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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 19:17

La Cour des Comptes, dans son rapport annuel de 2012, s'intéresse au plan « Réussir en licence », lancé en 2007. Les taux qu'elle donne sont sans appel. La moitié des bacheliers inscrits en licence ne passent pas en deuxième année. Dans cette moitié, un tiers abandonne complètement les études, les autres préférant redoubler ou se réorienter. Parmi la moitié d'étudiants qui franchissent la première année, les bacheliers généraux sont toujours les plus représentés. Un tiers de ces étudiants obtiendront leur licence en trois ans.

 

Le rapport rappel que l'entrée à l'université est un droit pour tout détenteur du précieux sésame. Il convient de dire qu'il ne saurait, en théorie, y avoir de sélection à l'entrée dans l'enseignement supérieur public. 65,5% d'une classe d'âge, en moyenne, obtient son baccalauréat et 80 % d'entre eux continuent leurs études à l'université. Cela revient à dire que 53% d'une classe d'âge poursuit des études dans l'enseignement supérieur. Cela peut paraître peu, mais c'est sans compter que des lycéens ont pu redoubler, obtenant leur baccalauréat plus tard et entrant dans l'enseignement supérieur également avec un ou deux ans de retard.

 

Le problème que soulève le rapport c'est le rejet de l'université par les élèves qui ont les meilleurs résultats. En effet, ils se dirigent vers les écoles préparatoires et les grandes écoles, plus sélectives et plus prestigieuses. À l'opposé, et par conséquence de ce rejet, ajoute le rapport, 22% des bacheliers entrent par défaut à l'université. D'ailleurs, concernant l'image de la licence, et sa valeur, il apparaît que le brevet de technicien supérieur (BTS) et le diplôme universitaire de technologie (DUT) sont mieux reconnus car ils sont professionnalisant.

 

Pour autant, des outils comme « Post-bac » permettent aux lycéens d'avoir une vue d'ensemble de leur orientation. Il facilite l'inscription dans les établissements de son choix. Ajoutons à cela qu'une orientation en licence 1 ne pénalise pas les étudiants puisqu'une réorientation est possible en deuxième année. Il est également plus facile de changer de majeur et de mineur, c'est-à-dire prendre histoire majeur alors que l'on avait sociologie majeur. Dans certaines universités, les cours magistraux ont disparus en première année au profit des travaux dirigés (Rennes II ou Paris XI). Heureusement, ce n'est pas le cas à l'université du Havre parce que les cours magistraux apportent des connaissances générales qu'il est important d'avoir. Les travaux dirigés sont plus spécialisé et donc sacrifie la culture générale au profit de la méthodologie.

 

Le contrôle continu résulte un peu de cette prépondérance des travaux dirigés. À Lyon I, par exemple, le contrôle continu est intégral, ce qui n'est pas encore le cas à Le Havre. Cette dernière université demande, en sciences humaines et sociales, de rédiger un « bilan de formation » (noté) qui doit permettre aux professeurs de s'adapter aux étudiants sur certains points.

 

Liens : Rapport Cour des comptes 

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  • : Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.
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