour les Flandres, c'est plutôt une contrainte. Ces régions ont payés pour l'ensemble de l'État alors que eux n'ont pas pleinement bénéficié de leur bonne santé économique. Ce sentiment de frustration, presque d'injustice quelque part, est renforcé par la crise économique. Le risque, pour Stiglitz, c'est le défaut de paiement et le retour de la Grèce, notamment, à sa situation monétaire d'avant l'euro.

 

Le plan de relance, très sévère pour la Grèce, imposé par le Fond Monétaire International, n'est plus tenable. Un pays ne peut pas laisser monter la colère populaire sans prendre des décisions, souvent contre-productive mais provoqué par un sentiment d'impuissance. Le Brésil a toujours refuser de coopérer avec le FMI alors même que Lula, a son arrivée, trouva un pays endetté. Aujourd'hui, le plus gros pays d'Amérique du Sud est devenue une puissance émergente des plus importante.

 

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 15:53

Marx est philosophe de formation, auteur avec Friedrich Engels du Manifeste du Parti communiste(1848). Adepte de Hegel et de Feuerbach, il sera critique envers eux. Il démontera également la pensée de Proudhon dans son fameux livre la Misère de la philosophie(1847). Il est animé par le désir de comprendre la société et par celui de la transformer. Surtout, et c’est important, il veut comprendre scientifiquementla société. En cela, Marx se détache des socialistes utopiques (Saint-Simon, Fourier, Owen). Marx reprend le combat de Feuerbach contre Dieu et la religion. Pour lui, la vraie réalité n’est pas celle de l’esprit, mais c’est la réalité matérielle, sociale et économique. Dans une société, et c’est une loi universelle, il faut des règles et il faut respecter les règles. Marx pense, comme Kant, qu’il ne faut pas imposer à un peuple une façon d’être heureux. Il faut mettre en place des lois qui doivent satisfaire tout le monde mais qui ne vont certainement pas satisfaire tout le monde. C’est donc à partir d’un problème philosophique, et même déjà très politique, que Marx va construire sa pensée.

 

Ce qu'il recherche, c’est l’abolition des classes sociales. Il ne parle pas de lutte des classes simplement pour faire jolie car ce qu’il aimerait voire se réaliser c’est une égalité parfaite entre les individus. Pour lui, l’histoire de toute société c’est l’histoire de la lutte des classes dont la finalité sera forcément le communisme. C’est une société nouvelle qu'il souhaite. Celle-ci passera par une conception originale de l’ordre du monde. Monde dans lequel le prolétariat, après avoir fait la révolution, prends le pouvoir. Le Manifeste, rédigé en collaboration avec Engels, pose assez clairement l’antagonisme de classe prolétariat contre bourgeoisie. C'est une vision du monde qui repose sur la mise en avant de tout ce qui est matériel. Finalement, le social et l'humain sont au centre de la philosophie marxienne. Il s'agit du matérialisme.

 

Cette notion signifie, d'après son origine latine, « constitué de matière ». Le matérialisme, explique Christian Godin, « rejette l’existence de Dieu, de l’au-delà, et lorsqu’il admet l’existence d’une âme, c’est pour la réduire à un phénomène ou épiphénomène matériel. » La matière s’organise toute seule, elle est en mouvement. Elle permet l’émergence de la vie qui permet la conscience et qui elle-même conduit à la pensée. En fait, le communisme, dans son acception la plus simple, la plus archaïque, c’est la mise en commun des biens de production et c'est l’abolition de la propriété privée. Pour résumer en une phrase, le communisme c'est prendre à l'individu ce qu'il possède afin de le mettre à disposition de l'ensemble des individus. En définitive, l’idée est de mettre fin à la domination bourgeoise et au système capitaliste, créateur d'inégalités allant toujours croissantes.

 

Cette théorie philosophique, qui n'est pas née d'un coup de baguette magique, s’appuie sur les socialismes utopiques de Saint-Simon, Fourier et Owen. Ce sont des érudits et ils connaissaient les œuvres de Kant et Hegel. Ces “utopistes” sont reconnus sur le plan universitaire et ils vont peu à peu s’insérer dans la vie politique. Ce qu’ils recherchent c’est un moyen de mettre en place l’abolition des classes sociales. Pour Marx, la lutte des classes est ce moyen. Seulement, toute cette théorie se doit d'être légitimité en trouvant un échos politique. Il lui faut un manifeste, c'est-à-dire un texte qui face référence, qui soit compris par tous et qui accessible au plus grand nombre, notamment aux ouvriers. Il faut également une instances capable de relayer ce manifeste. Il en existe une !

