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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 18:03

La philosophie, l'amour de la sagesse, me plaît énormément, chacun a pu le constater sur mon blog. Mais, comme pour la recherche historique, sait-on ce qu'est la philosophie ? Les sophistes, tant critiqués par le passé, faisaient payer leurs élèves. La majorité des philosophes de notre temps, lorsqu'ils sont à la fois reconnus et à la fois professionnels (c'est-à-dire ayant acquis un niveau et des connaissances permettant d'y prétendre), se font rémunérer pour cela, car ils ont besoin de vivre. Un historien, et j'espère en être un, a besoin d'argent, et pourtant, croyiez-moi ou non, mais ce n'est pas ce qui m'intéresse le plus. Je ne fais pas d'histoire pour gagner de l'argent, mais pour mon plaisir, et surtout (je dis bien surtout) pour en transmettre les modestes bienfaits qu'une société peux en retirer. La philosophie est aussi là pour permettre, selon moi, d'aider les individus à mieux se comprendre et à mieux comprendre le monde qui les entoure. Pour moi, le philosophe, celui qui aime la sagesse, se pose des questions et pose des questions aux autres. J'ai aimé la philosophie en terminale parceque notre professeur m'a fait aimé cette discipline en me permettant de structurer ma pensée, de la rendre accessible, de problématiser des sujets plus ou moins difficiles. Je suis pas un philosophe, même amateur, car cela ne peut être possible. En effet, le fait de s'y intéresser ne donne pas le droit de prétendre à cette dénomination. Onfray est présenté comme un philosophe et beaucoup le considère comme un usurpateur. C'est en fait le type du contre-philosophe, qui détruit tout ce qu'il considère comme étant possible de détruire. Il n'aime pas les penseurs qui ont trop d'aura. Il considère l'hédonisme comme une religion, du moins il me laisse cette impression, et nous étouffe par ses listing de noms dans ces livres, nous crachant à la figure son érudition sans intérêt car il démontre par là être incapable de penser par lui-même. Pour moi, clairement, le philosophe est celui qui révolutionne la pensée, qui créé quelque chose de nouveau, qui sans cesse cherche, se questionne et comme Socrate, cherche à montrer que ce que l'on croit être vrai ne l'est pas forcément, et que ce que l'on croit être dépassé est peut-être encore très actuel. Les philosophes grecs sont intéressant, car, ayant l'avantage d'être à l'aube de l'histoire de la philosophie, ils s'interroge sur ce qui les entoure, sur leur société, sur l'univers, sur l'homme, etc. Philosophes, ce ne sont pas encore des philosophes modernes... Pour Bergson, la philosophie française commence à Descartes, et souvent, parfois injustement car nous oublions les autres penseurs, il a été considéré comme le premier philosophe moderne français. Pourtant, Descartes est imprégné par tout ses prédécesseurs... Lorsqu'il remet tout à plat, qu'il décide "d'oublier" ce qu'il a appris, ce n'est pour jouer, mais il agit comme un scientifique... Partant de ce qu'il constate, il en tire des hypothèse et il tente ensuite de les vérifier... Pascal, l'auteur des Pensées, est aussi un scientifique... Cela n'est pas anodin, car la philosophie, comme l'histoire, cherche la vérité (cf. Arcésilas), cherche à peser le pour et le contre. La philosophie est-elle une science ? Cette question, fort anodine au premier abord, est aussi fortement problématique. Pendant longtemps, la philosophie à été synonyme de science, le rapport entre les deux était clair et évident, puis, à partir du siècle des Lumières, mais surtout au XIXe siècle, les deux ce sont détachés, ont divorcés en quelque sorte, et la chose n'est plus évidente. Avons-nous lieu de nous inquiéter de cela ?          

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  • : La Crise des Consciences
  • : Ce blog a été créé par un étudiant en histoire et sociologie de l'Université du Havre. Il propose des articles allant du travail universitaire (exposé, compte-rendu...) à l'analyse spontanée de l'actualité... Il est donc à la fois objectif et subjectif, partial et impartial, méritant la plus grande prudence concernant les analyses de l'actualité notamment car elles sont parfois politiquement orientées.
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