 

Depuis sa création en 1836 sous le nom de Ligue des Justes, la Ligue des communistes s’appuie sur les idées des “utopistes”. Tous ceux qui collaborent en son sein ne sont pas tous des révolutionnaires. Certains penseurs préconisaient la révolution comme un moyen possible, mais non comme le seul moyen disponible pour accéder à l’état de société communiste. En 1847, une ébauche de manifeste fut publiée. Elle est signée du seul nom de Friedrich Engels. Il s’agit des Principes du communisme. Cette brochure est une commande de la Ligue. Pour l’auteur, « le communisme est l’enseignement des conditions de la libération du prolétariat. » Quelles sont donc exactement les conditions de la libération du prolétariat ? Ce sont celles que nous avons déjà cité précédemment : une société sans classes sociales, sans État et sans propriété privée.

 

Engels va aussi définir ce qu’est le prolétariat. Cette notion est centrale dans la thèse défendue par Marx : « Le prolétariat est la classe de la société qui tire sa subsistance exclusivement de la vente de son travail, et non [de] l’intérêt d’un capital quelconque, dont les conditions d’existence et l’existence même dépendent de la demande de travail, [et] par conséquent de la succession des périodes de crise et de prospérité industrielle, des oscillations d’une concurrence sans frein. » Il conclut que « le prolétariat, ou la classe des ouvriers, est, en un mot, la classe laborieuse de l’époque actuelle. » Toutefois, que veux dire ce texte et quel rôle attends t-on de lui ? Pour comprendre les motivations de l'écriture d'un tel texte il faut revenir sur le contexte politique. Je serais très synthétique.

 

En 1847, nous entrons dans une période de troubles politique en Europe et plus particulièrement en Prusse. Le roi Frédéric-Guillaume IV, en février, se retrouve opposé aux députés du Landtag. Dans le même moment, une vague de libéralisme touche l’Italie sous l’impulsion du pape Pie IX. Le grand-duc de Toscane et le roi de Sardaigne se voient contraint de libéraliser la presse et de réformer les modes d’élections dans les communes. Ils veulent conserver leur trône et comprennent qu'ils doivent eux-mêmes prendre l'initiative avant que les bourgeois ou le petit peuple ne s'en mêle. Pour bien se rendre compte de la situation politique en Italie, dans la deuxième moitiè du siècle, le livre de Lampedusa, Le guépard (1958), est un très bon exemple. Le communisme va se servir de cette vague de libéralisme pour se renforcer.

 

En France, la deuxième République donne l’image d’un pays coupé en deux, entre les libéraux d’un côté et ceux que l’on appelle déjà « révolutionnaires » de l’autre. Cette même année 1847, le 2ème congrès de la Ligue des communistes passe commande à Marx et Engels du Manifeste du Parti du communiste. Citons à son propos Lénine : « Cet ouvrage expose avec une clarté et une vigueur remarquable la nouvelle conception du monde, le matérialisme conséquent étendu à la vie sociale, la dialectique, science la plus vaste et la plus profonde de l’évolution, la théorie de la lutte des classes et du rôle révolutionnaire dévolu dans l’histoire mondiale au prolétariat, créateur d’une société nouvelle, la société communiste. » Ce qui est étonnant, c’est l’emploi du terme matérialisme. Cette notion, en latin, signifie « constitué de matière ». Le matérialisme, explique Christian Godin, « rejette l’existence de Dieu, de l’au-delà, et lorsqu’il admet l’existence d’une âme, c’est pour la réduire à un phénomène ou épiphénomène matériel. » C’est l’idée que la matière s’organise toute seule. Je l'ai déjà dis, mais je le répète, car avoir en tête la définition des mots est important en sciences humaines et sociales.

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 12:41

appel-18-juin-de-gaulle-micro.jpgCharles de Gaulle eut la stature d'un Napoléon et le dire n'est pas mentir, mais il y va d'un mythe, celui créé le 18 juin. Le général s'en rendit compte le lendemain, jour où il fit enregistrer par la BBC son fameux discours aux Français. Ce texte ne devait être qu'une réponse au Maréchal. Ce fut une bombe et chaque écolier de l'après le sait. Aujourd'hui encore l'aura de l'homme de Baden Baden est encore forte. D'ailleurs, ses Mémoires ne viennent-elles pas d'entrer au programme de la série littéraire au baccalauréat ? Seulement, quel personnalité se cache réellement sous l'orateur du 18 juin 40 ? Souvent, trop peut-être, nous associons, confondons même l'image du Président avec celle du Colonel ?

 

Pour comprendre l'homme, remontons dans le temps. L'important n'est point son enfance et donc laissons là volontiers de côté. Toutefois, signalons un fait d'une grande importance. Charles est né en 1890 à Lille, dans le Nord. Il est issu d'une ancienne famille de la noblesse d'épée normande si l'on croit Paul-Marie de La Gorce dans son De Gaulle entre deux mondes (1964). Fils de Henri de Gaulle et de Jeanne Maillot, c'est le frère de Xavier, de Marie-Agnès, de Jacques et de Pierre. Républicaine, sa famille est plutôt connue pour être libérale, défendant la cause de Dreyfus notamment. Il lira Bergson et Péguy. Bientôt, il entame des études et décide pourtant de rejoindre l'armée. En 1912, il arrive à Arras au 33e régiment d'infanterie sous les ordres d'un certain colonel Philippe Pétain.

 

Lieutenant en 1913, il sera capitaine en 1915. Homme volontaire et énergique durant la guerre, peut-être inconscient diront quelques autres, il est fait prisonnier en mars 1916 en tentant de défendre le village de Douamont durant la bataille de Verdun. Captif durant deux ans, il sembla le regretter toute sa vie. Il connu les tranchées et sembla regretter n'avoir pas pu combattre. Il tentera de s'évader cinq fois pour retourner au front. Décoré de la Légion d'honneur et de la croix de guerre, il est envoyé formé l'armée polonaise toute nouvelle et s'entâchera de propos antisémiste, bien passager dans la vie de De Gaulle. Il faut savoir que l'on accusait les Juifs d'être favorables aux communistes alors opposé à la liberté de la Pologne.

 

Nous sommes alors en 1921, date à laquelle il épouse Yvonne Vendroux. Nommé à l'état-major du maréchal Pétain en 1925, il est promu chef de bataillon en 1927. Il a déjà 37 ans et sa promotion n'est pas fort rapide. En 1931, il sera nommé à la défense de Paris. Pour la première fois il peut cotoyer les hommes politiques d'un peu plus près. Finalement, en 1933, il sera bombardé lieutenant-colonel. Il écrit alors des livres de stratégies militaires desquels ressortent l'idée d'une défense de la France part des fortifications mais aussi celle de la création d'un corps de cette arme nouvelle appelée blindé. Le mouvement a pour lui une importance. Être capable d'aller vite est une nécessité. Il milite également en faveur de la création d'une armée de métier dès 1934 dans Vers l'armée de métier. En Allemagne, les thèses de De Gaulle, reprise en partie du reste sur le général Estienne, suscitent les intérêt de Guderian et des hauts responsables de l'état. Le point faible de De Gaulle c'est l'aviation.

 

Le colonel Mayer soutiendra De Gaulle en expliquant qu'il ne faut pas en rester à la ligne Maginot, qui reste dissuasive mais inutile sans une force entraînée et équipée pour la défendre. La conception de De Gaulle peut se réumer en une phrase : il est favorable à une guerre de mouvement menée par des soldats de métier et qui peuvent s'appuyer sur les blindés. Dès les années 30, sont attirance pour les idées monarchistes sont connus malgré le fait qu'il reste républicain. En fait, pour le comparer à un homme politique, seul Thiers me vient spontanément. Il veut un régime fort et un Parlement aux pouvoirs limités. Bref, c'est un conservateur dans l'âme. Il a vu Jaurès donnant un discours et connaît de nombreux socialisants. Il ne faut donc pas voir en De Gaulle un saint, surtout lorsque, approuvé par les royalistes de l'Action française, il écrit à Paul Reynaud qu'il est près à réprimé les grèves si jamais le besoin s'en fait sentir. Nous sommes en 1935. En 1937, enfin, le voilà promu colonel a 47 ans.

 

Bientôt, la guerre éclate avec l'Allemagne du nazi Hitler lorsque, en 1939, l'armée de ce pays envahit la Pologne, alliée de la France. Or, le gouvernement tarde à se porter au secours de leurs alliés en décidant d'attendre l'arrivée de Guderian et de ses chars. Les plus haute personnalité militaire française sont dépassés. Gamelin a 68 ans et Weygand en a 73. Ce dernier est même le commandant en chef de l'armée. La promotion rapide de Weygand durant la Grande Guerre, passant de lieutenant-colonel en 1914 a colonel dès la fin de l'an124236.jpgnée et général de brigade en 1916, il connaîtra les tranchées de plus loin. Pour De Gaulle, il faur moderniser la guerre et sa conception. Il obtient tout de même le commandement de la 4e division cuirassée composée de 364 blindés. Cette unité resta célèbre pour ses victoire sur Montcornet et sur Abbeville en mai 1940. Nommé enfin général de brigade, il ne sera jamais appuyé lors de ses attaques et devra se replier faute de moyens. Peu après, De Gaulle sera nommé sous-secrétaire d'état à la guerre mais Reynaud démissionne, remplacé par Pétain. Weygand devient ministre de la Défense nationale. Alors que Pétain, le 17 juin, lance un appel à la “résignation”, De Gaulle en lance un autre, le 18, appelant à la “résistance”.

 


 

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  • : La Crise des Consciences
  • : Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.
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